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La Géobiologie…
et le compteur Linky

par Philippe Bouchaud

Le nouveau compteur « intelligent » Linky suscite de nombreuses polémiques, et ce depuis quelques années déjà. L’installation des 35 millions d’unités approche maintenant, car elle commencera mi-2015 et devrait s’étendre jusqu’à fin 2021.

Rappelons que ce chantier est mis en oeuvre après une expérimentation menée dans plus de 250 000 foyers, entre 2009 et 2011, sur un territoire rural (Indre-et-Loire) et sur un territoire urbain (Lyon).

Ce sujet concerne en partie la géobiologie pour ce qui porte sur l’accroissement du niveau d’ondes électromagnétiques dans les habitats.

Rappel des faits

Tous les compteurs électriques actuels vont être remplacés par le compteur Linky. Ce nouvel appareil a la capacité de communiquer avec le centre de supervision ERDF et de recevoir des instructions. Par exemple, il pourra délivrer la consommation électrique d’une installation pratiquement en temps réel, en moyenne toutes les 10 à 30 minutes. Dans l’autre sens, certaines opérations pourront aussi être désormais réalisées à distance sans l’intervention physique d’un technicien.

D’autres objectifs sont affichés : une meilleure adéquation de l’offre et de la demande chez les fournisseurs, la maîtrise des consommations chez les usagers et des gains écologiques (réduction des gaz à effet de serre, baisse des énergies fossiles).

Depuis quelques années, de nombreuses interrogations ont vu le jour et diverses associations ont engagé des réflexions, voire des actions, sur des thèmes très divers : réserve sur la question du respect de la vie privée (et risque de profilage excessif des consommateurs à des fins de marketing ou publicité), soupçon de facture alourdie au final pour l’usager, augmentation des rayonnements électromagnétiques, etc.

Pour ce qui touche au chapitre sanitaire, l’amendement n° 218 rectifié ter avait été déposé par les sénateurs Anne-Catherine Loisier, Olivier Cadic, Joël Guerriau et les membres du groupe Union des Démocrates et Indépendants- UC pour demander une étude sanitaire préalable de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Cette proposition d’amendement a été rejetée au Sénat.

Je n’entrerai pas ici sur les différents thèmes de la polémique (ni sur les énormes enjeux de cette opération), mais seulement sur celui qui entre dans le cadre de la géobiologie : les rayonnements électromagnétiques.

© ERDF

Quel est le principe ?

Le compteur Linky va injecter dans tout le circuit électrique 50 Hertz de l’habitat une fréquence dans la bande de 3 kiloHertz à 148,5 kiloHertz. C’est la technique du courant porteur en ligne (CPL). C’est ainsi qu’il recueillera les informations de consommation. Rappelons que les circuits électriques domestiques ne sont pas blindés.

Par la même technique filaire, le compteur va communiquer ces informations au transformateur le plus proche. Chaque transformateur sera doté d’une puissante unité informatique – ou « concentrateur » –, dont le rôle est de centraliser les informations envoyées par les compteurs et de les transmettre, à son tour, au centre de supervision ERDF. Ce second niveau de communication ne sera plus filaire, mais assuré par le biais d’antennes (hyperfréquences de type téléphonie). Les communications se feront dans les deux sens.

Du point de vue des rayonnements électromagnétiques, ce nouveau système engendre deux conséquences :

1- à l’extérieur des bâtiments : une augmentation des ondes électromagnétiques due à ces nouvelles antennes et à leurs communications supplémentaires ;

2- à l’intérieur des bâtiments : l’apparition d’une nouvelle catégorie d’ondes, dont l’habitant n’a pas la maîtrise. En effet, autant il a le choix aujourd’hui d’avoir ou non des appareils émissifs (une box, un téléphone sans fil, etc.) ou de les maintenir dans une zone sacrifiée et suffisamment loin du corps des occupants (principalement pendant le sommeil), autant il ne pourra pas décider de la présence ou de la localisation de cette nouvelle fréquence, qui sera présente dans toutes les pièces où se trouvent des fils électriques, apparents ou non.

Quels sont les risques encourus ?

Je ne peux que répondre, comme toujours :

une seule certitude : les rayonnements vont augmenter, à l’intérieur et à l’extérieur de l’habitat, mais en quelles proportions ? Les mesures in situ chiffreront ce nouveau rayonnement et ne pourront être contestées ;

ensuite, c’est l’impact sanitaire qui va susciter les mêmes discussions sans fin : dangereux ou pas à ce niveau de rayonnements ? (Rappelons que ce genre de débat tourne rapidement court car les mesures ne dépassent jamais les normes françaises, très peu contraignantes). Le problème, dans cette affaire, est que ces rayonnements supplémentaires dans la maison seront proches des habitants. Il faut souvent plus porter attention aux rayonnements proches qu’aux lointains. Ils sont généralement plus faibles mais davantage susceptibles de nous atteindre, et pour une durée d’exposition longue (cas de la chambre, par exemple).

Donc, lors d’une étude géobiologique, j’appliquerai mon protocole habituel :

1. Localisation et mesure des rayonnements présents dans l’habitat.

2. Présentation au mandant des résultats en les situant par rapport aux normes françaises, à celles pratiquées dans les pays étrangers et aux préconisations de prévention prudente.

3. Comme les normes françaises ne seront pas dépassées, laisser le mandant décider s’il souhaite ou non apporter des améliorations. Il est maintenant objectivement informé et en position de décider par lui-même ce qu’il estime être bon pour lui.

4. Le cas échéant, l’accompagner dans la mise en place des solutions possibles.

Cette démarche est exactement la même que celle que j’adopte pour tous les autres facteurs géobiologiques : apporter la compréhension sur une thématique controversée, par une information impartiale et objective. Mais, ensuite, seul le mandant peut décider de se conformer strictement aux obligations réglementaires ou d’avoir recours, à son seul niveau, au principe de précaution. Les solutions sont très souvent possibles et simples à mettre en oeuvre.

Philippe Bouchaud GCB Conseils – Études géobiologiques – Études électromagnétiques – Formations de professionnels et particuliers, en groupe ou en cours individuels sur mesure geobiologie-pb.com info@geobiologie-pb.com 04 26 03 17 28 / 06 15 21 18 74

Philippe Bouchaud
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