Loisirs

L’écolomag N° 81

Janvier – Février 2021

Docteur Tsewang Dolkar Khangkar, « Lady Doctor » Tibétaine

Le Docteur Tsewang Dolkar Khangkar est la fille du Dr Lobsang Dolma Khangkar qui a suivi l’enseignement de Pelbar Geshe Rinpoché. Ayant fui le Tibet en 1959, et bravant tous les obstacles en tant que première femme docteur en médecine tibétaine de l’Histoire, elle ouvre sa clinique privée à Dalhousie (Inde) où sa réputation grandit.

Sa fille, le Dr Tsewang Dolkar Khangkar a étudié la médecine tibétaine à l’institut de médecine et d’astrologie tibétaine à Dharamsala (Men-Tsee-Khang). Elle dirige aujourd’hui sa clinique à New Delhi et un cabinet à Bombay. Connue mondialement, le Dr Dolkar est réputée pour son expertise dans le diagnostic et son savoir en plantes médicinales : elle organise ses propres expéditions dans les montagnes de Manali et Lahoul afin de collecter des plantes médicinales, sur les conseils du célèbre botaniste Sunder Singh.

Philanthrope, elle rend énormément de services aux communautés défavorisées. A commencer par des consultations et des médicaments au coût modique, fabriqués dans les ateliers de la clinique.

Auteur de nombreux livres concernant la médecine Tibétaine, elle est une spécialiste du cancer réputée. Un film lui a même été consacré en 1993 par l’Association Liberté au Tibet et appelé « Lady Doctor ».

Crédit photo : AROMANDISE – photo des plantes médicinales utilisées dans la fabrication des encens Tibétain Dr Dolkar 

La médecine Traditionnelle Tibétaine, médecine douce bouddhiste

Diagnostic, Humeurs et Plantes

De nombreuses variétés de plantes médicinales poussent sur le plateau du Tibet. Celles-ci sont utilisées depuis 2000 ans dans la médecine Tibétaine !

La médecine Tibétaine intègre certaines pratiques de la médecine Ayurvédique indienne, de la médecine douce chinoise, perse ou encore grecque. Elle fonctionne sur le principe philosophique de la vision bouddhiste, notamment sur le fait que la maladie est liée aux états mentaux, émotionnels, spirituels et sociaux. Elle est décrite dans les « Quatre Tantras », une encyclopédie de médecine Tibétaine composée au XIIe siècle.

Selon les principes de la médecine Tibétaine, le corps est composé de 3 humeurs ou énergies. Si ces humeurs sont perturbées par un mauvais régime alimentaire, un comportement négatif, la variation des saisons ou de mauvaises influences, le corps n’est plus équilibré, et nous tombons alors malades.

La médecine traditionnelle Tibétaine repose sur les principes d’observation, de palpation des points vitaux du corps et de nombreuses questions concernant l’histoire du patient, permettant au médecin d’émettre un diagnostic. Les traitements proposés sont des conseils alimentaires, des conseils comportementaux, ainsi que des rituels purificateurs avec des encens et des pilules à base de plantes médicinales ! 

Une médecine douce Indienne : l’Ayurvéda

Les principes de l’Ayurvéda

L’Ayurvéda se base sur la compréhension de ton corps, ton mental et ton esprit.

Le terme ayurveda vient de ayus qui veut dire “vie” en sanskrit et veda qui signifie “connaissance”. Elle est basée sur les Védas qui sont des textes sacrés indiens.

 

Les centres vitaux appelés « Chakras »

Issue de la médecine traditionnelle indienne depuis des millénaires et jamais scientifiquement prouvé, les chakras sont pourtant utilisés dans certaines médecines douces, notamment chinoises, à travers l’acupuncture.

Les textes anciens dénombrent 7 chakras majeurs qui fondent ta structure corporelle. Ils peuvent être ouverts ou fermés en fonction de ton état mental. Lorsqu’ils sont ouverts, les bénéfices se développent et lorsqu’ils sont fermés, des impacts peuvent apparaître :

1. Chakra racine (entre l’anus et les parties génitales)

Bénéfices : stabilité, estime de soi, courage.

Impact physique et mental : mauvaise circulation du sang, sciatiques, anémie, égoïsme, manque de confiance, déprime.

2. Chakra sacré (au-dessus des organes génitaux)

Bénéfices : sexualité, tonicité et créativité.

Impact physique et mental : problèmes génitaux, rénaux et urinaires, colère, frustration, agressivité, possessivité.

3. Chakra solaire (légèrement au-dessus du nombril)

Bénéfices : stabilité mentale, franchise.

Impact physique et mental : problème digestif, diabète, surpoids, susceptibilité, sommeil agité, mauvaise estime de soi.

4. Chakra du cœur (centre de la poitrine)

Bénéfices : amour, chaleureux.

Impact physique et mental : tensions musculaires, problèmes cardiaques, douleurs dorsales, froideur, renfermement.

5. Chakra de la gorge (dans le larynx)

Bénéfices : communication, productivité, expressivité.

Impact physique et mental : problèmes de gorge, de dents, d’audition, blocages, timidité, peur de donner son point de vue, troubles de la parole.

6. Chakra du front (au-dessus de la racine du nez)

Bénéfices : imagination, intuition, sagesse.

Impact physique et mental : maux de tête, problèmes oculaires, maladies du système nerveux, mauvaise mémoire et concentration.

7. Chakra de la couronne (sommet de la tête)

Bénéfices : spiritualité, accomplissement de soi.

Impact physique et mental : maux de tête, maladies chroniques, paralysies, défenses immunitaires, déni, déprime, difficulté de prise de décision.

 

Les doshas

Appelés aussi humeurs, les doshas s’appuient sur le principe que ton corps humain est constitué de 5 éléments tels que l’eau, le feu, la terre, l’air et l’éther.

Leur présence est plus ou moins importante en chacun de nous, on retrouve :

  • Les énergies fondamentales, composés de Vata
  • L’énergie cinétique, Pitta : énergie de transformation
  • Kapha, l’énergie de cohésion

Lorsque les 3 doshas sont équilibrés entre eux, on appelle ceci : l’état de santé.

En revanche, lorsque les 3 doshas sont en déséquilibre, il en ressort des faiblesses et des forces. C’est pourquoi, ils sont amenés à changer et varier tout au long de ta vie !

 

Les encens ayurvédiques

L’encens Ayurvédique représente l’un des systèmes de guérison les plus ancestraux (7000 ans), qui a pour objectif de prolonger ta vie par le bien-être et d’élever ton esprit.

 

Alimentation ayurvédique

Une alimentation bonne pour ta santé !

Dans l’Ayurvéda, le but n’est pas de faire un régime mais de trouver un équilibre pour ta santé physique et mentale.

En effet, privilégie des produits de saison avec des épices et herbes digestives fera toute la différence sur ton corps avec un métabolisme beaucoup plus efficace.

Les épices ayurvédiques

Dans la cuisine, les épices permettent de donner de la vie aux plats à travers les saveurs et les couleurs qui te feront instantanément voyager. C’est un excellent moyen de s’évader.

Cependant, certaines épices permettent aussi de procurer certaines vertus pour ta santé.

Selon les principes de l’ayurvéda, des épices telles que la cannelle, la cardamome, les clous de girofle, la coriandre, le gingembre, le piment, le poivre noir, le curcuma, le cumin, les feuilles de curry, le safran, les graines de moutarde…etc. sont indiquées pour leurs multiples bienfaits digestifs et sont incarnés comme de véritables remèdes renforçant les défenses immunitaires.

Le Golden Milk ou Lait d’or, boisson inspirée des traditions ayurvédiques

Très tendance, elle trouve son origine en Inde et en Asie du Sud-Est sous le nom de Haldi Ka Dooh. Boisson traditionnelle ayurvédique, elle serait très consommée par les Yogis !

A base de Curcuma, connu pour ses vertus antioxydantes et anti-inflammatoires qui protègent du stress, la boisson traditionnelle est également composée de lait de vache ou de lait végétal, de gingembre et de poivre qui améliore la biodisponibilité du Curcuma.

 

Les massages

L’Ayurvéda est également beaucoup pratiqué à travers diverses techniques de massages qui pourront t’aider à te sentir mieux dans ton corps et ton esprit.

Bienfaits sur ton corps

Le massage ayurvédique contribue à l’amélioration de ta circulation sanguine en réchauffant ton corps. Il possède également des vertus qui te permettront d’améliorer tes défenses immunitaires.

Bienfaits sur ton esprit

Concernant ton esprit, ce type de massage pourrait t’aider à avoir une meilleure concentration et augmenterait même ton intelligence ! Il possède des propriétés antivieillissement et augmenterait ton estime de toi.

Un massage, une personne

Les massages ayurvédiques vont différer en fonction du dosha auquel tu appartiens.

En effet, si tu es de type Vata il te faudra un massage doux et régulier contenant beaucoup d’huiles afin de te donner du réconfort et de la stabilité.

Si tu es Pitta, à l’inverse, tu auras besoin d’un massage avec moins d’huiles et plus tonique qui t’apportera de la fraîcheur.

Enfin, si tu es de type Kapha, tu auras besoin d’un massage sec très stimulant afin de te redonner de l’énergie.  

La vitamine du soleil

Article paru le 05/05/2017 – actualisé le 02/05/2021

Connue depuis longtemps pour ses actions bénéfiques sur le métabolisme osseux, la vitamine D fait aujourd’hui à nouveau parler d’elle. Pourquoi ?

Tout d’abord parce qu’elle est considérée comme une véritable « pro-hormone », puisque le corps peut la synthétiser spontanément sous l’effet de facteurs exogènes, à savoir le rayonnement solaire d’UVB (90 %). Seuls 10 % proviennent de notre alimentation, via des aliments que nous consommons de moins en moins, tels que l’huile de foie de morue, le hareng cru, les sardines, le thon, les œufs de poule, les huîtres crues… Très peu de fruits et légumes disposent de la vitamine D parmi leurs composants. La tomate et certains champignons en contiennent cependant en petites quantités. Mais cela ne suffit pas… car il faudrait par exemple manger 22 œufs par jour pour couvrir nos besoins minimaux en vitamine D par l’alimentation… ce qui n’est, bien évidemment, pas possible !

Ensuite, parce que ses bienfaits dépassent très largement la prévention du rachitisme. Elle est capable d’agir sur de nombreux tissus de l’organisme et d’influencer : la prolifération et la différenciation cellulaires, l’apoptose (« mort » cellulaire, qui serait un mécanisme de défense contre les tumeurs), les sécrétions d’insuline (diabète) et de rénine (tension), la production d’interleukines et la bactéricidie (défense contre les infections). Des données épidémiologiques et expérimentales vont dans le sens d’un rôle protecteur de la vitamine D contre les cancers, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, autoimmunes, infectieuses, rénales et le déficit musculaire. Quelques études d’intervention confirment certains de ces effets.

La carence en vitamine D est considérée pour de nombreux pays comme une priorité de santé publique. 8 Français sur 10 manqueraient, en effet, de vitamine D pendant la saison froide, de novembre à mars. Or, un taux correct de vitamine D (aux alentours de 30 ng*/ml de sang) est nécessaire pour être en bonne santé en général, et plus particulièrement pour maintenir un système immunitaire de qualité (et donc éviter des infections comme la grippe), prévenir les fractures et les douleurs diffuses chroniques, et même prévenir certains cancers.

Pour maintenir à la saison froide des taux de vitamine D sanguins supérieurs à 30 ng/ml, l’alimentation ne suffit pas et il est nécessaire d’ingérer en moyenne 1 000 UI** de vitamine D3 par jour en supplémentation.

Le saviez-vous ? Pour diagnostiquer un déficit en vitamine D, il faut doser la 25 OH vitamine D, qui représente les stocks de vitamine D de l’organisme.

* nanogramme / ** Unité Internationale

 

Pour aller plus loin 

Vitamine D mode d’emploi

La vitamine D Nouvel espoir de santé ?

Dossier santé : Le roi soleil

Article paru le 05/07/2017 – actualisé le 05/07/2021

Qu’il brille par son absence, joue à cache-cache avec les nuages ou qu’il s’impose généreusement, le soleil fait partie de notre vie. Mais le connaissons-nous aussi bien que nous le pensons ? Indispensable à la vie et à notre santé, il faut cependant le comprendre pour mieux l’appréhender et savoir s’en protéger. Car ami ou ennemi, aimé ou diabolisé, il conserve une part d’ombre pour chacun de nous. Dans cette partie, je vous propose de jouer un peu avec lui et de faire le point sur quelques idées reçues ensoleillées…

 

Voir les articles :

La vitamine du soleil

Connaissons-nous vraiment le soleil ?

Photosensibilisation, kézako ?

Connaissons-nous vraiment le soleil ?

Article paru le 02/05/2017 – actualisé le 02/05/2021

Si le soleil booste notre moral et favorise la fabrication de vitamine D dans la peau, on en oublie parfois qu’il présente des risques non négligeables. Il existe un grand nombre de préjugés sur l’exposition solaire et le manque de prudence à son égard n’arrange rien et mène à des comportements à risques. Paradoxalement, si 97 % des Français estiment que la protection solaire est un sujet important et que 65 % d’entre eux se sentent bien informés, les idées reçues demeurent. Tordons le cou une bonne fois pour toutes à ces préjugés, grâce à un décryptage en bonne et due forme.

Idée reçue n° 1 : 1 Français sur 2 pense que les coups de soleil de l’enfance n’ont pas de conséquences à l’âge adulte s’ils sont bien soignés.

CE QU’IL FAUT RETENIR
Les coups de soleil subis pendant l’enfance entament considérablement notre capital soleil. Rappelons que ce dernier correspond aux moyens de défense contre les retombées néfastes du soleil, acquis à la naissance et non renouvelables. À l’âge adulte, l’individu se défend moins bien et le risque de cancers cutanés augmente.

Idée reçue n° 2 : 1 Français sur 3 pense que les coups de soleil rendent la peau moins vulnérable au soleil.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Plus le nombre de coups de soleil est grand, plus le capital soleil est amputé et moins la peau se défend correctement.

Idée reçue n° 3 : 1 Français sur 3 pense qu’il est protégé du soleil dans l’eau.

CE QU’IL FAUT RETENIR

L’eau donne une sensation de fraîcheur, mais laisse passer les UV en surface. Elle réfléchit 10 à 30 % du rayonnement et les gouttelettes d’eau ont un effet « loupe ». Par conséquent, l’eau amplifie au contraire le rayonnement supporté.

Idée reçue n° 4 : 87 % des Français jugent compréhensibles les emballages des produits solaires alors que, finalement… 9 Français sur 10 ne connaissent pas la signification des mentions UVA et UVB.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Rappel sur les UV
Le rayonnement solaire est en fait composé de plusieurs types de rayonnements, qui se différencient par leur longueur d’onde :

  • De 200 à 400 nm* : rayonnement ultraviolet (UV)
  • De 400 à 800 nm : rayonnement visible
  • De 800 à 1 400 nm : rayonnement infrarouge (IR)

*nanomètre

Plus la longueur d’onde est faible, plus le rayonnement est accru et, de ce fait, agressif.

Le danger vient donc des ultraviolets, qui sont émis par des sources naturelles – comme le soleil – ou artificielles, comme par exemple les lampes de bronzage. Très « abstraits » pour l’homme puisqu’ils sont invisibles pour l’oeil humain et ne procurent aucune sensation de chaleur.

On distingue 3 familles d’UV, en fonction de leur longueur d’ondes :

  • De 200 à 280 nm : les UVC sont potentiellement les plus nocifs, mais ils sont bloqués par la couche d’ozone et n’arrivent pas jusqu’à nous.
  • De 280 à 320 nm : les UVB atteignent surtout l’épiderme, provoquent les coups de soleil et augmentent le risque de cancers cutanés.
  • De 320 à 400 nm : les UVA pénètrent jusqu’au derme et sont responsables du photo-vieillissement induit par la production de radicaux libres.

Si les dangers liés aux UVB sont connus depuis longtemps, ceux liés aux UVA le sont depuis peu. Ils sont pourtant tous les 2 dangereux, puisqu’ils pénètrent dans l’épiderme et agissent sur les yeux, en provoquant une ophtalmie (un « coup de soleil » de l’oeil) ou, à plus long terme, une cataracte ou une dégénérescence de la rétine. Par ailleurs, les UVA sont très peu filtrés par l’atmosphère et représentent 95 % des UV arrivant à la surface de la terre. Les UVB sont quant à eux mieux filtrés, mais leur intensité augmente au cours de la journée. Elle est encore plus puissante quand on se rapproche de l’équateur.

Idée reçue n° 5 : 4 Français sur 10 pensent qu’il est impossible de bronzer avec un indice de protection élevé.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Dès que l’on s’expose aux UVB, même protégé(e) avec un indice élevé, la synthèse de mélanine – à savoir le pigment brun naturel de la peau responsable du bronzage – est activée. Bronzer progressivement permet de mieux préparer la peau, pour un bronzage plus harmonieux et durable.

Source : Les Français et la protection solaire, enquête menée par les Laboratoires de Biarritz. Cette enquête a été réalisée sur plus de 300 Français ayant au moins 1 enfant de moins de 18 ans et ayant acheté une protection solaire récemment.

Conclusion : il est temps de modifier nos comportements

Les crèmes solaires sont souvent critiquées et leurs qualités remises en question. Mais il faut bien comprendre que la prévention face aux méfaits du soleil ne se résume aux seules crèmes solaires. Car il ne faut pas penser que si l’on applique davantage de crème ou un indice plus fort, on va dès lors pouvoir rester plus longuement au soleil sans danger. Toutefois, des études ont montré que l’utilisation d’une crème solaire pouvait augmenter la durée d’exposition de près de 40 % et que celle d’une crème solaire d’indice élevé augmentait le temps passé au soleil d’environ 30 minutes par jour.

Il est par conséquent grand temps de nous responsabiliser plus et autrement vis-à-vis du soleil : bronzer, oui, mais pas longtemps et sous haute protection. Et n’oubliez pas que si tout le monde est concerné, nous ne sommes pas égaux face au soleil. Vous êtes particulièrement fragile si :

  • Vous avez la peau claire, les cheveux roux ou blonds, les yeux clairs et vous bronzez difficilement.
  • Vous avez de nombreux grains de beauté (plus de 50).
  • Vous avez des grains de beauté congénitaux (présents dès la naissance) ou atypiques (larges, irréguliers).
  • Vous avez des antécédents familiaux de mélanome.
  • Vous suivez un traitement médical ou prenez des médicaments qui risquent, potentiellement, de vous rendre photosensible, c’est-à-dire plus sensible au soleil.

Si vous détectez une anomalie, une tache, un grain de beauté aux contours irréguliers ou qui change d’aspect rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur), consultez rapidement votre médecin traitant ou un dermatologue pour effectuer un dépistage. Détecté trop tard, le mélanome peut être mortel car il s’étend rapidement à d’autres parties du corps. Si se protéger du soleil est indispensable, faire un dépistage chaque année chez un dermatologue l’est également.

Photosensibilisation, kézako ?

Article paru le 02/05/2017 – actualisé le 02/05/2021

Soleil et médicaments ne font pas toujours bon ménage. En cas de prise de médicament(s), n’hésitez pas à vérifier votre ordonnance ou à demander conseil à votre médecin avant toute exposition au soleil.

En effet, certaines substances prises par voie orale ou en application cutanée augmentent la sensibilité de la peau au soleil. C’est le cas de certains médicaments, notamment :

  • Les antibiotiques de la classe des quinolones (infections urinaires et pulmonaires) et de celle des cyclines (traitement de l’acné juvénile).
  • Les diurétiques contenant des sulfamides (hydrochlorothiazide).
  • Les antidépresseurs et les neuroleptiques : Laroxyl (amitriptyline), Prozac (fluoxétine), Deroxat (paroxétine), Théralène (alimémazine)…
  • Les traitements anticholestérol : Lipanthyl (fénofibrate), Zocor (simvastatine), et les hypoglycémiants par voie orale : Daonil (glibenclamide)…

Et c’est le cas également des huiles essentielles contenant des furocoumarines. Celles-ci sont présentes en quantité assez importante dans l’huile essentielle d’angélique et l’essence de bergamote, ainsi que sous forme de traces dans d’autres essences, les agrumes en général (citron, citron vert, orange, mandarine, clémentine, pamplemousse), la verveine et d’autres plantes encore. Pour ne pas vous priver en période estivale de l’odeur fraîche et pétillante de l’huile essentielle de bergamote, sachez que vous pourrez en trouver sans furocoumarines.

C’est enfin le cas du macérât de millepertuis, que nous avons évoqué précédemment et qui est très efficace pour soulager les coups de soleil. Il faudra prendre soin de l’appliquer le soir et de ne surtout pas y avoir recours avant toute exposition au soleil.

Qui était Hildegarde de Bingen ?

Qui était Hildegarde de Bingen ?

Bénédictine, Abbesse et femme emblématique de son époque (1098-1179), Hildegarde de Bingen, née en Allemagne, a marqué toute l’Europe par son rayonnement, dans le domaine de la politique, le féminisme, la musique, la spiritualité et la médecine.

Son enseignement favorise la santé de l’Homme dans ses dimensions physiques, psychologiques et spirituelles.

Cette médecine douce conçue au Moyen-Âge est restée vivante. Elle garde une pertinence exceptionnelle à notre époque, y compris compte tenu des avancées de la science.

Célèbre en Europe du Nord, Hildegarde de Bingen est de plus en plus connue en France.

 

Sainte, femme d’action, visionnaire

 

(Source : L37 – Les secrets de bien-être d’Hildegarde De Bingen – Mélanie Schmidt-Ultmann – Leduc.s Éditions)

  • Hildegarde de Bingen, depuis son enfance, est une mystique que l’on devine en dialogue avec sa dimension sacrée. Sa vie de religieuse est principalement tournée vers le développement de cette dimension spirituelle.
  • Depuis l’âge de 8 ans, elle reçoit une riche éducation en termes de chants, botanique, musique et pharmacologie avec un esprit cultivé à la fois intuitive, artistique (composition de chants sacrés, œuvres poétiques …) et intellectuelle, réfléchie, puissante et pénétrante dans ses pensées.
  • Sa connaissance du corps, de la santé de l’homme, son esprit pratique de médecin ayant à soigner concrètement les malades venus au monastère (à son époque les monastères faisaient office de clinique et leurs jardins des simples de pharmacie).
  • Sa stature de femme politique portant avec courage la force de ses convictions vers les puissants de son époque : papes, rois et empereurs compris.
  • Son charisme de dirigeante ayant en charge la vie physique et le développement spirituel de ses moniales pour 2 abbayes.

 

Principes de santé d’Hildegarde de Bingen 

 

Voici quelques principes d’Hildegarde : 

  • La santé de l’homme est celle de son corps, de son esprit et de son âme.
  • Il faut alimenter ses trois dimensions par les aliments adaptés. Travail spirituel, équilibre intellectuel et psychique, accomplissement social vertueux.
  • Les actions, le mode de vie, les pensées sont fauteurs de santé ou de maladie tout comme les aliments, l’air, l’environnement.
  • Les différents tempéraments humains ont des forces et des faiblesses différentes, il convient de le prendre en compte dans le diagnostic et les traitements.
  • Certains aliments provoquent la tristesse, la dépression, le mal de vivre. D’autres aliments, au contraire, rendent joyeux. Ces aliments sont source de santé et de vitalité pour le corps, mais aussi pour l’âme qui vit alors dans la sérénité et la joie

 

D’un point de vue pratique pour la vie quotidienne, il convient de cultiver une harmonie globale du corps, de l’esprit et de l’âme.

 

  • Par l’alimentation « Hildegardienne » : consommer les aliments de la joie comme l’épeautre, le Galanga…etc. (Véritable guérisseuse par les plantes et naturopathe dans l’âme, vous pouvez retrouver aujourd’hui de nombreuses tisanes à base de plantes aux vertus médicinales sur le marché comme le Thym, la camomille, la verveine citronnée…etc.)
  • Supprimer ou réduire les aliments qui favorisent « la bile noire » : privilégier une alimentation diététique riche en végétaux et pauvre en produits animaux.
  • L’hygiène de vie, l’exercice
  • L’environnement émotionnel, l’accomplissement social
  • Les pratiques spirituelles : prière, méditation

 

Les principes de vie et de santé qu’elle a expérimentés, conçu et développé par écrit en particulier dans «Causae et curae» «Les causes et les remèdes», dans «Physica» (Encyclopédie de la nature) ou dans «Scivias» (écrits visionnaires et mystiques) ont une portée intemporelle, y compris à notre époque moderne. 

Dossier santé : Renouer avec le toucher

De prime abord, nous pourrions imaginer que le toucher est un sens davantage lié au bien-être et au plaisir. Mais il n’en est rien. Le toucher accompagne de nombreuses médecines manuelles, telles que la réflexologie, la chiropraxie, l’ostéopathie ou encore le massage thérapeutique… et il est le lien contigu entre l’infirmi·er·ère et le patient.

Le sens du toucher est tout sauf un sens futile et secondaire. Il est indispensable à notre pleine santé, et ce dès le plus jeune âge. Il peut soigner, soulager, créer du lien…

Redécouvrons, au travers de nos experts, ce sens si singulier.

 

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Comment fonctionne le sens du toucher ?

La peau est notre premier mode de communication et la plus efficace de nos protections. Le sens du toucher est celui qui est le plus étroitement associé à la peau et le premier à se développer de l’embryon humain. Savez-vous que la peau provient de l’ectoderme, la plus externe des trois couches cellulaires de l’embryon ? La croissance de la peau, son développement qui se poursuit tout au long de la vie et l’épanouissement de sa sensibilité dépendent, en grande partie, des stimulations qu’elle reçoit de l’environnement.

La peau constitue l’organe le plus grand du corps humain. Elle représente 16 % de son poids total et forme une frontière entre notre environnement et nous. Elle est sillonnée par une myriade de terminaisons nerveuses (17 000 par main, dont 1 650 à la pointe de chacun de nos doigts), qui captent les stimulations venant de l’extérieur, qu’elles soient mécaniques, thermiques ou douloureuses. Mais ces stimulus peuvent aussi provenir de l’intérieur, donnant lieu à nos capacités de proprioception (sensibilité du système nerveux aux informations provenant des muscles, des articulations et des os) et de kinesthésie (perception des déplacements des différentes parties du corps).

On estime qu’il existe environ 50 récepteurs sur 1 cm2. Le nombre de points tactiles varie de 7 à 135 par cm2. Celui des fibres sensorielles allant de la peau à la moelle épinière par les racines nerveuses dépasse largement le demi-million.

Ainsi, en tant que système sensoriel, la peau est de loin l’ensemble d’organes le plus important du corps. Un être humain peut vivre aveugle, sourd et manquer de goût et d’odorat, mais il ne peut pas survivre un instant sans les fonctions assurées par la peau. Nous avons d’ailleurs tous fait le constat que, dans le noir, le toucher prend une tout autre dimension et c’est d’ailleurs un sens très développé chez les personnes aveugles ou visuellement déficientes.

La stimulation permanente de la peau par l’environnement sert à maintenir son tonus, à la fois sensoriel et moteur. Les réactions sont différentes d’un individu à l’autre, elles dépendent de la zone du corps stimulé et de la sensibilité de chacun.

Considéré comme un système d’alarme naturel, le toucher sert également à évaluer la dangerosité de l’environnement. Les capteurs ont chacun une tâche particulière. Ils répondent aux stimulus de la chaleur, du froid, de la pression et de la douleur. Dans l’alimentation, ils nous permettent de définir :

  • la texture d’un aliment (lisse, rugueux…), par caresse ;
  • la consistance (dur, mou, moelleux…), par pression ;
  • la température (chaud, froid, tiède) ;
  • la maturité d’un végétal.

Un tri bien ordonné !

Comment le cerveau fait-il donc le tri dans cette omniprésence de sensations reconnaissant une punaise qui a piqué le gros orteil d’une main posée sur l’épaule ? C’est que toutes les fibres nerveuses lui parviennent de façon ordonnée. À leur arrivée dans l’aire dédiée au toucher, le cortex somatosensoriel, les fibres nerveuses forment un plan en miniature – certes déformé – de la surface de la peau, où débute l’analyse des sensations. Un plan déformé ! Les pieds, les mains et le visage y sont surreprésentés, traduisant leur plus grande sensibilité au toucher, comme nous l’avons vu précédemment. Il existe une seule exception : les fibres nerveuses, qui véhiculent les sensations de plaisir dues aux caresses.

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