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La Rochelle expérimente des minibus sans chauffeur

Nouveau volet d’une expérimentation lancée depuis quelques années à La Rochelle, des autobus électriques sans chauffeur sillonnent la ville depuis fin décembre pour desservir gratuitement différents lieux, sur une ligne de 1,6 km entre l’Université et le Vieux-Port, et ce durant les 4 prochains mois. Après une montée en puissance progressive, 5 arrêts matérialisés par une borne et une petite rampe d’accès destinée aux personnes à mobilité réduite seront desservis par 6 minibus, de février à avril 2015. Ces véhicules électriques mesurent 5 mètres de long et 1,5 de large et peuvent emmener 8 personnes à une vitesse de 15 à 20 km/h. Ils ont été élaborés par la société Robosoft, une PME crée en 1985 à Bidart (Pyrénées- Atlantiques). Le service est gratuit, les voyageurs étant seulement invités à s’enregistrer dans le Citymobil 2 en donnant leurs nom et prénom à un agent, qui sera toujours présent à bord pour veiller au bon déroulement des opérations. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de Citymobil, un projet européen de recherche et de démonstration visant à développer des systèmes de transport totalement automatisés et autonomes.

En 2008 déjà, La Rochelle, pionnière en matière de véhicules propres (premiers vélos en libre-service dans les années 1980, puis premières voitures électriques en libre-service), avait été choisie pour faire la démonstration, à petite échelle et en circuit fermé à l’époque, d’un petit bus électrique sans pilote. Durant l’été 2011, une expérimentation en grandeur réelle (Citymobil 1), première mondiale, avait également lancé des bus autonomes, guidés par GPS, au milieu des piétons et des cyclistes sur une portion de 900 mètres dans la cité portuaire.

Lutte contre le changement climatique : 2015, l’heure de véritée

L’année 2015 marquera-t-elle un tournant historique dans la lutte contre le réchauffement climatique ? Il reste moins d’un an à 195 pays pour négocier et sceller à Paris un accord mondial. Six ans après le retentissant échec de Copenhague, décembre 2015 est la date butoir que la communauté internationale s’est fixé pour trouver un consensus sur un texte. Le futur accord doit prendre, à partir de 2020, le relais du protocole de Kyoto, qui n’engageait que les pays riches dans la réduction des gaz à effet de serre (GES). Au-delà de 2 °C, les climatologues redoutent un emballement du système climatique, sachant que la température moyenne de la planète s’est déjà réchauffée de 0,8 °C. En l’absence de mesures nouvelles, la trajectoire actuelle file vers + 4 à + 5 °C à la fin du siècle. Une perspective synonyme d’événements climatiques extrêmes plus fréquents, de dangers pour la sécurité alimentaire et de phénomènes migratoires de grande ampleur.

L’action climatique est un déficar elle touche le coeur même des économies : la production et la consommation d’énergie. Selon les économistes, il est possible de parvenir à réduire drastiquement les émissions de GES sans altérer la croissance, mais cela nécessite un changement radical dans les investissements, pour laisser notamment 2/3 des réserves fossiles connues dans le sol. Dans la perspective du rendez-vous parisien, 2015 verra 2 dynamiques à l’oeuvre : des négociations onusiennes intermédiaires et les annonces des pays sur l’adaptation de leur politique énergétique. De nombreux sujets sont en suspens : l’accord sera-t-il légalement contraignant ? Comment parvenir à mobiliser 100 milliards de dollars annuels en 2020 pour aider les pays du Sud dans la lutte contre le réchauffement ? Et, surtout, comment partager équitablement les efforts à faire, notamment entre pays émergents et riches ? Pour Elliot Diringer du Center for Climate and Energy Solutions (C2ES), « parvenir à trouver un équilibre entre pays développés et en voie de développement sera clairement l’une des plus grandes difficultés l’an prochain à Paris. »

Groenland : la fonte des glaciers sous-estimée

Dans 2 recherches séparées, des scientifiques nous mettent en garde : la fonte des glaciers du Groenland et ses conséquences sur la montée du niveau des océans seraient sous-estimées. Actuellement, les climatologues s’appuient sur des simulations basées sur l’activité et l’évolution de 4 grands glaciers – Jakobshavn, Helheim, Kangerlussuaq et Petermann – pour leurs projections de fonte des glaces du Groenland, la 2e plus importante masse glaciaire de la planète après l’Antarctique.

Ces chercheurs ont, avec des observations satellitaires, étudié près de 100 000 points de différentes altitudes sur l’ensemble des glaciers du Groenland et comment ils ont changé entre 1993 et 2012, permettant de saisir une image beaucoup plus complète de leur évolution sur une longue période. Ils ont déterminé que de 2003 à 2009, période pour laquelle les données sont les plus précises, les glaciers du Groenland ont fondu de 243 milliards de tonnes par an, faisant monter le niveau des océans d’environ 0,68 millimètre annuellement.

Or, une autre recherche, publiée dans la revue britannique Nature Climate Change, révèle que les prévisions en matière de disparition des glaces du Groenland n’ont pas jusqu’alors pris en compte l’action des lacs supraglaciaires. Précédemment, l’impact de ces lacs dans la perte de glace était considéré comme négligeable.

Mais cette nouvelle étude montre que de plus en plus de ces poches d’eau vont se former à l’intérieur des glaciers du Groenland au cours de la seconde moitié du siècle, altérant potentiellement l’écoulement dans les masses glaciaires et accélérant leur fonte. Ces nouveaux lacs seront situés loin des côtes ; par conséquent, leurs eaux ne s’écouleront pas directement dans l’océan mais s’infiltreront à l’intérieur des glaciers, alimentant un réseau de canaux. Et cette eau lubrifiera davantage le socle des glaciers, accélérant leur glissement vers la mer, expliquent les auteurs. Sans prendre en compte ces lacs, les modèles prévoyaient jusqu’alors que la fonte des glaces du Groenland ferait monter le niveau des océans de la planète de 22 centimètres d’ici 2100.

Mais la contribution de l’Arctique à la montée des océans a été très sous-estimée, concluent ces chercheurs, sans fournir de nouvelle estimation.

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