La Géobiologie… et les éruptions solaires par Philippe Bouchaud | L'écolomag
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La Géobiologie…
et les éruptions solaires

Le 23 juillet 2012, une gigantesque tempête solaire a failli nous ramener au 18e siècle. Cette affirmation n’est pas de moi… mais de la NASA !

À une semaine près, la Terre a échappé à une puissante tempête solaire qui aurait pu fortement endommager nos réseaux d’électricité et de communication. Ces technologies sont omniprésentes dans notre vie quotidienne et il aurait fallu probablement plusieurs années avant que la situation ne revienne à la normale.

par Philippe Bouchaud

La plus forte tempête mesurée jusqu’alors datait de 1859 et avait grandement perturbé les communications par télégraphe électrique. Mais, à l’époque, nous dépendions moins de l’électricité et les dommages ont été pratiquement nuls.

Autre référence : en mars 1989, une tempête solaire a provoqué au Québec une panne générale d’électricité de 9 heures.

Depuis, des programmes de surveillance de l’activité du soleil (amélioration des prévisions) et de protection des installations (nouveaux transformateurs capables de résister ou réduction du transit en cas de perturbations) ont été adoptés pour éviter les risques technologiques.

Qu’est-ce qu’une tempête solaire ?

Tout commence par une éruption à la surface du soleil, phénomène assez courant. Mais ces éruptions solaires donnent aussi parfois naissance à des expulsions violentes en jets de plasma ionisé dans l’espace.

Lorsqu’il est propulsé vers la Terre, ce nuage de particules met en général 1 à 3 jours pour l’atteindre. C’est là qu’intervient la magnétosphère, bouclier magnétique qui entoure et protège notre planète. Il dévie ces particules vers les pôles, ce qui crée les magnifiques aurores boréales dans l’hémisphère nord ou australes dans l’hémisphère sud.

Ces aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire appelée zone aurorale (entre 65 et 75° de latitude).

En cas d’activité solaire intense, la zone où ces aurores peuvent être vues s’étend plus bas en latitude et peut même parfois descendre jusqu’à l’équateur. Par exemple, l’aurore boréale due à l’éruption solaire de 1859 est ainsi « descendue » jusqu’à Honolulu.

Fait rarissime, des aurores boréales ont été observées dans le nord de la France en cette année 2015.

En réalité, la situation actuelle est certainement liée à une forte activité du soleil, mais aussi probablement à la baisse de notre champ magnétique terrestre (donc, à une magnétosphère moins protectrice).

La flottille de satellites européens Swarm, lancée en 2013 et chargée de mesurer les fluctuations du champ magnétique terrestre, a constaté un affaiblissement du champ magnétique : les mesures ont montré que l’intensité avait faibli de 5 % en 10 ans, soit une baisse 10 fois plus rapide que prévue. Le pôle Nord magnétique de la Terre s’est déplacé du nord du Canada vers la Sibérie (soit 1 100 km), avec une vitesse actuellement croissante. En 1970, il bougeait de 10 km par an, contre 40 km en 2003 et, depuis, cela n’a fait que s’accélérer.

Cela présente toutes les caractéristiques d’une inversion des pôles, phénomène naturel qui intervient tous les 250 000 ans environ (la dernière ayant eu lieu… il y a 780 000 ans. Il arrive qu’une perturbation se produise dans le noyau terrestre. Le champ magnétique s’affole alors pendant une période pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’années, pendant laquelle les pôles magnétiques se déplacent sur toute la surface du globe.

À la fin de cette période de transition, soit les pôles magnétiques reprennent leur position initiale (il ne s’agissait alors que d’une « excursion magnétique »), soit ils permutent (véritable « inversion magnétique »).

Au cours de cette transition, l’intensité du champ magnétique est faible et la planète se trouve plus exposée aux radiations.

Tout cela reste toutefois très difficile à préciser et fait l’objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Nos connaissances sont limitées car les événements précédents sont lointains à l’échelle humaine (mais proches à l’échelle géologique).

Quel rapport avec la géobiologie ?

Rappelons que les deux conditions pour un habitat biotique sont :

  1. L’absence de perturbations (électromagnétiques, chimiques, etc.).
  2. La présence de toutes les fréquences, telluriques et cosmiques, en quantités égales.

Or, les éruptions solaires créent un déséquilibre et une instabilité du rapport cosmo-tellurique. Cet excès d’énergie à hautes fréquences suralimente les plexus hauts (appellation plus moderne des chakras). Cela peut provoquer des désordres psychiques (nervosité ou anxiété), mais également physiques (maux de tête ou impression de tachycardie, qui ne se révèlent être, dans certains cas, qu’un excès d’énergie dans la partie supérieure du corps). Ce facteur a donc toute sa place dans une étude géobiologique, d’autant plus si la situation perdure déjà depuis plusieurs années. Je l’avais mentionné dans ce journal en juillet 2013, suite aux anormales variations du champ magnétique terrestre mesurées par mon géomagnétomètre.

Philippe Bouchaud
GCB Conseils – Études géobiologiques
Études électromagnétiques
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www.geobiologie-pb.com
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04 26 03 17 28 / 06 15 21 18 74

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