S'inscrire à la newsletter

« La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

C’est la rentrée ! Vous m’avez l’air un peu inquiets. Cette histoire de masques, de vaccins et tout le toutim est bien compliquée. Sommes-nous condamnés à nous isoler de plus en plus en tête-à-tête avec nos téléphones dans des maisons fermées ? Ça va pas être simple. De l’isolement à la peur de l’autre, il n’y a qu’un pas, un tout petit pas. Le monde est en train de changer. Que dis-je, le monde a changé ! C’est une bonne occasion pour chacun d’entre nous ! De toute manière, il va bien falloir nous le manger, cet avenir qu’on nous décrit comme incertain. Est-ce que tu veux, simple spectateur, revoir le film d’avant en couleur, ou bien tu veux dépoussiérer deux ou trois trucs dans le genre « bienveillance », « respect de la nature » et, pourquoi pas, « écologie » ? Franchement, tu n’aimerais pas te balader dans des forêts propres, retrouver le goût des cerises et boire à la fontaine ? Ignorons les gougnafiers qui nous vendent des fringues à deux balles fabriquées par des minots du bout du monde, ou du guano en barquette en prétendant que c’est du « bon et pas cher ». Libérons-nous de cette peur collective qui me noue la gorge et allons chercher des sourires dans les yeux du voisin. Je sais que je vais encore me faire traiter de bisounours et qu’une fois de plus, les esprits « éclairés » vont me moquer et dire que c’est de l’écologie pour vieil enfant naïf. On va m’opposer le fameux « principe de réalité », et « la vraie vie, ce n’est pas ça », et « patin-couffin ».

Eh bien, moi, tout ça, je m’en désintéresse. Je suis une vieille chouette et tous ces discours qui se disent raisonnables me fatiguent. Ils ne sont là que pour protéger quelques faquins à rosette qui ne pensent qu’à me piquer mon oseille et ma liberté. J’ai décidé de tourner le dos à tous ces nodocéphales. Je sais que le monde est rempli de jolies personnes qui ne demandent qu’à y croire. Alors voilà, je revendique le droit de rêver et le besoin de faire de ce rêve une réalité. Et puisque la vie m’a offert une petite tribune, j’en profite pour te demander, ami lecteur, de me donner du bonheur en me la rendant plus jolie. Je sais que tu as déjà commencé !

Naturellement vôtre,

La Chouette

 

Elles ne savent pas…

Dans le Bonheur d’être Nu (éditions Albin Michel), j’expliquais naguère combien le combat de médecins, d’hygiénistes, mais aussi de personnes de toutes conditions, fut long et difficile pour obtenir le droit tout simple de faire des cures de soleil, sur le corps intégralement nu. Dans La Méthode France Guillain, un chapitre est consacré à l’importance du soleil doux, direct, sur toutes les parties du corps sans exception. Les mammifères savent bien nous montrer cette importance lorsqu’ils s’exposent, en hiver, au moindre rayon de soleil, couchés sur le dos, les pattes bien écartées. En une demi-heure, ils doublent leur taux d’hormones.

J’écrivais donc que les naturistes, en leurs lieux très protégés, avaient dû créer les panneaux Nudité obligatoire, afin de protéger le droit au naturisme, qui est une hygiène de vie simple, que l’on ne doit pas confondre avec le nudisme. Le nudisme est juste le plaisir de bronzer intégralement ou de se promener nu.

Ces panneaux ont un rôle important dans la préservation de ce droit.

J’écrivais, il y a 24 ans, que le combat pour la liberté d’être nu, dans un lieu naturel et protégé, était comparable au combat féministe.

Que les jeunes femmes d’aujourd’hui, qui se moquent parfois de certains excès des féministes, « ne savent pas qu’un droit, une liberté n’est jamais définitivement acquise. Que ce qui était permis hier peut être interdit demain. (…) Au début du 20e siècle, les Allemandes avaient le droit de vote : Hitler le leur a retiré. » Que l’on voit dans le monde « des femmes qui ont été libres, elles étaient médecins et portaient des mini-jupes, comme en Afghanistan, et se retrouvent voilées, leurs libertés conquises difficilement leur ont été retirées dans la violence et la répression. Certaines paient ces retours à l’absence de liberté de leur propre vie. (…)

Le naturisme a la même fragilité. Il suffit pour cela de créer certaines peurs, des inquiétudes… »

Sachant que le naturisme a été un formidable levier de l’hygiénisme et de la naturopathie, de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, du respect des droits des femmes, du développement de l’alimentation bio et du respect de la nature – loin de toute politique – l’écolomag est le juste lieu pour s’en souvenir !

En ces temps terriblement perturbés, prenons garde de ne tomber dans aucun intégrisme, quel qu’il soit. Attention aux récupérations intéressées mais très dangereuses de notre amour de la nature.

Prenons exemple sur cette nature qui nous est chère, et nous montre comment plantes, animaux, insectes vivent en harmonie, s’entraident mutuellement, chaque vie ayant besoin des autres, et prenant soin des autres.

Pour que la quiétude, le grand soin des autres se développent le plus possible entre les humains. Pour que chacun de nous puisse respirer, se mouvoir, s’alimenter, s’abriter librement, le plus naturellement du monde.

La vie – qui était dite moderne – nous a beaucoup déshumanisés. Jusqu’à tolérer qu’il existe dans nos villes des personnes sans abri. Le chacun pour soi était surdéveloppé. Nos vies familiales et de labeur nous isolaient de plus en plus les uns des autres. La douceur de vivre était le plus souvent un rêve de vacances. Certaines fêtes familiales devenaient parfois le lieu d’affrontements par méconnaissance des personnes de sa propre famille. Une toute petite bête – pas terrible – a été le prétexte d’une immense prise de conscience à l’échelon mondial.

Certains pays y ont échappé, car ils ne possèdent aucune des richesses convoitées par les autres, et ils sont organisés en sociétés très paisibles, et en parfait équilibre avec la nature qui les entoure. Leur existence nous montre que nous pouvons en faire autant. La condition expresse pour y accéder est que chacun participe, à sa mesure, ne serait-ce que quelques heures par semaine, et aussi directement que possible, à la production de ce qui nous fait vivre, nos aliments.

Car plus nous sommes proches du sol, plus notre équilibre est stable. Plus nous participons directement à l’émergence de la vie, plus nous prenons confiance en nous.

Il est possible aussi d’augmenter notre autonomie en faisant de la couture, du tricot, du crochet, de la menuiserie, de la mécanique, de la restauration de bâtiments, ou en créant de très petites écoles. Lorsque l’on se trouve dans la tempête, il est très important de bien s’ancrer dans la matière, dans la vie pratique, dans l’organisation matérielle, qui favorise l’autonomie et la survie de chacun.

Les possibilités sont très variées dans un monde que nous avons d’ores et déjà commencé à construire, depuis des années, avec l’écolomag ! Car l’écolomag appartient au monde durable, celui qui survivra à bien de très petites bêtes !

Et mon voeu le plus cher, en cette rentrée, est qu’après la tempête, nous puissions tous nous réunir vraiment, physiquement, avec nos plus beaux sourires, pour une grande fête !

France Guillain
www.bainsderivatifs.fr
Page Facebook Méthode France Guillain
Appli

Bien-être

Bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans sa vie professionnelle et personnelle : être bien, c’est le bien-être. Un équilibre pas toujours facile à atteindre, peu considéré à sa juste mesure et pas toujours apprécié comme il le mériterait.

Mais c’est aussi, pour certains, une course sans fin pour viser un état de plénitude inaccessible, en recherchant toujours plus, en visant le mieux-être. Une démarche qui fait oublier l’instant présent, pour se projeter sans cesse dans un futur qui efface la perception du moment et le déconsidère… Sachons profiter de la convivialité d’un repas entre amis ! Sachons considérer notre situation matérielle au regard des plus démunis ou bien des habitants de certains pays qui ne peuvent avoir le même niveau de vie qu’en France.

Viser plus haut, chercher mieux est louable et légitime, mais à la condition de ne pas sacrifier l’appréciation du bien-être présent. Quand nous estimons notre situation justement, nous sommes dans l’estime de l’être.

La perception des facteurs négatifs joue un rôle, certes, mais avoir conscience des composantes positives de notre équilibre de vie est nécessaire. Sachons l’exprimer, cela aide à en prendre conscience. Nous pouvons nous plaindre, mais nous devons nous estimer heureux quand c’est le cas. Et cela peut prendre une multitude de formes. Il fait beau. On est bien ! J’ai de la chance… Et si renouer avec la nature, prendre patience et accepter les événements avec sérénité tout en prenant conscience du présent suffisait pour être dans cette posture ? Et si « l’être » était plus important que « l’avoir » et son cortège de biens matériels ? Les thématiques sur le sujet fleurissent dans les guides et autres livres de réflexion personnelle. Tant mieux. Mais sachons être pratiques et apprécier ce bienêtre que nous avons tous à notre portée. Respirez, vous y êtes.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Groupe
Laboratoire
Science et Nature

Conseils et vente à domicile www.body-nature.fr

 

Cosmétique naturelle des marais salants Produits écologiques et biologiques disponibles sur l’e-shop et en magasins bio www.guerande-cosmetics.com Cosmétiques bio en distribution spécialisée et e-commerce www.centifoliabio.fr

 

Voyage au bout d’un rêve (suite) Retour aux origines

Le livre La ferme bio de They – Voyage au bout d’un rêve, récemment sorti, est présenté sous forme d’un feuilleton en plusieurs épisodes depuis le numéro de mai/juin 2021 de l’écolomag. La démarche essentielle de l’auteur s’appuie sur la défense de notre environnement, des richesses des espaces naturels, et la promotion des produits issus de l’agriculture biologique proposés aux consommateurs. Dans ce numéro, ce sont les origines de l’agriculture biologique que Gérard Garcia nous propose d’aborder.

S’inspirant de l’ouvrage de Claude Michelet (Histoires des paysans de France, éditions Robert Laffont, 1996) et de nos nombreuses recherches bibliographiques, nous ayant permis de retracer le vécu de nos lointains ancêtres, nous pouvons désormais mieux comprendre ce que fut l’évolution de l’agriculture au fil des siècles. D’abord bien sommaire, elle connut d’authentiques révolutions et des bouleversements déterminants.

Nous nous apercevrons, au fil des pages, que le monde agricole s’est forgé et transformé en intégrant petit à petit les différentes technologies issues de découvertes successives, dont l’homme a su faire profiter tous les secteurs de son quotidien.

En effet, à compter de ces jours où les hommes décidèrent de défricher des morceaux de forêts, par le feu et la hache de silex, et de les emblaver, ils furent contraints de rester sur place, non seulement pour surveiller et protéger la croissance des cultures, mais surtout pour en assurer la récolte.

Pour ces premiers paysans (étymologiquement : habitants d’un pays) et sauf catastrophe, guerres, épidémies, c’en était fini de l’errance des chasseurs-cueilleurs.

Et parce que la sédentarisation, donc la stabilité, est plus propice à la réflexion et aux plans à long terme que le nomadisme, c’est bien grâce et avec la naissance de cette agriculture – balbutiante, mais réelle – que les hommes s’acheminèrent vers une forme moderne de civilisation.

Avec les hameaux qui s’érigèrent et s’agrandirent au centre des terrains gagnés sur la forêt, se multiplièrent les artisans, les commerçants, les inventeurs aussi. Grâce à quoi, pour faciliter les échanges et le commerce, des sentiers, puis des chemins s’ouvrirent de village à village et sillonnèrent ainsi les contrées. Mais, déjà, nous en sommes maintenant vers les années 9 000 avant J.-C.

Les agriculteurs, peut-être fatigués de gratter la terre en vue des semailles avec des andouillers de grands cerfs ou de simples bâtons à fouir, dont ils durcissaient la pointe au feu, s’orientèrent vers une forme d’outil plus efficace : la houe !

Grâce à elle, à sa forme, à son solide manche que terminait une sorte de lame, en bois renforcé de silex, le « labour » devint un peu moins superficiel.

Autre progrès encore plus marquant, c’est aussi vers cette époque – et alors que, passant de la traction humaine à celle des animaux domestiques, certains se demandaient sûrement comment améliorer le halage des traîneaux et soulager les bêtes de somme, boeufs et vaches – qu’apparurent sur les chemins qui desservaient les villages et venant du sud-est les premiers attelages, garnis de roues des commerçants en quête de troc.

En ces temps-là, comme pour d’autres outils et d’autres cultures, nos lointains voisins de Mésopotamie et d’Égypte avaient de nombreux millénaires d’avance sur les propres grands-parents de nos Gaulois. Tellement d’avance que c’est aussi à eux que nous devons l’arrivée sur notre sol d’un instrument qui, malgré sa simplicité, fit faire un grand bond à l’agriculture : l’araire, tiré par 2 boeufs, remplace le bâton à fouir et se diffuse entre 7 000 et 5 000 ans avant J.-C. dans toute l’Europe. On peut dire, là encore, que cet outil, comme la roue, apporta une véritable évolution dans les façons culturales, donc dans l’extension des sols cultivés et dans les rendements.

Avec les bâtons à fouir et les houes, dont l’usage, malgré l’araire, perdura pendant des siècles, la terre était grattée en surface, puis ensemencée, mais elle n’était pas du tout retournée. Avec l’araire et bien que cet outil nous apparaisse aujourd’hui on ne peut plus archaïque, la terre, sans être découpée et retournée comme plus tard avec la bêche et surtout la charrue, était quand même mieux aérée car ouverte grâce aux raies que traçait le soc. Raies qu’il importait, bien entendu, de multiplier en quadrillant perpendiculairement le sol, parfois jusqu’à 4 fois de suite.

Bien plus tard, des inventeurs adaptèrent une paire de roues à l’avant de l’araire, rendant ainsi son emploi moins pénible et plus efficace. Pour ce faire, fallait-il encore que nos ancêtres entrent dans l’âge de métal. D’abord le cuivre aux environs de 3 500 ans avant J.-C. en Europe et 4 000 ans avant J.-C., voire plus en Perse, Palestine ou Égypte.

La naissance de la métallurgie donna un véritable élan à notre technologie et à ses répercussions, à tous points de vue.

D’abord et de par son coût et sa rareté, le fer fut principalement consacré à la fabrication des armes, qui servaient aussi d’outils. Puis, le matériel se démocratisant au travers de ce minerai moins rare, il fut adapté à l’agriculture par l’intermédiaire d’habiles forgerons, qui s’en servirent pour fabriquer de multiples pièces métalliques inhérentes à différents outils agricoles.

C’est aussi à cette époque que le cheval, alors domestiqué, est utilisé autrement que comme bête à viande.

À suivre…

Auto-édition – 126 pages, texte et photos format luxe 29 € – Frais de port offerts en France métropolitaine – Contact : gerard.garcia770@orange.fr

La ferme bio de They

Objectif Terres met en relation les paysans cédants et les candidats à l’installation en bio

Constatant les difficultés liées à la transmission de fermes et à l’installation de nouveaux paysans, et face aux nombreuses demandes, Terre de Liens, mouvement pionnier agissant pour faciliter l’accès au foncier agricole, a récemment lancé Objectif Terres : une plateforme d’annonces permettant la mise en relation entre candidats à l’installation, paysans cédants et propriétaires privés de terres agricoles. Un objectif : démultiplier les projets d’installations et de transmissions ! Alors que la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici une dizaine d’années et que les candidats à l’installation traversent un véritable parcours du combattant, l’accès au foncier et la reprise des fermes constituent des enjeux cruciaux. Face à ces constats, Terre de Liens a créé Objectif Terres pour mettre à disposition une plateforme d’annonces foncières dédiée à l’agriculture biologique et paysanne sur le territoire français.

Gratuite et accessible à tous, la plateforme permet d’effectuer des recherches avancées (avec des filtres par surface, production, prix, localisation, etc.), d’échanger en direct avec l’annonceur ou avec l’équipe de Terre de Liens Midi-Pyrénées, et offre également la possibilité d’accéder à des ressources ciblées pour les candidats à l’installation et les cédants, en lien avec le Centre de ressources de Terre de Liens. La plateforme se veut être une porte d’entrée pour tout porteur de projet souhaitant être accompagné par une antenne locale de Terre de Liens.

Bon à savoir : Terre de Liens Occitanie suit la mise en relation entre candidats à l’installation et paysans-cédants. Elle agit au quotidien avec des citoyens engagés localement pour apporter des éclairages aux personnes en recherche de foncier et à celles désireuses de mettre à disposition leur bien agricole. Un groupe d’une vingtaine de bénévoles est ainsi chargé de recontacter toutes les personnes venues vers l’association et ayant des questions relatives au foncier agricole. Chaque année, près de 300 hommes et femmes sont accueillis de cette façon.

Plus d’infos : www.objectif-terres.org

Fake or not ? : une collection qui décrypte les enjeux environnementaux faisant débat

Des auteurs reconnus dans leur domaine analysent scientifiquement divers sujets environnementaux, avec des données pertinentes et vérifiées. Ils décodent les idées reçues, les déconstruisent et nous donnent des clés de réflexion pour lutter contre la désinformation et l’obscurantisme.

Comment y voir plus clair dans le magma d’informations, d’assertions et de rumeurs qui nous submerge ? Médias et réseaux sociaux nous plongent dans la confusion et la défiance. Il y a urgence à démêler le vrai du faux. La collection Fake or not nous aide à y voir plus clair. Ces livres scientifiques et pédagogiques décryptent le réel, déconstruisent les fake news et les idées reçues en s’appuyant sur l’analyse d’un scientifique, sur des chiffres, des faits et des ordres de grandeur. Une collection qui donne des repères fiables et aiguise notre sens critique pour identifier les conséquences de nos modes de vie et de consommation sur l’environnement. Tana éditions

1% for the Planet lance un appel au don

Pour financer des actions concrètes en faveur de la planète

Et si chacun participait, en fonction de ses moyens, à financer les projets des associations environnementales ? La Terre s’en porterait probablement mieux… Le collectif 1% for the Planet organise, d’août à octobre, les Rencontres pour la Planète. Depuis le 23 août, le grand public a la possibilité de s’engager et soutenir financièrement le projet environnemental d’une association de son choix à l’aide des différentes vidéos postées sur le site web du collectif. Et, en bonus, le collectif s’engage à doubler la mise en abondant chaque don réalisé en ligne – c’est donc un total de 20 € reversés à l’association pour 10 € donnés !

La seconde phase des Rencontres pour la planète aura lieu les 5 et 6 octobre 2021. Elle rassemblera des associations et des entreprises prêtes à les soutenir via des dons. Le concept : des pitchs devant une assemblée de mécènes et retransmis en direct pour le grand public afin de permettre à 40 associations de présenter leurs engagements pour la planète et lever des fonds pour financer leurs projets pour 2022.

Grâce à l’engagement des entreprises et du grand public, 610 871 € ont pu être versés aux associations agréées de 1% for the Planet l’année dernière !

Plus d’infos : www.onepercentfortheplanet.fr
Pour retrouver les vidéos des différents projets : www.onepercentfortheplanet.fr/ les-projets-2021

« Pense à ta Belle Mer, recycle ! »

Une opération lancée par Plaxtil et Essaimons, qui transforment les masques usagés en cendriers de plage

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, d’importantes quantités de masques jetables se retrouvent sur la voie publique et dans la nature, créant une nouvelle pollution écologique et sanitaire : un masque met, en effet, plus de 400 ans à se dégrader naturellement.

Avec la saison estivale, les acteurs du littoral français ont dû agir pour protéger les plages et la mer. C’est pour les aider dans cette lutte que Plaxtil et Essaimons ont lancé l’opération « Pense à ta Belle Mer, recycle ! ». Elle s’adresse à tous les acteurs publics et privés du littoral français (régions, départements, agglomérations, communes, mais aussi hôtels, restaurants, clubs de plage, clubs de voile et campings) et a pour particularités d’être circulaire, écologique et solidaire. Les organisations commandent une « Boîte qui recycle pour de vrai », dans laquelle ils récupèrent les masques usagés. Ces masques seront ensuite transformés en cendriers de plage, qui ont une double action écologique : ils luttent contre la pollution provoquée par les mégots et celle liée aux masques. Chaque « Boîte qui recycle pour de vrai » est vendue au prix de 96 € TTC, avec un tarif dégressif à partir de 3 boîtes commandées. Tous les bénéfices de l’opération « Pense à ta Belle Mer, recycle ! » seront reversés à des associations de protection des mers et des océans.

Plus d’infos : www.plaxtil.com
www.essaimons.com

I am Greta – Un film de Nathan Grossman

Greta Thunberg, une lycéenne de 15 ans, ne supporte plus de rester les bras croisés face au dérèglement climatique. Elle entame, seule, une grève de l’école devant le Parlement suédois. Quelques personnes la rejoignent, puis des centaines, et bientôt des centaines de milliers d’autres. D’une détermination sans limite, elle interpelle les politiciens du monde entier et se bat contre la lâcheté de leurs décisions, motivées par des enjeux économiques. En l’espace de quelques mois, Greta devient une icône planétaire et la porte-parole de millions de jeunes qui veulent faire de demain un monde meilleur.

Distribué par KMBO – Sortie nationale
le 29 septembre 2021 – 97 mn

Être avec les Abeilles

réalisé par Perrine Bertrand et Yan Grill

Depuis des millénaires, le peuple de la ruche entretient des relations étroites avec l’homme. Aujourd’hui, les populations d’abeilles donnent des signes de disparition et cela inquiète. Au-delà du miel, précieux nectar consommé par plus de 75 % de la population française, les abeilles nous sont indispensables, en assurant directement ou indirectement un tiers de notre alimentation, et sont nécessaires au maintien de la biodiversité. Résolument tourné du côté des abeilles, ce film lance un cri d’amour pour une apiculture plus responsable, où la priorité est portée sur le bien-être et la sauvegarde de ces insectes. Faisant intervenir des spécialistes, chercheurs, apiculteurs et associations, les réalisateurs Perrine Bertrand et Yan Grill proposent des pistes concrètes pour un futur avec les abeilles et les pollinisateurs. En prenant le contre-pied des idées reçues, ils nous invitent à être avec les abeilles au nom de la biodiversité.

« Changer notre regard sur la nature, travailler avec elle et non contre elle », un discours que Jupiter Films souhaite défendre pour éveiller les consciences et nous relier au vivant en conscience. Un film résolument tourné du côté des abeilles, plein d’espoir, enrichissant, engagé, enthousiasmant et politiquement incorrect… qui transformera notre regard sur cet insecte et le monde vivant.

Au cinéma en septembre 2021
Jupiter Films – 75 mn

L’équilibre alimentaire, une question de santé

En lisant ce dossier, vous vous direz peut-être que ce n’est pas pour vous, que vous avez déjà consulté une multitude de médecins et essayé tellement de méthodes sans succès. Que vous êtes gros parce que vous êtes fait ainsi ou que, de toute façon, ces 5 kilos ne disparaîtront jamais pour remettre cette petite robe d’été. En pensant cela, vous prenez déjà le contre-pied de ce qu’est l’Ayurveda : une attention privilégiée et bienveillante sur vous-même.

Mettez du positif, du repos et de la conscience dans vos actes. Pensez à votre corps comme un ami/allié auquel vous ne voulez surtout pas faire de mal et arrêtez de le considérer comme une machine. Les résultats ne tarderont pas.

 

Selon l’Ayurveda, une alimentation idéale suit 3 thématiques :

. La pureté

Elle consiste à éviter les toxines pour privilégier les aliments naturels et idéalement bio. Évitez aussi les plats transformés et tout ce qui peut nuire à votre équilibre, comme l’alcool ou les graisses saturées.

. L’énergie

L’énergie est ce que vous puiserez à la fois dans le plaisir de manger et dans les nutriments que vous absorberez. Choisissez de faire de chaque repas un moment de joie. Est-ce que vous préférez, par exemple, des fraises croulant sous la chantilly, englouties en étant accoudé au mange-debout d’une boutique un peu triste, ou des fraises savoureuses ramassées dans un bois et dégustées sur l’instant ? C’est cela, l’énergie de l’aliment : le plaisir de le voir, de le toucher, de le sentir et de le goûter en s’en faisant une joie. Ainsi, selon l’Ayurveda, les aliments énergétiques ne sont pas seulement ceux qui fournissent du « carburant » au corps pour pouvoir fonctionner, ce sont aussi ceux qui donnent de la bonne humeur.

. L’équilibre

L’équilibre est le fruit de vos envies, de vos besoins et de ce que vous proposez à votre corps. Trouvez ce dont votre organisme a besoin, comme l’eau, le sommeil ou des fruits et légumes. Adaptez votre apport calorique à votre niveau d’activité et choisissez des aliments frais et variés. Ne consommez pas de légumes flétris qui ne font pas envie, évitez les préparations sans saveur et, si vous n’avez plus que cela au réfrigérateur, utilisez des épices pour réveiller vos sens. N’oubliez en aucun cas que, selon l’Ayurveda, vous devez éprouver du plaisir à vous nourrir !

 

Un moyen simple de combler ses repas

L’Ayurveda possède une manière infaillible d’avoir des repas variés en utilisant à chaque fois les 6 saveurs que cette science a identifiées : sucré, salé, acide, amer, piquant et astringent.

L’Occident creuse ici un fossé avec l’alimentation ayurvédique, puisque l’on a généralement tendance à ne privilégier que les 3 saveurs retenues par l’industrie agro-alimentaire comme étant les plus addictives : sucré, salé et acide. L’amer, l’astringent et le piquant étant nettement moins dégustées en France.

1 – Le sucré

On y trouve les graines, les céréales, le pain, les pâtes, les huiles, les produits laitiers et les poissons. Le maïs, la patate douce ou l’igname enrichissent cette catégorie. Ces aliments sont, selon l’Ayurveda, les plus nourrissants. Ils sont riches en glucides, protéines et graisses. Attention, les aliments sucrés comme les barres chocolatées, soda ou même sucres raffinés n’ont pas leur place dans l’alimentation ayurvédique car ils ne sont pas naturels, donc ils ne sont pas indispensables à l’équilibre alimentaire.

2 – L’amer

Vous dégusterez des aliments amers avec les légumes, tels que les salades, blettes, brocolis, céleri, aubergines, épinards ou choux. Ils ont un effet anti-âge important et préservent très bien le coeur.

3 – Le piquant

Les aromates et les épices sont généralement gorgés de piquant : piment, oignon, ail, moutarde, menthe poivrée, origan, thym… Cette saveur est stimulante pour l’organisme, c’est la petite dose de vitalité à chaque repas ! L’Ayurveda les considère également comme antibactériens.

4 – L’acide

Cette saveur réveille l’appétit et facilite la digestion. On la retrouve dans des aliments tels que les fruits frais, le vinaigre ou le fromage. Les fruits au goût acide sont en général riches en vitamine C, qui prévient certains cancers et maladies cardio-vasculaires. L’acide doit être consommé par petites touches au cours des repas. L’alcool, qui entre également dans cette catégorie, doit être totalement évité dans une recherche de poids idéal, car il contient beaucoup de sucre.

5 – Le salé

On déniche généralement le sel dans un grand nombre d’aliments, comme la sauce soja, les algues et, bien entendu, le sel de table ! Cette saveur possède une action légèrement laxative et favorise la digestion, mais il ne faut en aucun cas en abuser car l’excès de sel peut également contribuer à la rétention d’eau et provoquer des dommages cardio-vasculaires.

6 – L’astringent

Cette saveur assez peu connue en Occident est très présente dans les pois (lentilles, soja…), les pommes acides, artichauts, asperges, champignons, pamplemousses, pommes de terre… Elle régule la digestion et favorise la cicatrisation.

 

L’Ayurveda, c’est aussi une constitution doshique

Un dosha est une énergie vitale, un lien direct avec la nature. Il en existe 3 dans l’Ayurveda et ils sont tous présents en chacun de nous. Il y a Vata, Pitta et Kapha. Ces doshas englobent toutes nos caractéristiques et sont responsables de tous les processus physiologiques et psychologiques de notre corps. Quand l’un de ces doshas prend le pas sur les autres de manière trop importante, cela entraîne un déséquilibre de tout notre fonctionnement. L’alimentation ayurvédique va donc viser à rétablir l’équilibre par une nourriture spécifique à chacun des doshas.

Les personnes de type Vata devraient favoriser les saveurs douces, acides et salées. Les Pitta privilégieront les saveurs amères, douces et astringentes et Kapha les saveurs piquantes, amères et astringentes.

 

Une bonne nuit de sommeil essentielle au poids de forme

Si vous mangez trop, vous dormirez mal. C’est déjà une bonne raison pour dîner un peu plus léger que d’habitude ; si vous n’y arrivez pas, faites suivre votre repas d’une promenade en plein air.

Le manque de sommeil perturbe le cortisol, qui affecte à son tour l’appétit. Un grand nombre de personnes en surpoids connaissent un sommeil de mauvaise qualité et n’en tirent que peu de bénéfices, ce qui incite ensuite à trop manger. Ne vous couchez jamais insatisfait, que ce soit au niveau de l’alimentation ou de ce que vous avez fait dans la journée. Au contraire, repensez à vos actions positives et soyez-en fier. Qu’il s’agisse d’avoir pris un escalier plutôt que l’ascenseur, de ne pas vous être resservi 2 fois des pâtes, d’avoir bouclé un dossier important ou consacré quelques minutes à appeler un ami. Ménagez un intervalle de 2 heures entre la fin du dîner et le moment du coucher.

Comme pour l’alimentation, l’Ayurveda considère que la nuit est un moment précieux pour l’organisme. Il a une utilité, le repos et un résultat : l’équilibre psychologique. Ne le négligez surtout pas si vous souhaitez retrouver votre poids idéal !

 

Une question de transit

Aller à la selle est un acte sain et nécessaire, qui justifie d’avoir toute votre attention. Avec un bon transit, facile et régulier, vous allez perdre du poids et vous sentir plus léger.

En Ayurveda, il existe un complexe pour réguler vos selles, c’est le triphala. Cette association de 3 baies a été élaborée par les médecins ayurvédiques pour libérer et nettoyer le côlon ! N’hésitez pas à l’utiliser en cures régulières.

 


 

Petit mémo des doshas

Vata, air et éther (ou espace) :

Quand le dosha Vata est dominant, cela donne des individus créatifs, enthousiastes, avides de liberté, généreux, joyeux, pleins de vitalité. Sur le plan organique, Vata est lié à la fonction motrice, les battements du coeur, l’inspiration et l’expiration, la stimulation des sucs digestifs.

Pitta, feu et eau :

Sur le plan de l’individu, ces tendances révèlent : ambition, concentration, confiance, courage, soif de connaissances, bonheur, intelligence. Sur le plan organique, Pitta est lié à la digestion et l’assimilation de la nourriture, le maintien de la température du corps, l’éclat des yeux et de la peau.

Kâpha, eau et terre :

Le dosha Kapha a pour qualités l’attention, la concentration, la compassion, la foi, l’accomplissement, la patience, la stabilité, la tendresse. Sur le plan organique, Kapha est lié à la douceur du corps, la distribution de la chaleur, la force et l’endurance, le sommeil et la longévité.

Grand dossier : Le chanvre, une plante d’exception !

« Il existe un chevauchement important entre les usages du chanvre “bien-être”, du cannabis “médical” et du cannabis dit “récréatif”. Nous commençons néanmoins à peine à comprendre la pleine portée du Cannabis sativa L. Son influence sur la société ne peut être sous-estimée, et son impact sur les individus peut véritablement changer leur vie. »

Professeur Mike Barnes, neurologiste et expert en cannabis médical

 

Magnifié par certains et décrié par d’autres, le moins que l’on puisse dire, c’est que le chanvre ne laisse jamais indifférent. Longtemps tombé aux oubliettes, le chanvre revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec, notamment, le succès de l’huile de chanvre en cosmétique et des huiles bien-être au CBD.

Mais le chanvre n’a pas attendu le marketing moderne pour tenir une place de choix dans nos vies. Car ce végétal représente une ressource incontournable pour l’humanité depuis le néolithique, en ce qui concerne l’alimentation humaine ou animale, la fabrication de fibres végétales, l’imprimerie* mais aussi comme remède de santé.

Outil d’indépendance, indispensable à de nombreuses civilisations naissantes, le chanvre fut l’une des fibres végétales les plus cultivées sur notre planète, s’adaptant à tous les climats entre 0 et 3 500 mètres d’altitude.

Par conséquent, contrairement à ce que certains pourraient croire, le chanvre n’est pas une découverte du XXe siècle mais bien un partenaire de route historique, qui a su s’imposer au cours des siècles comme une plante polyvalente, efficace et salvatrice. Aux côtés de nos experts, je vous invite à (re)découvrir cette plante d’exception et à revenir sur quelques vérités souvent déformées.

* La première recette de papier de chanvre daterait de 105 après J.-C. et serait l’oeuvre de Cai Lun, un eunuque de la cour impériale chinoise.

NB : Toutes les informations sur le chanvre sont données dans un but informatif. Nous n’encourageons nullement la consommation de cannabis à usage récréatif.

 

Articles à voir :

Si le chanvre m’était conté…

Dossier santé : Le chanvre, une plante vraiment surprenante !

Dossier bien-être : Le chanvre, une plante caméléon

Dossier beauté : Le chanvre, une plante vraiment stupéfifiante

Si le chanvre m’était conté…

Le chanvre fut probablement l’une des premières plantes cultivées par l’homme pour sa fibre textile. Dès le néolithique, il fut choisi pour ses solides fibres, qui permettent notamment la confection de petits ornements pour des pots en terre cuite. Des archéologues ont également trouvé un vestige de tissu de chanvre dans l’ancienne Mésopotamie (correspondant à une grande partie de l’Irak actuel, l’est de la Syrie et le sud-est de la Turquie) remontant à 8 000 avant J.-C. Le chanvre semble aussi avoir été utilisé pour ses graines nourrissantes, qui ont permis un apport en matière grasse aux peuples qui le cultivaient.

Il est également considéré comme l’un des exemples les plus anciens de l’industrie humaine : dans le Lu Shi, une oeuvre chinoise de la dynastie Sung, on trouve une référence à l’empereur Shen Nung (28e siècle av. J.-C.) qui enseignait à son peuple la culture du chanvre pour son tissu. On retrouve encore le chanvre aux environs de 3 150 av. J.-C. durant l’Égypte antique, où il est mentionné dans le papyrus Ebers sous forme d’une huile chènevis (graines du chanvre) servant à calmer les inflammations.

Le premier usage « thérapeutique » documenté de produits dérivés du chanvre remonte à 2 737 av. J.-C., lorsque l’empereur chinois Sheng Nung recommande un thé infusé au cannabis pour soulager diverses affections, comme la mémoire, les rhumatismes et la goutte. La reine britannique Victoria aurait recouru au CBD pour soulager ses crampes menstruelles. Pour d’autres raisons, le régime international de prohibition du cannabis, depuis le début du XXe siècle, a toutefois freiné son essor dans la médecine moderne.

Pour la petite histoire…

Saint-Blaise était un médecin et évêque arménien, mort en martyr chrétien en 316 de notre ère. Dans les campagnes françaises, il était, entre autres, le saint patron des chanvriers et des cardeurs de laine.

Dans les monastères du Moyen Âge, outre le lin et la vigne, les moines cultivaient le chanvre pour se nourrir, se soigner, s’éclairer, fabriquer des cordes, du papier, des vêtements : aubes, surplis, chemises de nuit, draps, soutanes…

D’après l’historien Joseph Michaud, Jeanne d’Arc, dans sa jeunesse, « filait la laine et le chanvre » à l’aide de sa quenouille, matière première d’autrefois cultivée par son frère Jacques d’Arc, qui possédait la ferme de Domrémy et ses chènevières.

En 1455, la première bible éditée par Gutenberg est imprimée sur papier de chanvre !

À partir de 1470, les moines copistes rédigèrent leurs écrits sur du papier de chanvre ou de lin. Pendant 200 ans (de 1637 à 1840), les agriculteurs américains ont pu directement payer leurs impôts avec toutes sortes de chanvre (Cannabis sativa, indica, ruderalis).

En 1752, Franklin invente le paratonnerre, à l’aide d’une clé et d’une corde de chanvre humidifiée en guise de fil conducteur d’électricité car cela ne fonctionnait pas avec d’autres matières.

En 1776, la déclaration d’indépendance des États-Unis a été rédigée sur du papier de chanvre.

Le 26 juin 1794, lors de la bataille de Fleurus, en Belgique, un cordage de chanvre, tiré par 64 soldats français, permit au premier ballon captif d’observation militaire de déjouer l’invasion de la coalition européenne. Cette opération audacieuse contribua grandement à sauver la toute jeune république française. En 1897, Rudolf Diesel créait le premier moteur à combustion interne (qui porte toujours son nom). Celui-ci était alimenté, dès sa conception, avec de l’huile pure de chanvre, mais fonctionnait aussi à l’huile d’arachide, de maïs ou toute autre huile lourde.

Henry Ford, le célèbre fabricant de voitures et fondateur de la marque Ford, s’est servi de chanvre en 1941 pour la construction d’une voiture « végétale », dont la carrosserie et les pare-chocs étaient faits de chanvre, de sisal et de paille de blé.

Le chanvre, la plus utile et polyvalente des plantes : la preuve par 10 !

• Le chanvre est la plante qui possède le plus haut rendement en cellulose (77 % de son poids), soit 4 fois plus que le maïs. Cette matière glucidique biodégradable produit des amidons aisément transformables en plastiques bio garantis sans phénol ! De quoi remplacer le pétroplastique, qui pollue notre planète pendant environ 800 ans avant de se dégrader complètement !

• Le chanvre, par photosynthèse, émet comparativement 5 fois plus d’oxygène qu’un arbre des forêts tropicales, offrant un taux de captage de CO2 record, pour lutter contre le réchauffement climatique et l’effet de serre.

• Plante phare des énergies renouvelables, le chanvre occupe une des premières places en production de biomasse, matière organique utile à la création de méthanol, d’éthanol ou de biodiesel, à partir de l’huile fournie par les graines.

• C’est un incroyable papier (75 % de la production mondiale en 1883), naturellement blanc (sans chlore), écologique, avec un rendement 4 fois supérieur au papier bois. Le choix d’exploiter à nouveau ce matériau pour la papeterie éviterait non seulement la déforestation mais aussi les émissions de chlore et de sulfure, générant les pluies acides.

• Isolant biosourcé pour nos combles, le chanvre remplace avantageusement depuis peu la laine de verre et l’amiante. C’est aussi un matériau de construction idéal pour nos maisons.

• Le chanvre est l’une des fibres naturelles les plus résistantes sur terre ! Saviez-vous que les mots corde, ficelle, fil sont, d’après les définitions des dictionnaires de l’Académie française (jusqu’en 1939), « tirés de l’écorce du chanvre ou d’autres matières : lin, sisal, ramie, etc. ». Cette matière première imputrescible est encore présente, de nos jours, sur tous les chantiers, nos ports et même autour de nos robinetteries : c’est la fameuse filasse de plomberie.

• Excellent textile bio, nécessitant 11 fois moins d’eau pour sa culture que le coton, lequel utilise 25 % des pesticides produits dans le monde. Les fibres de chanvre sont plus solides et naturellement blanches. Le chanvre filtre 95 % des rayons ultraviolets (UV) et s’avère être le textile le mieux adapté à la peau humaine, avec le lin.

• Le chanvre est la plante maîtresse pour purifier les sols pollués. Ce végétal a même la capacité d’absorber le césium contenu dans les sols irradiés : il sert d’ailleurs à Tchernobyl et sa culture est envisagée à Fukushima.

• Les extraits de chanvre furent, pendant 60 ans, à la deuxième place des médicaments les plus employés aux États- Unis, juste avant l’arrivée de l’aspirine en 1899.

• Saviez-vous que les premiers moteurs diesels fonctionnaient avec de l’huile de chanvre ? Ancestrale huile d’éclairage, parmi les plus exploitées dans le monde, supplantée en 1800 par l’huile de baleine, puis par le kérosène (lampes à pétrole), vers 1850.

La botanique du chanvre

Le chanvre, nom français dérivé du latin Cannabis sativa L. (« chanvre cultivé », le L. signifiant « selon Linné », le nom du botaniste ayant en premier caractérisé la plante), est une dicotylédone à pétale de l’ordre des Urticales, famille des Cannabacées.

Commune aux latitudes françaises métropolitaines et d’outre-mer, cette herbacée annuelle, qui peut atteindre 5 m de haut, est principalement dioïque*, avec des pieds mâles grêles et élancés, et parfois de nature monoïque ou hermaphrodite. Les pieds femelles sont en général plus ramifiés. Ce n’est toutefois qu’à la formation des sommités (communément appelées fleurs) que l’on est en mesure de déterminer le sexe de la plante si elle est dioïque, ou bien son caractère hermaphrodite ou monoïque. Le chanvre se cultive en cycle court sur tous types de sol, mais préfère une terre légère, profonde et non hydromorphe**, avec un pH supérieur à 6,5. En France, il est semé entre avril et fin mai (pour éviter le gel) et sera récolté fin août (pour la fibre uniquement) ou mi-septembre (pour les graines et la paille).

Botaniquement parlant, le chanvre et le cannabis désignent par conséquent la même plante, puisqu’il s’agit simplement du nom latin. Mais il faut toutefois noter que le haschich provient majoritairement des plants femelles, tandis que le chanvre est issu principalement de plants mâles.

Il faut savoir que la culture de chanvre industriel est très réglementée, et l’Europe ne permet la culture que d’une trentaine de variétés, toutes homologuées au catalogue officiel des variétés européennes, avec un taux de THC*** inférieur à 0,2 %. Précisons que la plupart des variétés disponibles sont des hybrides entre les espèces sativa, indica et ruderalis.

La culture de semences de chanvre de ferme est pour l’instant totalement prohibée, car il existe des risques, d’une part celui d’augmenter le taux de fleurs mâles au rendement faible, et d’autre part celui de produire des cultivars, avec un taux de THC dépassant les normes en vigueur, en se plaçant ainsi dans l’illégalité.

3 dates à retenir…

2 août 1937 : aux États-Unis, le lobby des industries papetière, pétrolière, textile et pharmaceutique, aux intérêts convergents, réussissent à faire voter la loi RH 6385. Étonnamment, dès 1938, la firme Du Pont de Nemours, gros industriel de la chimie, dépose le brevet du nylon, sous licence de la société allemande IG Farben.

1953 : la France, premier producteur européen de chanvre, interdit son usage récréatif et médical.

2018 : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) reconsidère cette position en concluant, après expertise, qu’il est pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques, notamment en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques accessibles, médicamenteuses ou non. Fin 2019, l’Assemblée nationale donne son feu vert pour le lancement d’une expérimentation sur 3 000 patients pour une durée de 2 ans.

* Une plante dioïque est unisexuée, nécessitant 2 pieds, un mâle et une femelle, pour se reproduire. ** Désigne un sol qui est régulièrement saturé en eau. *** Le delta-9-tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde ayant le plus défrayé la chronique pour ses effets euphorisants et psychotropes.

Quelles parties de la plante utilise-t-on ?

La chènevotte est extraite de la partie centrale de la tige du chanvre. Remarquable éponge végétale, elle absorbe 10 fois plus d’humidité que la paille, soit 4 fois son propre poids. Réduite en copeaux, elle est idéale pour le paillage des sols et des massifs de fleurs, régulant naturellement, pendant environ 2 ans, l’humidité, la chaleur, et est un bon isolant phonique. On l’utilise d’ailleurs à Buckingham Palace comme litière pour les 30 chevaux des écuries royales britanniques.

La graine ou chènevis, très intéressante dans l’alimentation et dont on extrait aussi une huile à la fois combustible, cosmétique et alimentaire.

Les fibres, situées en périphérie de la tige et qui forment l’écorce de la plante. Elles sont réputées pour leur solidité et leur résistance. Suivant leur longueur et leur qualité, elles entrent dans la composition du papier, de la laine isolante, des cordes, du textile, des matériaux composites…

Les fleurs pour les cannabinoïdes (CBD ou le THC) qu’elles contiennent. À noter que ces dernières ne sont pas autorisées en France.

Dossier santé : Le chanvre, une plante vraiment surprenante !

Le chanvre est une herbe vulnéraire composée de 400 éléments chimiques, aux nombreuses propriétés thérapeutiques, égrenant un long chapelet de recommandations médicales connues. Véritable panacée de la médecine douce, elle était directement appliquée sur les plaies et blessures par nos aïeux !

Côté alimentation, le chanvre n’a pas à rougir… Sa réputation de super-aliment est amplement méritée du fait de sa composition riche, équilibrée, et par les études confirmant ses qualités nutritives. Et pour varier les plaisirs, le chanvre se décline sous forme d’huile, de graine ou encore de farine.

 

Articles à voir :

le chanvre, un superfood ?

Zoom sur la réglementation du chanvre

le chanvre, un superfood ?

avec Christophe Latouche
Artisan chanvrier depuis 1998

Artisan chanvrier depuis 1998, fondateur et président de la société L’Chanvre, Christophe Latouche s’est passionné pour le chanvre il y a bien des années. Il s’est intéressé à tous ses aspects : écoconstruction, textile, thérapeutique, pour finalement se spécialiser dans l’alimentaire. Bricoleur, confronté à l’abandon généralisé des technologies du chanvre, il ira jusqu’à inventer de nouvelles machines pour décortiquer les graines sans les écraser, lui permettant de proposer un produit d’une qualité incomparable. Depuis, il ne cesse de faire découvrir à un large public les bienfaits gustatifs et nutritifs de la graine de chanvre. Il nous était par conséquent impossible de nous passer de son expertise sur ce dossier.

On parle beaucoup de CBD ou d’huile de chanvre en beauté, mais peu de l’utilisation du chanvre dans l’alimentation. Pourquoi est-il avantageux de l’introduire dans l’alimentation ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le chanvre n’est pas une céréale mais un protéoléagineux, qui joue dans la cour des amandes, des noix et des noisettes.

Il est profitable d’intégrer le chanvre dans son alimentation, et à plus d’un titre, puisque l’on peut consommer les graines, l’huile végétale et la farine. Ces 3 aliments méritent le détour car ils allient à la fois des qualités nutritionnelles exceptionnelles à des qualités organoleptiques très intéressantes.

Commençons par les graines de chanvre. D’un point de vue nutritif, sont-elles plus utiles que les graines de chia ou de lin ? Si oui, pourquoi ?

Rien ne saurait égaler la graine de chanvre. Elle contient, en effet, environ 30 % de protéines complètes équilibrées, ce qui est exceptionnel. Quelques fruits à ses côtés composent un parfait équilibre alimentaire.

La graine de lin présente l’inconvénient de s’oxyder très rapidement une fois broyée, ce qui n’est pas le cas des graines de chanvre décortiquées. Leur consommation est donc plus simple. Les graines de chia contiennent, certes, des éléments nutritionnels intéressants, comme les oméga 3, mais pas d’oméga 6, et sont utilisées principalement pour leur capacité mucilagineuse.

Que contiennent-elles ? Sont-elles bioassimilables en leur forme décortiquée et/ou entière ?

Véritable super-aliment, les graines de chanvre contiennent environ 45 % d’acides gras essentiels polyinsaturés – dans les graines de chanvre, le rapport oméga 6/oméga 3 est de 2/1 à 3/1, et correspond aux proportions idéales pour la santé, établies de 1/1 à 4/1 maximum. Cet équilibre est tout simplement unique et contribue à faire baisser le taux de cholestérol, à prévenir les maladies cardiovasculaires et à renforcer le système immunitaire. La graine décortiquée renferme 30 % de protéines, dont notamment l’albumine (permettant de réaliser facilement du tofu de chanvre) et de l’arginine.

Ces protéines sont bien digérées et assimilées car elles ne possèdent pas d’inhibiteur de la trypsine, une enzyme nécessaire à la bonne digestion des protéines (contrairement au soja, à la viande, aux noix et au blanc d’oeuf). La graine décortiquée est par conséquent encore plus digeste.

Les graines comptent également 3 mg de vitamine E pour 100 g. Elles offrent, par ailleurs, une bonne teneur en sels minéraux – magnésium, phosphore, potassium, calcium –, oligoéléments – cuivre, fer, zinc, manganèse – et en vitamines B1, B6 et E.

À noter que la graine de chanvre non décortiquée a surtout un intérêt ornemental, mais pas de réel atout diététique. Elle est notamment appréciée pour son côté croquant dans un pain ou une barre de céréales.

Côté goût, sont-elles agréables en bouche ? Parlez-nous un peu de leur saveur.

Elles sont particulièrement goûteuses. Leur saveur s’apparente à celles de la noix, de l’amande ou encore de la noisette. À noter que plus la graine est sèche, plus elle est marquée en goût. Bien évidemment, ses qualités gustatives seront optimales si l’extraction est de qualité. Si le goût est rance, il est fort probable que le mode de transformation soit peu qualitatif. Si la graine est transformée de manière respectueuse, elle se conservera longtemps.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour consommer ces graines et varier les plaisirs ?

Très polyvalentes, elles peuvent être saupoudrées sans modération sur tous les plats chauds ou froids, sucrés ou salés : tartes aux fruits, crèmes, barres énergétiques, salades composées, grillades, salades de fruits, glaces, flans… En réalité, mieux vaut chercher où on ne peut pas en profiter ! Il n’y a pas de grand intérêt à les cuire, sauf de temps en temps pour l’apéro : poêlées avec des épices. Un régal !

Il y a aussi l’huile de chanvre à utiliser dans l’alimentation. Comment bien la choisir ?

Comme nous l’avons vu précédemment, l’huile de chanvre contient 80 % d’acides gras polyinsaturés, bien plus que l’huile de colza, qui plafonne à 30 %. L’huile de chanvre est un produit diététiquement exceptionnel. Quand elle est de qualité, c’est également une huile très intéressante d’un point de vue organoleptique. C’est une huile d’assaisonnement, qui se marie avec tout.

Au moment de choisir votre huile de chanvre, veillez à ce que :

L’huile soit pressée en dessous de 40 °C maximum. La graine soit d’origine française et issue de l’agriculture biologique, puis transformée en France. Pourquoi aller chercher une huile étrangère alors que nous sommes le premier producteur en Europe et le troisième mondial ? Les arnaques sont nombreuses, alors faites attention. Le prix doit être un indicateur : on ne peut pas acheter une huile de qualité, pressée à froid, à 2 € la bouteille. La couleur aussi est importante : une huile de chanvre de qualité est de couleur vert émeraude ; c’est la garantie de la présence de la vitamine E et d’une non-hyperfiltration de l’huile.

Quelles sont ses qualités organoleptiques ?

Elle est appréciée pour ses notes fruitées de noix, noisette et d’amande.

Supporte-t-elle bien la cuisson ?

Non, l’huile de chanvre est avant tout une huile d’assaisonnement, qui peut accompagner de nombreux plats, légumes, viandes, pommes de terre, pâtes, poissons…

Farine et protéine de chanvre, quelle différence ?

La farine de chanvre est issue du tourteau, résidu de la graine pressée, puis moulu finement afin de donner une farine alimentaire. La protéine est, quant à elle, passée dans un tamis plus fin afin d’obtenir une poudre encore plus fine, dépourvue au maximum de fibres, augmentant par conséquent le taux de protéines.

Quelques mots sur la farine de chanvre ?

Elle ne s’utilise pas seule mais en complément d’autres farines, à hauteur de 15 à 30 % du poids total de farines. Son goût de noisette teinté de notes vertes et terreuses, ainsi que sa couleur vert kaki, apportent une vraie touche d’originalité dans les recettes.

Elle possède un intérêt nutritionnel élevé avec pas moins de 35 à 55 % de protéines crues directement assimilables par l’organisme, les 8 acides aminés essentiels, un peu d’oméga 3 et 6, grâce à la pression à froid, de fibres, de vitamine E et de sels minéraux – magnésium, potassium, phosphore, fer… Une bonne cuillère à soupe de farine de chanvre a la teneur en protéines équivalant à celle d’un oeuf. C’est d’ailleurs une farine particulièrement intéressante pour les sportifs.

Comment utiliser ces protéines dans les recettes et en quelles proportions ?

Dans les smoothies, pour un apport important en protéines. Partout où l’on met de la farine de blé, il est possible d’intégrer un peu de farine de chanvre. Par exemple, pour faire twister un quatre-quarts, mettez 200 g de farine, 50 g de farine de chanvre, 4 oeufs, 250 g de beurre et 250 g de sucre. Le gâteau sera d’un vert lumineux, avec un léger goût de noisette.

Pour en savoir davantage sur L’Chanvre : https://www.lchanvre.com

 

Zoom sur la réglementation du chanvre

Le Syndicat professionnel du chanvre : pour répondre aux enjeux d’une filière sécurisée et responsable

avec Aurélien Delecroix
président du Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC)
fondateur de Green Leaf Company

Impossible de parler du chanvre sans évoquer l’omerta qui règne autour de cette filière et l’inertie réglementaire. Nous avons posé quelques questions à Aurélien Delecroix, président du Syndicat professionnel du chanvre (SPC), créé en 2018, pour nous éclairer sur ce dossier bien épineux. Aurélien n’est pas que le président du Syndicat professionnel du chanvre. Il est aussi à la tête de la société Green Leaf Company, au travers des marques Hello Joya (grandes surfaces spécialisées bio) et What The Hemp (grandes et moyennes surfaces), qui proposent une large gamme de produits alimentaires bio autour du chanvre, tels que des pâtes à tartiner, farines, barres protéinées, graines, granolas, produits au CBD (tisanes, huiles…). Car Aurélien a compris depuis longtemps que pour démocratiser le chanvre et rentabiliser la filière, il fallait fabriquer des produits finis prêts à consommer, pour faciliter aux consommateurs le premier pas vers cette plante d’exception.

Quelles ont été les motivations à l’origine de la création de ce syndicat ?

En 2018, nous avons assisté à la multiplication des créations d’entreprises en lien avec le CBD et, notamment, les désormais célèbres CBD Shop. Le grand public et les autorités publiques ont alors découvert l’existence d’une filière CBD en France. Or, aucun cadre réglementaire, aucune base légale n’avaient cours pour encadrer cette filière naissante et une grande suspicion régnait chez les décideurs politiques vis-à-vis de cette molécule nouvelle. Il apparaissait alors indispensable de créer une organisation capable de représenter la filière auprès des décideurs et de mettre en place des synergies entre les différents maillons de la chaîne.

Quels sont les acteurs de ce syndicat ?

Les adhérents du SPC reflètent la filière dans sa complexité. Nous retrouvons, à parts quasi égales, des producteurs, des fabricants/transformateurs et des distributeurs.

Aujourd’hui, le SPC compte plus de 120 adhérents, qui représentent des milliers d’emplois à travers la France. La typologie des entreprises concernées varie de la start-up ou TPE familiale jusqu’à des groupes comptant plusieurs centaines de salariés. Nous recevons également des demandes d’adhésion venant d’entreprises étrangères, qui souhaitent parfaire leur connaissance du champ réglementaire français et créer des connexions business avec leurs homologues dans notre pays.

Le chanvre coche aujourd’hui toutes les cases des enjeux contemporains : santé, agriculture, industrie, transition écologique. Et pourtant… le cadre réglementaire français empêche le développement durable d’une filière bienêtre. Comment expliquer cette inertie ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la frilosité – voire l’hostilité – des pouvoirs publics à l’égard de la filière chanvre. Tout d’abord, le chanvre et ses produits dérivés continuent de pâtir de l’amalgame qui est souvent fait avec le cannabis dit récréatif – le stupéfiant. D’autre part, la culture et la transformation du chanvre pour la valorisation des principes actifs sont une filière nouvelle en France, et, comme toutes les nouveautés, cela peut créer des inquiétudes. Pourtant, le chanvre a tout pour répondre aux enjeux de demain, tant en matière de bénéfices pour le consommateur que s’agissant de ses vertus agricoles et écologiques.

Quelles actions menez-vous au quotidien pour tenter de faire bouger les choses ?

Nous sommes en première ligne des discussions qui ont lieu avec les différents partenaires institutionnels. Durant les travaux de la mission parlementaire à l’Assemblée nationale, nous avons eu l’occasion de rencontrer des députés à de nombreuses reprises et d’être auditionnés. Nous rencontrons également régulièrement les services du Premier ministre, la MILDECA – Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives – ou les autres cabinets ministériels concernés pour faire valoir nos positions.

Quelles sont vos principales revendications pour faire évoluer la filière ?

Nous plaidons pour une filière française ouverte, encadrée et concurrentielle. Et cela passe par un cadre réglementaire stable, lisible et en accord avec les besoins des entrepreneurs du secteur. Il est impensable que les acteurs français ne puissent pas travailler dans les mêmes conditions que leurs homologues européens, qui peuvent néanmoins accéder au marché français.

Vous souhaitez notamment la modification de l’arrêté du 22 août 1990, qui précise les limites légales du THC dans le chanvre – de 0,3 jusqu’à 1 %. Pour quelles raisons ?

L’arrêté de 1990 est, en effet, une épine dans le pied de l’ensemble des opérateurs français. Et pour une raison simple : cet arrêté avait vocation à encadrer la culture du chanvre pour la valorisation des graines et des fibres. À la suite des récentes décisions, notamment le jugement de la Cour de justice de l’Union européenne dans l’affaire Kanavape, le Gouvernement a décidé de réécrire cet arrêté. La nouvelle version du texte vient d’ailleurs d’être notifiée à la Commission européenne. Hélas, les autorités françaises souhaitent, pour l’heure, persister dans une vision restrictive de la filière en interdisant notamment la commercialisation des fleurs brutes de chanvre. Nous regrettons cette position et allons d’ailleurs contester sa légalité en justice.

Pour quelles raisons serait-il intéressant de permettre aux agriculteurs de donner l’accès à de nouvelles variétés de chanvre ?

L’ouverture du catalogue des variétés autorisées est une nécessité pour les agriculteurs français. Le taux actuel de THC autorisé dans la plante doit être inférieur à 0,2 %. En rehaussant ce taux, les producteurs pourraient cultiver des variétés beaucoup plus productives en principes actifs et, notamment, en CBD. Cette mesure serait également un alignement sur ce qui est pratiqué dans de nombreux pays, où ce taux oscille entre 0,3 % et 1 %. Une nouvelle fois, les producteurs français sont désavantagés vis-à-vis des acteurs étrangers. Lors des récentes discussions européennes sur le prochain cadre de la PAC – politique agricole commune –, la France restait d’ailleurs le seul État à souhaiter conserver le taux de 0,2 % de THC, alors que l’ensemble des autres États membres s’accordent sur un passage à 0,3 %.

Les produits au CBD commencent à inonder le marché. Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour s’y retrouver et choisir des produits de qualité ?

L’important est, avant tout, de choisir un produit adapté à son usage et à ses attentes. Les personnes qui expérimentent le CBD pour la première fois se tournent généralement vers des produits à ingérer, comme des huiles, des gélules ou des boissons. Mais on peut également retrouver le CBD sous forme de cosmétiques, de produits liquides, de fleurs brutes à vaporiser ou à infuser, etc. Le plus important est de se tourner vers un fournisseur qui garantisse la traçabilité et le contrôle de ses produits. Cela peut passer par des informations relatives aux mode et lieu de culture du chanvre, au type de CBD que l’on retrouve dans le produit – isolat, broad spectrum, full spectrum –, au mode d’extraction utilisé, à la présence ou non d’un certificat d’analyse faisant mention du taux de cannabinoïdes présents dans le produit, etc.

Êtes-vous confiant sur l’évolution de la réglementation ?

Une chose est sûre : en France, la filière du chanvre émerge et représente un potentiel économique, social et écologique formidable. Il faut maintenant que ce dynamisme et cette volonté de bien faire soient accompagnés par des décisions justes et proportionnées en matière de réglementation. Il serait utopique de la part du Gouvernement de penser pouvoir s’opposer encore au développement de notre filière tant les différentes décisions de justice rendues ces derniers mois, comme l’engouement des Français pour le CBD, plaident en notre faveur. Le Syndicat professionnel du chanvre sera, quoi qu’il en soit, à l’avantgarde des discussions à venir pour obtenir cette reconnaissance réglementaire.

Le mot de la fin ?

Le développement de la filière chanvre en France n’est pas un mouvement déconnecté des attentes des citoyens. Au contraire, la fourmillante activité de notre secteur accompagne une demande des consommateurs français, qui ont à coeur de pouvoir accéder librement et en confiance à des produits CBD, qu’ils connaissent désormais pour une bonne part d’entre eux.

Nos décideurs politiques ont pourtant un coup de retard, tant dans la compréhension technique de notre filière que dans son potentiel pour le pays. Les acteurs économiques ont à coeur de créer une filière responsable, vertueuse et bénéfique pour tous et nous sommes convaincus que ce sont aujourd’hui ces derniers qui sont les mieux placés pour aiguiller les autorités publiques dans leur mission d’encadrement et de contrôle. Tout est désormais une question de volonté politique et de pragmatisme.

Pour en savoir plus sur le Syndicat professionnel du chanvre : http://syndicatduchanvre.org

Dossier bien-être : Le chanvre, une plante caméléon

S’il y a bien un domaine où le chanvre est roi, c’est le bien-être. Impossible d’ouvrir un magazine sans entendre parler de CBD, cet incroyable cannabinoïde qui nous redonne le sourire, la forme et soulage bien des maux. Mais que sait-on vraiment de lui ? Nombreuses sont les confusions avec son grand frère le THC, et nous ignorons bien souvent que notre corps produit aussi ses propres cannabinoïdes. Zoom sur trois lettres qui n’ont pas fini de révéler tous leurs secrets, et les conseils de nos experts pour une rentrée sans stress.

 

Articles à voir :

Mieux comprendre la chimie du chanvre

Le CBD, véritable panacée ?

Découvrez le potentiel du CBD avec SaveursCBD.fr

Le CBD, un formidable anxiolytique ?

Pourquoi du chanvre bio ?

Mieux comprendre la chimie du chanvre

Plante aromatique, le chanvre dispose d’une chimie complexe. Les études réalisées sur le chanvre ont à ce jour identifié plus de 120 phytocannabinoïdes, une substance spécifique d’origine terpénique, dont nous parlerons un peu plus loin.

L’étude des gènes de la plante montre que ces molécules seraient le résultat de la colonisation de la plante par un virus il y a plusieurs millions d’années.

Les dernières recherches se basent également sur l’usage d’un autre groupe de principes actifs : les terpènes, que le chanvre contient en grande quantité et avec une diversité inconnue ailleurs dans le génie botanique.

Les terpènes sont les molécules qui confèrent au chanvre son goût et son odeur et peuvent être isolés via des processus d’extraction. Ces processus se rapprochent de ceux employés dans la production d’huiles essentielles, également utilisées pour leur capacité d’amélioration du bien-être.

Le chanvre peut contenir plus de 120 terpènes, tous en très faible quantité comparativement aux cannabinoïdes. Les terpènes ne sont d’ailleurs pas tous propres au chanvre et peuvent se rencontrer dans de nombreuses plantes. Participant potentiellement et pleinement à l’effet dit « d’entourage », les plus étudiés sont :

  • Le myrcène, que l’on retrouve dans le laurier, le thym, le houblon (il donne à la bière issue de ce dernier son goût très reconnaissable). Il est pertinent dans le traitement contre les diarrhées ou l’hypertension ;
  • Le pinène tire son nom du pin, auquel il donne son odeur. Bronchodilatateur, il présente également de nombreuses propriétés, notamment anti-inflammatoires, antibiotiques et antibactériennes ;
  • Le linalol est présent dans la menthe, la lavande ou le basilic. Il est notamment utilisé comme anxiolytique et comme calmant ;
  • Le limonène, contenu, entre autres, dans les agrumes et qui dégage un fort parfum de citron. Il sert en médecine douce pour réduire les brûlures d’estomac et les reflux gastriques.

À noter que le chanvre a une manière bien spécifique d’utiliser ce limonène : il le combine à un acide organique, l’acide olivétolique, pour former un corps original, l’acide cannabidiolique. À partir de celui-ci s’enclenche une série de réactions chimiques qui conduisent à des phénols cycliques comprenant 21 atomes de carbone, successivement le cannabidiol, puis le fameux tétrahydrocannabinol, ou THC.

Le CBD, véritable panacée ?

« Le corps utilise ses propres formes de cannabinoïdes pour réguler tous les processus biologiques et ces derniers sont activés par le système endocannabinoïde (SEC), le mécanisme de retour d’information de l’organisme. Le CBD et les autres cannabinoïdes agissent comme des compléments et modulateurs de ce système physiologique de communication cellulaire régulateur. L’avenir de la recherche sera donc basé avant tout sur ce dernier. » Christopher Tasker, directeur général de Global Cannabinoid Solutions, société anglaise experte dans l’étude scientififique des cannabinoïdes

Impossible d’évoquer les bienfaits du chanvre sans parler des cannabinoïdes.

Kézako ?

Les cannabinoïdes sont classés selon 3 catégories :

  • Les phytocannabinoïdes, issus du règne végétal, dont essentiellement le chanvre ;
  • Les cannabinoïdes de synthèse, obtenus en laboratoire par chimie ou transformation de cannabinoïdes d’origine végétale, destinés à un usage médical ;
  • Les endocannabinoïdes, naturellement sécrétés par notre organisme.

À propos des phytocannabinoïdes

La découverte de ce groupe de molécules typiques du chanvre et leur action sur notre organisme est très récente. Elles ont été mises en lumière pour la première fois dans les années 1940 par le chimiste Roger Adams, puis confirmées en 1964 par une équipe israélienne dirigée par le Pr Mechoulam. Les phytocannabinoïdes représentent ainsi une grande famille de composés chimiques, on en dénombre à ce jour plus d’une centaine.

Parmi eux, le fameux THC (delta-9- tétrahydrocannabinol) psychotrope, le CBD (cannabidiol) qui nous intéresse ici plus particulièrement, mais aussi le CBG (cannabigérol), le CBC (cannabichromène), le CBN (cannabinol), le CBL (cannabicyclol)…

À ce jour, le CBD est la deuxième molécule dans la plante s’agissant de sa concentration, après le delta-9-tetrahydrocannabinol ou THC. Généralement prédominant à l’intérieur des glandes de résine (trichomes) de la plante femelle de cannabis, le CBD peut s’obtenir par extraction des sommités, mais aussi par synthèse, connue depuis 1969.

Mais ce n’est pas tout… Aussi surprenant que cela puisse paraître, notre corps produit ses propres cannabinoïdes, que l’on appelle les endocannabinoïdes, et qui sont notamment indispensables au bon fonctionnement de notre système nerveux. Ils sont présents – ainsi que leurs récepteurs appelés CB1 et CB2 – dans tout notre corps (cerveau, organes, tissus conjonctifs, glandes, cellules immunitaires). Le profil d’expression des récepteurs CB1 est extrêmement large et agit principalement sur le système nerveux central ; celui des récepteurs CB2 est surtout concentré en périphérie (peau et rate, par exemple) et dans le système immunitaire.

La fonction des endocannabinoïdes ? Participer à l’homéostasie, autrement dit au maintien d’un environnement interne stable malgré les variations survenant dans l’environnement externe, telles que le stress ou la pollution.

L’anandamide et le 2-AG sont les endocannabinoïdes les plus connus. Ils jouent un rôle essentiel dans le bien-être, la mémoire, la motivation, la douleur, l’appétit…

Les phytocannabinoïdes, comme le THC du cannabis ou le CBD concentré dans des variétés de chanvre spécifiques, agissent également sur notre système endocannabinoïde, comme les endocannabinoïdes que nous produisons. Mais ils ne vont pas le faire de la même manière.

Alors que le THC va se fixer en majeure partie sur les récepteurs CB1, au niveau du système nerveux central (expliquant son action sur le psychisme), le CBD va juste stimuler nos récepteurs sans se fixer à eux.

Les actions bénéfiques du CBD sur notre organisme

En activant les récepteurs CB2 qui se trouvent, pour la plupart, dans les cellules de notre système immunitaire et qui vont induire une production de cytokines pro- et anti-inflammatoires, le CBD va permettre la régulation de notre système immunitaire.

Il semblerait, par ailleurs, que le CBD soit capable de réduire les effets euphorisants du THC et, même, d’avoir une action sur les addictions en général.

Le CBD, en augmentant les niveaux d’endocannabinoïdes, exerce une action sur l’appétit, la mémoire, l’humeur ou encore la douleur. Bien évidemment, nous ne possédons pas encore une pleine compréhension de l’étendue du potentiel du CBD, en raison d’un accès légal restreint, mais le champ des possibles de cette molécule semble des plus prometteur.

Découvrez le potentiel du CBD avec SaveursCBD.fr

par Anthony Rebillot et Fabien Poncet
Fondateurs de Saveurs CBD x hemêka

Déjà populaire aux États-Unis et au Canada pour ses multiples vertus, ainsi qu’en Europe grâce à plusieurs décisions de justice et des essais cliniques en cours, le CBD intrigue. Avec cet article, on vous éclaire sur son potentiel.

Le CBD – ou cannabidiol – est le second composé le plus présent dans le chanvre. Il ne doit pas être confondu avec le THC : contrairement à ce dernier, il n’est pas psychotrope et ne provoque pas de dépendance. Il a même été retiré de la liste des produits anti-dopants, et est donc utilisé par les sportifs pour mieux récupérer. Pourquoi le marché est en plein boom ? Fin 2020, la Cour de justice de l’Union européenne a condamné la France dans l’affaire Kanavape. La Cour a jugé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, le CBD est considéré comme non dangereux pour la santé et son interdiction est sans fondement. Quelque temps après cette décision de justice, les CBD Shop ont fleuri dans l’Hexagone.

Le chanvre, une plante que l’on (re)découvre ?

D’un point de vue historique, il ne faut pas oublier que le chanvre est cultivé depuis des millénaires. Par exemple, le nom du fameux quartier de La Canebière, à Marseille, dérive de canebe, le cannabis ! C’est une plante peu gourmande en eau, cultivable sans pesticides et qui fixe extrêmement bien le carbone. Consommer des produits à base de chanvre, c’est aussi consommer plus durablement, encore plus lorsque la plante est française. Cela tombe bien, puisqu’en France, nous sommes le premier pays producteur européen ! Preuve qu’il ne faut pas diaboliser cette plante, mais plutôt démocratiser son usage tout en exposant ses potentiels bienfaits.

De potentielles vertus bienfaitrices ?

Des remèdes miracles ou panacées (remèdes universels), il en arrive de nouveaux tous les ans ; on peut donc légitimement se demander si le CBD fait mieux que les autres. La réponse ne se fait pas attendre. Depuis déjà quelques années, des études américaines ont réussi à démontrer les bienfaits du cannabis thérapeutique. Aujourd’hui, c’est en France que l’on souhaite prouver l’efficacité du CBD grâce à une étude regroupant 3 000 patients.

En parallèle à ces études, le CBD est déjà utilisé pour des formes d’épilepsie résistantes chez l’enfant (syndrome de Dravet, notamment). La question n’est donc plus de savoir si le CBD a un réel effet, mais plutôt d’établir ses limites.

Les usages actuels du CBD sous sa forme « bien-être » sont l’aide à la gestion de la douleur (syndrome prémenstruel, endométriose, fibromyalgie, effets des chimiothérapies, cancers, arthrose…), l’anxiété et les troubles du sommeil.

Le CBD étant lipophile (il se dissout dans les graisses), la forme la plus efficace pour une action corps entier est l’huile de CBD. hem?ka® propose une huile de CBD constituée de 2 ingrédients seulement : du CBD broad spectrum – ou spectre large –, sans THC, mais avec tout le reste des composés naturels présents dans la plante, et d’huile de graine de chanvre bio française.

Le CBD est un candidat sérieux pour briser le cercle vicieux des pathologies douloureuses et/ou stressantes, car il agit à plusieurs niveaux, qui s’autoentretiennent. Par exemple, le manque de sommeil peut provoquer une hyperalgésie (sensibilité exacerbée à la douleur), la fatigue peut amoindrir notre résistance au stress quotidien. Par ailleurs, comment dormir quand on a mal ? Avec le CBD, chaque personne pourra donc s’y retrouver en fonction de ses sensibilités personnelles.

N’oublions pas la relaxation. Il ne faut pas forcément être malade pour prendre du CBD. Une simple infusion avant le coucher renforcera le rituel pré-sommeil, primordial pour déconnecter après sa journée et tomber plus rapidement dans les bras de Morphée.

Un petit conseil d’utilisation : toujours se servir d’un corps gras, tel qu’un lait végétal ou du lait entier pour les plus gourmands afin de permettre une meilleure absorption du CBD. hem?ka® propose 3 recettes, qui associent une base de 60 % de chanvre d’Auvergne, naturellement riche en CBD à des plantes aromatiques et médicinales. Tous ces ingrédients sont certifiés Agriculture Biologique française. Retrouvez les infusions au CBD hem?ka® La Nocturne, La Relaxante et La Digestive sur saveurs-cbd.fr.

Pour aller un peu plus loin, le système endocannabinoïde (récepteur aux cannabinoïdes produits par le corps, sur lequel agit le CBD) est également présent en de nombreux endroits de l’organisme, notamment au niveau de l’épiderme. Le CBD aurait des propriétés régulatrices de production de sébum, en plus de ses capacités anti-inflammatoires.

Il serait donc un allié de choix contre l’acné chez l’adulte, mais aussi les maladies de peau liées au stress (eczéma, psoriasis, etc.) lorsqu’il est utilisé en cosmétique.

Une crème réparatrice pourra ainsi combattre l’assèchement caractéristique des peaux atopiques tout en aidant à soulager les poussées inflammatoires des maladies de peau ou des douleurs proches de l’épiderme (notamment l’arthrose des doigts). Un baume contenant de l’arnica et du CBD pourra également contribuer à soulager les petits maux du quotidien (bleus, muscles noués, courbatures, etc.) ou les névralgies en vous massant les tempes.

L’huile de graines de chanvre est également riche en oméga 3, 6 et polyphénols (antioxydants végétaux). Elle a donc un profil cosmétique et nutritionnel intéressant. Elle redonne de l’élasticité et de la brillance à la peau, aide à lutter contre les agressions oxydatives et nourrit le microbiote intestinal. Comme vous l’aurez compris, les possibilités sont nombreuses.

Enfin, n’oublions pas de parler de l’effet d’entourage du CBD. Ce dernier est plus efficace lorsqu’il est combiné à d’autres composés naturels présents dans la plante. Privilégiez donc le broad spectrum à l’isolat (CBD pur) dans vos huiles de CBD. Le full spectrum, même s’il ne pose légalement pas problème avec moins de 0,2 % de THC, peut positiver certains tests sensibles s’il est consommé en grande quantité.

Le CBD pour combler les lacunes des traitements conventionnels ?

La France est l’une des championnes en matière de consommation d’anxiolytiques et de somnifères. S’ils sont parfois nécessaires pour surmonter une maladie ou un traumatisme, ils sont trop souvent mal prescrits. En réalité, la durée de traitement d’hypnotiques ne devrait pas dépasser 4 semaines ! Or, leur consommation s’étale parfois sur des années. Par ailleurs, la qualité du sommeil est altérée pendant leur utilisation et les causes de ces troubles ne sont pas traitées.

Si le CBD n’entend pas remplacer ces molécules, il pourrait être une autre option pour limiter les doses, ou pour les personnes souhaitant se tourner vers des méthodes alternatives.

Même constat concernant les anti-douleurs et dérivés morphiniques, hautement addictifs : le CBD apparaît comme une solution prometteuse pour diminuer leur consommation et ainsi réduire les addictions médicamenteuses.

Alors, le CBD, solution parfaite pour les maux ? Beaucoup d’études sont encore en cours pour qualifier ses mécanismes d’action. Pour un grand nombre de personnes souffrantes ne trouvant pas chaussure à leur pied, le CBD est un composé prometteur, du fait de ses faibles risques sur la santé et de ses multiples actions sur l’organisme. Tant physiquement que psychiquement, il agit sur la sensation douloureuse, l’anxiété et les troubles du sommeil, il vaut donc la peine d’être testé pour des pathologies liées au stress et aux douleurs, mais aussi en cure détente. Autant pour un usage « bien-être » qu’en cosmétique, le CBD ne demande qu’à devenir un allié de choix dans votre quotidien.

Mais alors, quelles limites pour cette molécule miracle ?

Le CBD aide à retrouver une meilleure qualité de vie, mais, attention, des réserves existent. À haute dose, le CBD peut devenir un inhibiteur enzymatique (comme le pamplemousse) au niveau du foie ; c’est-à-dire qu’il contient une substance qui interagit avec certains médicaments, qui perturbe leur assimilation. Il faudra donc, dans certains cas, rester vigilant et, quoiqu’il arrive, en parler à son médecin pour surveiller l’impact sur ses traitements existants.

Si vous avez le moindre doute concernant votre fonction hépatique, un monitoring lors des premières semaines de prise du CBD est conseillé. Il ne s’agit pas d’une interdiction pure et simple, mais une adaptation de la dose pourrait être nécessaire.

Retrouvez toutes nos autres créations sur notre site : saveurs-cbd.fr

 Bonnes adresses

« La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

« La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

C’est la rentrée ! Vous m’avez l’air un peu inquiets. Cette histoire de masques, de vaccins et tout le toutim est bien compliquée. Sommes-nous condamnés à nous isoler de plus en plus en tête-à-tête avec nos téléphones dans des maisons fermées ? Ça va pas être simple. De l’isolement à la peur de l’autre, il n’y a qu’un pas, un tout petit pas. Le monde est en train de changer. Que dis-je, le monde a changé ! C’est une bonne occasion pour chacun d’entre nous ! De toute manière, il va bien falloir nous le manger, cet avenir qu’on nous décrit comme incertain. Est-ce que tu veux, simple spectateur, revoir le film d’avant en couleur, ou bien tu veux dépoussiérer deux ou trois trucs dans le genre « bienveillance », « respect de la nature » et, pourquoi pas, « écologie » ? Franchement, tu n’aimerais pas te balader dans des forêts propres, retrouver le goût des cerises et boire à la fontaine ? Ignorons les gougnafiers qui nous vendent des fringues à deux balles fabriquées par des minots du bout du monde, ou du guano en barquette en prétendant que c’est du « bon et pas cher ». Libérons-nous de cette peur collective qui me noue la gorge et allons chercher des sourires dans les yeux du voisin. Je sais que je vais encore me faire traiter de bisounours et qu’une fois de plus, les esprits « éclairés » vont me moquer et dire que c’est de l’écologie pour vieil enfant naïf. On va m’opposer le fameux « principe de réalité », et « la vraie vie, ce n’est pas ça », et « patin-couffin ».

Eh bien, moi, tout ça, je m’en désintéresse. Je suis une vieille chouette et tous ces discours qui se disent raisonnables me fatiguent. Ils ne sont là que pour protéger quelques faquins à rosette qui ne pensent qu’à me piquer mon oseille et ma liberté. J’ai décidé de tourner le dos à tous ces nodocéphales. Je sais que le monde est rempli de jolies personnes qui ne demandent qu’à y croire. Alors voilà, je revendique le droit de rêver et le besoin de faire de ce rêve une réalité. Et puisque la vie m’a offert une petite tribune, j’en profite pour te demander, ami lecteur, de me donner du bonheur en me la rendant plus jolie. Je sais que tu as déjà commencé !

Naturellement vôtre,

La Chouette

 

Elles ne savent pas…

Elles ne savent pas…

Dans le Bonheur d’être Nu (éditions Albin Michel), j’expliquais naguère combien le combat de médecins, d’hygiénistes, mais aussi de personnes de toutes conditions, fut long et difficile pour obtenir le droit tout simple de faire des cures de soleil, sur le corps intégralement nu. Dans La Méthode France Guillain, un chapitre est consacré à l’importance du soleil doux, direct, sur toutes les parties du corps sans exception. Les mammifères savent bien nous montrer cette importance lorsqu’ils s’exposent, en hiver, au moindre rayon de soleil, couchés sur le dos, les pattes bien écartées. En une demi-heure, ils doublent leur taux d’hormones.

J’écrivais donc que les naturistes, en leurs lieux très protégés, avaient dû créer les panneaux Nudité obligatoire, afin de protéger le droit au naturisme, qui est une hygiène de vie simple, que l’on ne doit pas confondre avec le nudisme. Le nudisme est juste le plaisir de bronzer intégralement ou de se promener nu.

Ces panneaux ont un rôle important dans la préservation de ce droit.

J’écrivais, il y a 24 ans, que le combat pour la liberté d’être nu, dans un lieu naturel et protégé, était comparable au combat féministe.

Que les jeunes femmes d’aujourd’hui, qui se moquent parfois de certains excès des féministes, « ne savent pas qu’un droit, une liberté n’est jamais définitivement acquise. Que ce qui était permis hier peut être interdit demain. (…) Au début du 20e siècle, les Allemandes avaient le droit de vote : Hitler le leur a retiré. » Que l’on voit dans le monde « des femmes qui ont été libres, elles étaient médecins et portaient des mini-jupes, comme en Afghanistan, et se retrouvent voilées, leurs libertés conquises difficilement leur ont été retirées dans la violence et la répression. Certaines paient ces retours à l’absence de liberté de leur propre vie. (…)

Le naturisme a la même fragilité. Il suffit pour cela de créer certaines peurs, des inquiétudes… »

Sachant que le naturisme a été un formidable levier de l’hygiénisme et de la naturopathie, de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, du respect des droits des femmes, du développement de l’alimentation bio et du respect de la nature – loin de toute politique – l’écolomag est le juste lieu pour s’en souvenir !

En ces temps terriblement perturbés, prenons garde de ne tomber dans aucun intégrisme, quel qu’il soit. Attention aux récupérations intéressées mais très dangereuses de notre amour de la nature.

Prenons exemple sur cette nature qui nous est chère, et nous montre comment plantes, animaux, insectes vivent en harmonie, s’entraident mutuellement, chaque vie ayant besoin des autres, et prenant soin des autres.

Pour que la quiétude, le grand soin des autres se développent le plus possible entre les humains. Pour que chacun de nous puisse respirer, se mouvoir, s’alimenter, s’abriter librement, le plus naturellement du monde.

La vie – qui était dite moderne – nous a beaucoup déshumanisés. Jusqu’à tolérer qu’il existe dans nos villes des personnes sans abri. Le chacun pour soi était surdéveloppé. Nos vies familiales et de labeur nous isolaient de plus en plus les uns des autres. La douceur de vivre était le plus souvent un rêve de vacances. Certaines fêtes familiales devenaient parfois le lieu d’affrontements par méconnaissance des personnes de sa propre famille. Une toute petite bête – pas terrible – a été le prétexte d’une immense prise de conscience à l’échelon mondial.

Certains pays y ont échappé, car ils ne possèdent aucune des richesses convoitées par les autres, et ils sont organisés en sociétés très paisibles, et en parfait équilibre avec la nature qui les entoure. Leur existence nous montre que nous pouvons en faire autant. La condition expresse pour y accéder est que chacun participe, à sa mesure, ne serait-ce que quelques heures par semaine, et aussi directement que possible, à la production de ce qui nous fait vivre, nos aliments.

Car plus nous sommes proches du sol, plus notre équilibre est stable. Plus nous participons directement à l’émergence de la vie, plus nous prenons confiance en nous.

Il est possible aussi d’augmenter notre autonomie en faisant de la couture, du tricot, du crochet, de la menuiserie, de la mécanique, de la restauration de bâtiments, ou en créant de très petites écoles. Lorsque l’on se trouve dans la tempête, il est très important de bien s’ancrer dans la matière, dans la vie pratique, dans l’organisation matérielle, qui favorise l’autonomie et la survie de chacun.

Les possibilités sont très variées dans un monde que nous avons d’ores et déjà commencé à construire, depuis des années, avec l’écolomag ! Car l’écolomag appartient au monde durable, celui qui survivra à bien de très petites bêtes !

Et mon voeu le plus cher, en cette rentrée, est qu’après la tempête, nous puissions tous nous réunir vraiment, physiquement, avec nos plus beaux sourires, pour une grande fête !

France Guillain
www.bainsderivatifs.fr
Page Facebook Méthode France Guillain
Appli

Bien-être

Bien-être

Bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans sa vie professionnelle et personnelle : être bien, c’est le bien-être. Un équilibre pas toujours facile à atteindre, peu considéré à sa juste mesure et pas toujours apprécié comme il le mériterait.

Mais c’est aussi, pour certains, une course sans fin pour viser un état de plénitude inaccessible, en recherchant toujours plus, en visant le mieux-être. Une démarche qui fait oublier l’instant présent, pour se projeter sans cesse dans un futur qui efface la perception du moment et le déconsidère… Sachons profiter de la convivialité d’un repas entre amis ! Sachons considérer notre situation matérielle au regard des plus démunis ou bien des habitants de certains pays qui ne peuvent avoir le même niveau de vie qu’en France.

Viser plus haut, chercher mieux est louable et légitime, mais à la condition de ne pas sacrifier l’appréciation du bien-être présent. Quand nous estimons notre situation justement, nous sommes dans l’estime de l’être.

La perception des facteurs négatifs joue un rôle, certes, mais avoir conscience des composantes positives de notre équilibre de vie est nécessaire. Sachons l’exprimer, cela aide à en prendre conscience. Nous pouvons nous plaindre, mais nous devons nous estimer heureux quand c’est le cas. Et cela peut prendre une multitude de formes. Il fait beau. On est bien ! J’ai de la chance… Et si renouer avec la nature, prendre patience et accepter les événements avec sérénité tout en prenant conscience du présent suffisait pour être dans cette posture ? Et si « l’être » était plus important que « l’avoir » et son cortège de biens matériels ? Les thématiques sur le sujet fleurissent dans les guides et autres livres de réflexion personnelle. Tant mieux. Mais sachons être pratiques et apprécier ce bienêtre que nous avons tous à notre portée. Respirez, vous y êtes.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Groupe
Laboratoire
Science et Nature

Conseils et vente à domicile www.body-nature.fr

 

Cosmétique naturelle des marais salants Produits écologiques et biologiques disponibles sur l’e-shop et en magasins bio www.guerande-cosmetics.com Cosmétiques bio en distribution spécialisée et e-commerce www.centifoliabio.fr

 

Voyage au bout d’un rêve (suite) Retour aux origines

Voyage au bout d’un rêve (suite) Retour aux origines

Le livre La ferme bio de They – Voyage au bout d’un rêve, récemment sorti, est présenté sous forme d’un feuilleton en plusieurs épisodes depuis le numéro de mai/juin 2021 de l’écolomag. La démarche essentielle de l’auteur s’appuie sur la défense de notre environnement, des richesses des espaces naturels, et la promotion des produits issus de l’agriculture biologique proposés aux consommateurs. Dans ce numéro, ce sont les origines de l’agriculture biologique que Gérard Garcia nous propose d’aborder.

S’inspirant de l’ouvrage de Claude Michelet (Histoires des paysans de France, éditions Robert Laffont, 1996) et de nos nombreuses recherches bibliographiques, nous ayant permis de retracer le vécu de nos lointains ancêtres, nous pouvons désormais mieux comprendre ce que fut l’évolution de l’agriculture au fil des siècles. D’abord bien sommaire, elle connut d’authentiques révolutions et des bouleversements déterminants.

Nous nous apercevrons, au fil des pages, que le monde agricole s’est forgé et transformé en intégrant petit à petit les différentes technologies issues de découvertes successives, dont l’homme a su faire profiter tous les secteurs de son quotidien.

En effet, à compter de ces jours où les hommes décidèrent de défricher des morceaux de forêts, par le feu et la hache de silex, et de les emblaver, ils furent contraints de rester sur place, non seulement pour surveiller et protéger la croissance des cultures, mais surtout pour en assurer la récolte.

Pour ces premiers paysans (étymologiquement : habitants d’un pays) et sauf catastrophe, guerres, épidémies, c’en était fini de l’errance des chasseurs-cueilleurs.

Et parce que la sédentarisation, donc la stabilité, est plus propice à la réflexion et aux plans à long terme que le nomadisme, c’est bien grâce et avec la naissance de cette agriculture – balbutiante, mais réelle – que les hommes s’acheminèrent vers une forme moderne de civilisation.

Avec les hameaux qui s’érigèrent et s’agrandirent au centre des terrains gagnés sur la forêt, se multiplièrent les artisans, les commerçants, les inventeurs aussi. Grâce à quoi, pour faciliter les échanges et le commerce, des sentiers, puis des chemins s’ouvrirent de village à village et sillonnèrent ainsi les contrées. Mais, déjà, nous en sommes maintenant vers les années 9 000 avant J.-C.

Les agriculteurs, peut-être fatigués de gratter la terre en vue des semailles avec des andouillers de grands cerfs ou de simples bâtons à fouir, dont ils durcissaient la pointe au feu, s’orientèrent vers une forme d’outil plus efficace : la houe !

Grâce à elle, à sa forme, à son solide manche que terminait une sorte de lame, en bois renforcé de silex, le « labour » devint un peu moins superficiel.

Autre progrès encore plus marquant, c’est aussi vers cette époque – et alors que, passant de la traction humaine à celle des animaux domestiques, certains se demandaient sûrement comment améliorer le halage des traîneaux et soulager les bêtes de somme, boeufs et vaches – qu’apparurent sur les chemins qui desservaient les villages et venant du sud-est les premiers attelages, garnis de roues des commerçants en quête de troc.

En ces temps-là, comme pour d’autres outils et d’autres cultures, nos lointains voisins de Mésopotamie et d’Égypte avaient de nombreux millénaires d’avance sur les propres grands-parents de nos Gaulois. Tellement d’avance que c’est aussi à eux que nous devons l’arrivée sur notre sol d’un instrument qui, malgré sa simplicité, fit faire un grand bond à l’agriculture : l’araire, tiré par 2 boeufs, remplace le bâton à fouir et se diffuse entre 7 000 et 5 000 ans avant J.-C. dans toute l’Europe. On peut dire, là encore, que cet outil, comme la roue, apporta une véritable évolution dans les façons culturales, donc dans l’extension des sols cultivés et dans les rendements.

Avec les bâtons à fouir et les houes, dont l’usage, malgré l’araire, perdura pendant des siècles, la terre était grattée en surface, puis ensemencée, mais elle n’était pas du tout retournée. Avec l’araire et bien que cet outil nous apparaisse aujourd’hui on ne peut plus archaïque, la terre, sans être découpée et retournée comme plus tard avec la bêche et surtout la charrue, était quand même mieux aérée car ouverte grâce aux raies que traçait le soc. Raies qu’il importait, bien entendu, de multiplier en quadrillant perpendiculairement le sol, parfois jusqu’à 4 fois de suite.

Bien plus tard, des inventeurs adaptèrent une paire de roues à l’avant de l’araire, rendant ainsi son emploi moins pénible et plus efficace. Pour ce faire, fallait-il encore que nos ancêtres entrent dans l’âge de métal. D’abord le cuivre aux environs de 3 500 ans avant J.-C. en Europe et 4 000 ans avant J.-C., voire plus en Perse, Palestine ou Égypte.

La naissance de la métallurgie donna un véritable élan à notre technologie et à ses répercussions, à tous points de vue.

D’abord et de par son coût et sa rareté, le fer fut principalement consacré à la fabrication des armes, qui servaient aussi d’outils. Puis, le matériel se démocratisant au travers de ce minerai moins rare, il fut adapté à l’agriculture par l’intermédiaire d’habiles forgerons, qui s’en servirent pour fabriquer de multiples pièces métalliques inhérentes à différents outils agricoles.

C’est aussi à cette époque que le cheval, alors domestiqué, est utilisé autrement que comme bête à viande.

À suivre…

Auto-édition – 126 pages, texte et photos format luxe 29 € – Frais de port offerts en France métropolitaine – Contact : gerard.garcia770@orange.fr

La ferme bio de They

Objectif Terres met en relation les paysans cédants et les candidats à l’installation en bio

Objectif Terres met en relation les paysans cédants et les candidats à l’installation en bio

Constatant les difficultés liées à la transmission de fermes et à l’installation de nouveaux paysans, et face aux nombreuses demandes, Terre de Liens, mouvement pionnier agissant pour faciliter l’accès au foncier agricole, a récemment lancé Objectif Terres : une plateforme d’annonces permettant la mise en relation entre candidats à l’installation, paysans cédants et propriétaires privés de terres agricoles. Un objectif : démultiplier les projets d’installations et de transmissions ! Alors que la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici une dizaine d’années et que les candidats à l’installation traversent un véritable parcours du combattant, l’accès au foncier et la reprise des fermes constituent des enjeux cruciaux. Face à ces constats, Terre de Liens a créé Objectif Terres pour mettre à disposition une plateforme d’annonces foncières dédiée à l’agriculture biologique et paysanne sur le territoire français.

Gratuite et accessible à tous, la plateforme permet d’effectuer des recherches avancées (avec des filtres par surface, production, prix, localisation, etc.), d’échanger en direct avec l’annonceur ou avec l’équipe de Terre de Liens Midi-Pyrénées, et offre également la possibilité d’accéder à des ressources ciblées pour les candidats à l’installation et les cédants, en lien avec le Centre de ressources de Terre de Liens. La plateforme se veut être une porte d’entrée pour tout porteur de projet souhaitant être accompagné par une antenne locale de Terre de Liens.

Bon à savoir : Terre de Liens Occitanie suit la mise en relation entre candidats à l’installation et paysans-cédants. Elle agit au quotidien avec des citoyens engagés localement pour apporter des éclairages aux personnes en recherche de foncier et à celles désireuses de mettre à disposition leur bien agricole. Un groupe d’une vingtaine de bénévoles est ainsi chargé de recontacter toutes les personnes venues vers l’association et ayant des questions relatives au foncier agricole. Chaque année, près de 300 hommes et femmes sont accueillis de cette façon.

Plus d’infos : www.objectif-terres.org

Fake or not ? : une collection qui décrypte les enjeux environnementaux faisant débat

Fake or not ? : une collection qui décrypte les enjeux environnementaux faisant débat

Des auteurs reconnus dans leur domaine analysent scientifiquement divers sujets environnementaux, avec des données pertinentes et vérifiées. Ils décodent les idées reçues, les déconstruisent et nous donnent des clés de réflexion pour lutter contre la désinformation et l’obscurantisme.

Comment y voir plus clair dans le magma d’informations, d’assertions et de rumeurs qui nous submerge ? Médias et réseaux sociaux nous plongent dans la confusion et la défiance. Il y a urgence à démêler le vrai du faux. La collection Fake or not nous aide à y voir plus clair. Ces livres scientifiques et pédagogiques décryptent le réel, déconstruisent les fake news et les idées reçues en s’appuyant sur l’analyse d’un scientifique, sur des chiffres, des faits et des ordres de grandeur. Une collection qui donne des repères fiables et aiguise notre sens critique pour identifier les conséquences de nos modes de vie et de consommation sur l’environnement. Tana éditions

1% for the Planet lance un appel au don

1% for the Planet lance un appel au don

Pour financer des actions concrètes en faveur de la planète

Et si chacun participait, en fonction de ses moyens, à financer les projets des associations environnementales ? La Terre s’en porterait probablement mieux… Le collectif 1% for the Planet organise, d’août à octobre, les Rencontres pour la Planète. Depuis le 23 août, le grand public a la possibilité de s’engager et soutenir financièrement le projet environnemental d’une association de son choix à l’aide des différentes vidéos postées sur le site web du collectif. Et, en bonus, le collectif s’engage à doubler la mise en abondant chaque don réalisé en ligne – c’est donc un total de 20 € reversés à l’association pour 10 € donnés !

La seconde phase des Rencontres pour la planète aura lieu les 5 et 6 octobre 2021. Elle rassemblera des associations et des entreprises prêtes à les soutenir via des dons. Le concept : des pitchs devant une assemblée de mécènes et retransmis en direct pour le grand public afin de permettre à 40 associations de présenter leurs engagements pour la planète et lever des fonds pour financer leurs projets pour 2022.

Grâce à l’engagement des entreprises et du grand public, 610 871 € ont pu être versés aux associations agréées de 1% for the Planet l’année dernière !

Plus d’infos : www.onepercentfortheplanet.fr
Pour retrouver les vidéos des différents projets : www.onepercentfortheplanet.fr/ les-projets-2021

« Pense à ta Belle Mer, recycle ! »

« Pense à ta Belle Mer, recycle ! »

Une opération lancée par Plaxtil et Essaimons, qui transforment les masques usagés en cendriers de plage

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, d’importantes quantités de masques jetables se retrouvent sur la voie publique et dans la nature, créant une nouvelle pollution écologique et sanitaire : un masque met, en effet, plus de 400 ans à se dégrader naturellement.

Avec la saison estivale, les acteurs du littoral français ont dû agir pour protéger les plages et la mer. C’est pour les aider dans cette lutte que Plaxtil et Essaimons ont lancé l’opération « Pense à ta Belle Mer, recycle ! ». Elle s’adresse à tous les acteurs publics et privés du littoral français (régions, départements, agglomérations, communes, mais aussi hôtels, restaurants, clubs de plage, clubs de voile et campings) et a pour particularités d’être circulaire, écologique et solidaire. Les organisations commandent une « Boîte qui recycle pour de vrai », dans laquelle ils récupèrent les masques usagés. Ces masques seront ensuite transformés en cendriers de plage, qui ont une double action écologique : ils luttent contre la pollution provoquée par les mégots et celle liée aux masques. Chaque « Boîte qui recycle pour de vrai » est vendue au prix de 96 € TTC, avec un tarif dégressif à partir de 3 boîtes commandées. Tous les bénéfices de l’opération « Pense à ta Belle Mer, recycle ! » seront reversés à des associations de protection des mers et des océans.

Plus d’infos : www.plaxtil.com
www.essaimons.com

I am Greta – Un film de Nathan Grossman

I am Greta – Un film de Nathan Grossman

Greta Thunberg, une lycéenne de 15 ans, ne supporte plus de rester les bras croisés face au dérèglement climatique. Elle entame, seule, une grève de l’école devant le Parlement suédois. Quelques personnes la rejoignent, puis des centaines, et bientôt des centaines de milliers d’autres. D’une détermination sans limite, elle interpelle les politiciens du monde entier et se bat contre la lâcheté de leurs décisions, motivées par des enjeux économiques. En l’espace de quelques mois, Greta devient une icône planétaire et la porte-parole de millions de jeunes qui veulent faire de demain un monde meilleur.

Distribué par KMBO – Sortie nationale
le 29 septembre 2021 – 97 mn

Être avec les Abeilles

Être avec les Abeilles

réalisé par Perrine Bertrand et Yan Grill

Depuis des millénaires, le peuple de la ruche entretient des relations étroites avec l’homme. Aujourd’hui, les populations d’abeilles donnent des signes de disparition et cela inquiète. Au-delà du miel, précieux nectar consommé par plus de 75 % de la population française, les abeilles nous sont indispensables, en assurant directement ou indirectement un tiers de notre alimentation, et sont nécessaires au maintien de la biodiversité. Résolument tourné du côté des abeilles, ce film lance un cri d’amour pour une apiculture plus responsable, où la priorité est portée sur le bien-être et la sauvegarde de ces insectes. Faisant intervenir des spécialistes, chercheurs, apiculteurs et associations, les réalisateurs Perrine Bertrand et Yan Grill proposent des pistes concrètes pour un futur avec les abeilles et les pollinisateurs. En prenant le contre-pied des idées reçues, ils nous invitent à être avec les abeilles au nom de la biodiversité.

« Changer notre regard sur la nature, travailler avec elle et non contre elle », un discours que Jupiter Films souhaite défendre pour éveiller les consciences et nous relier au vivant en conscience. Un film résolument tourné du côté des abeilles, plein d’espoir, enrichissant, engagé, enthousiasmant et politiquement incorrect… qui transformera notre regard sur cet insecte et le monde vivant.

Au cinéma en septembre 2021
Jupiter Films – 75 mn

L’équilibre alimentaire, une question de santé

L’équilibre alimentaire, une question de santé

En lisant ce dossier, vous vous direz peut-être que ce n’est pas pour vous, que vous avez déjà consulté une multitude de médecins et essayé tellement de méthodes sans succès. Que vous êtes gros parce que vous êtes fait ainsi ou que, de toute façon, ces 5 kilos ne disparaîtront jamais pour remettre cette petite robe d’été. En pensant cela, vous prenez déjà le contre-pied de ce qu’est l’Ayurveda : une attention privilégiée et bienveillante sur vous-même.

Mettez du positif, du repos et de la conscience dans vos actes. Pensez à votre corps comme un ami/allié auquel vous ne voulez surtout pas faire de mal et arrêtez de le considérer comme une machine. Les résultats ne tarderont pas.

 

Selon l’Ayurveda, une alimentation idéale suit 3 thématiques :

. La pureté

Elle consiste à éviter les toxines pour privilégier les aliments naturels et idéalement bio. Évitez aussi les plats transformés et tout ce qui peut nuire à votre équilibre, comme l’alcool ou les graisses saturées.

. L’énergie

L’énergie est ce que vous puiserez à la fois dans le plaisir de manger et dans les nutriments que vous absorberez. Choisissez de faire de chaque repas un moment de joie. Est-ce que vous préférez, par exemple, des fraises croulant sous la chantilly, englouties en étant accoudé au mange-debout d’une boutique un peu triste, ou des fraises savoureuses ramassées dans un bois et dégustées sur l’instant ? C’est cela, l’énergie de l’aliment : le plaisir de le voir, de le toucher, de le sentir et de le goûter en s’en faisant une joie. Ainsi, selon l’Ayurveda, les aliments énergétiques ne sont pas seulement ceux qui fournissent du « carburant » au corps pour pouvoir fonctionner, ce sont aussi ceux qui donnent de la bonne humeur.

. L’équilibre

L’équilibre est le fruit de vos envies, de vos besoins et de ce que vous proposez à votre corps. Trouvez ce dont votre organisme a besoin, comme l’eau, le sommeil ou des fruits et légumes. Adaptez votre apport calorique à votre niveau d’activité et choisissez des aliments frais et variés. Ne consommez pas de légumes flétris qui ne font pas envie, évitez les préparations sans saveur et, si vous n’avez plus que cela au réfrigérateur, utilisez des épices pour réveiller vos sens. N’oubliez en aucun cas que, selon l’Ayurveda, vous devez éprouver du plaisir à vous nourrir !

 

Un moyen simple de combler ses repas

L’Ayurveda possède une manière infaillible d’avoir des repas variés en utilisant à chaque fois les 6 saveurs que cette science a identifiées : sucré, salé, acide, amer, piquant et astringent.

L’Occident creuse ici un fossé avec l’alimentation ayurvédique, puisque l’on a généralement tendance à ne privilégier que les 3 saveurs retenues par l’industrie agro-alimentaire comme étant les plus addictives : sucré, salé et acide. L’amer, l’astringent et le piquant étant nettement moins dégustées en France.

1 – Le sucré

On y trouve les graines, les céréales, le pain, les pâtes, les huiles, les produits laitiers et les poissons. Le maïs, la patate douce ou l’igname enrichissent cette catégorie. Ces aliments sont, selon l’Ayurveda, les plus nourrissants. Ils sont riches en glucides, protéines et graisses. Attention, les aliments sucrés comme les barres chocolatées, soda ou même sucres raffinés n’ont pas leur place dans l’alimentation ayurvédique car ils ne sont pas naturels, donc ils ne sont pas indispensables à l’équilibre alimentaire.

2 – L’amer

Vous dégusterez des aliments amers avec les légumes, tels que les salades, blettes, brocolis, céleri, aubergines, épinards ou choux. Ils ont un effet anti-âge important et préservent très bien le coeur.

3 – Le piquant

Les aromates et les épices sont généralement gorgés de piquant : piment, oignon, ail, moutarde, menthe poivrée, origan, thym… Cette saveur est stimulante pour l’organisme, c’est la petite dose de vitalité à chaque repas ! L’Ayurveda les considère également comme antibactériens.

4 – L’acide

Cette saveur réveille l’appétit et facilite la digestion. On la retrouve dans des aliments tels que les fruits frais, le vinaigre ou le fromage. Les fruits au goût acide sont en général riches en vitamine C, qui prévient certains cancers et maladies cardio-vasculaires. L’acide doit être consommé par petites touches au cours des repas. L’alcool, qui entre également dans cette catégorie, doit être totalement évité dans une recherche de poids idéal, car il contient beaucoup de sucre.

5 – Le salé

On déniche généralement le sel dans un grand nombre d’aliments, comme la sauce soja, les algues et, bien entendu, le sel de table ! Cette saveur possède une action légèrement laxative et favorise la digestion, mais il ne faut en aucun cas en abuser car l’excès de sel peut également contribuer à la rétention d’eau et provoquer des dommages cardio-vasculaires.

6 – L’astringent

Cette saveur assez peu connue en Occident est très présente dans les pois (lentilles, soja…), les pommes acides, artichauts, asperges, champignons, pamplemousses, pommes de terre… Elle régule la digestion et favorise la cicatrisation.

 

L’Ayurveda, c’est aussi une constitution doshique

Un dosha est une énergie vitale, un lien direct avec la nature. Il en existe 3 dans l’Ayurveda et ils sont tous présents en chacun de nous. Il y a Vata, Pitta et Kapha. Ces doshas englobent toutes nos caractéristiques et sont responsables de tous les processus physiologiques et psychologiques de notre corps. Quand l’un de ces doshas prend le pas sur les autres de manière trop importante, cela entraîne un déséquilibre de tout notre fonctionnement. L’alimentation ayurvédique va donc viser à rétablir l’équilibre par une nourriture spécifique à chacun des doshas.

Les personnes de type Vata devraient favoriser les saveurs douces, acides et salées. Les Pitta privilégieront les saveurs amères, douces et astringentes et Kapha les saveurs piquantes, amères et astringentes.

 

Une bonne nuit de sommeil essentielle au poids de forme

Si vous mangez trop, vous dormirez mal. C’est déjà une bonne raison pour dîner un peu plus léger que d’habitude ; si vous n’y arrivez pas, faites suivre votre repas d’une promenade en plein air.

Le manque de sommeil perturbe le cortisol, qui affecte à son tour l’appétit. Un grand nombre de personnes en surpoids connaissent un sommeil de mauvaise qualité et n’en tirent que peu de bénéfices, ce qui incite ensuite à trop manger. Ne vous couchez jamais insatisfait, que ce soit au niveau de l’alimentation ou de ce que vous avez fait dans la journée. Au contraire, repensez à vos actions positives et soyez-en fier. Qu’il s’agisse d’avoir pris un escalier plutôt que l’ascenseur, de ne pas vous être resservi 2 fois des pâtes, d’avoir bouclé un dossier important ou consacré quelques minutes à appeler un ami. Ménagez un intervalle de 2 heures entre la fin du dîner et le moment du coucher.

Comme pour l’alimentation, l’Ayurveda considère que la nuit est un moment précieux pour l’organisme. Il a une utilité, le repos et un résultat : l’équilibre psychologique. Ne le négligez surtout pas si vous souhaitez retrouver votre poids idéal !

 

Une question de transit

Aller à la selle est un acte sain et nécessaire, qui justifie d’avoir toute votre attention. Avec un bon transit, facile et régulier, vous allez perdre du poids et vous sentir plus léger.

En Ayurveda, il existe un complexe pour réguler vos selles, c’est le triphala. Cette association de 3 baies a été élaborée par les médecins ayurvédiques pour libérer et nettoyer le côlon ! N’hésitez pas à l’utiliser en cures régulières.

 


 

Petit mémo des doshas

Vata, air et éther (ou espace) :

Quand le dosha Vata est dominant, cela donne des individus créatifs, enthousiastes, avides de liberté, généreux, joyeux, pleins de vitalité. Sur le plan organique, Vata est lié à la fonction motrice, les battements du coeur, l’inspiration et l’expiration, la stimulation des sucs digestifs.

Pitta, feu et eau :

Sur le plan de l’individu, ces tendances révèlent : ambition, concentration, confiance, courage, soif de connaissances, bonheur, intelligence. Sur le plan organique, Pitta est lié à la digestion et l’assimilation de la nourriture, le maintien de la température du corps, l’éclat des yeux et de la peau.

Kâpha, eau et terre :

Le dosha Kapha a pour qualités l’attention, la concentration, la compassion, la foi, l’accomplissement, la patience, la stabilité, la tendresse. Sur le plan organique, Kapha est lié à la douceur du corps, la distribution de la chaleur, la force et l’endurance, le sommeil et la longévité.

Grand dossier : Le chanvre, une plante d’exception !

Grand dossier : Le chanvre, une plante d’exception !

« Il existe un chevauchement important entre les usages du chanvre “bien-être”, du cannabis “médical” et du cannabis dit “récréatif”. Nous commençons néanmoins à peine à comprendre la pleine portée du Cannabis sativa L. Son influence sur la société ne peut être sous-estimée, et son impact sur les individus peut véritablement changer leur vie. »

Professeur Mike Barnes, neurologiste et expert en cannabis médical

 

Magnifié par certains et décrié par d’autres, le moins que l’on puisse dire, c’est que le chanvre ne laisse jamais indifférent. Longtemps tombé aux oubliettes, le chanvre revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec, notamment, le succès de l’huile de chanvre en cosmétique et des huiles bien-être au CBD.

Mais le chanvre n’a pas attendu le marketing moderne pour tenir une place de choix dans nos vies. Car ce végétal représente une ressource incontournable pour l’humanité depuis le néolithique, en ce qui concerne l’alimentation humaine ou animale, la fabrication de fibres végétales, l’imprimerie* mais aussi comme remède de santé.

Outil d’indépendance, indispensable à de nombreuses civilisations naissantes, le chanvre fut l’une des fibres végétales les plus cultivées sur notre planète, s’adaptant à tous les climats entre 0 et 3 500 mètres d’altitude.

Par conséquent, contrairement à ce que certains pourraient croire, le chanvre n’est pas une découverte du XXe siècle mais bien un partenaire de route historique, qui a su s’imposer au cours des siècles comme une plante polyvalente, efficace et salvatrice. Aux côtés de nos experts, je vous invite à (re)découvrir cette plante d’exception et à revenir sur quelques vérités souvent déformées.

* La première recette de papier de chanvre daterait de 105 après J.-C. et serait l’oeuvre de Cai Lun, un eunuque de la cour impériale chinoise.

NB : Toutes les informations sur le chanvre sont données dans un but informatif. Nous n’encourageons nullement la consommation de cannabis à usage récréatif.

 

Articles à voir :

Si le chanvre m’était conté…

Dossier santé : Le chanvre, une plante vraiment surprenante !

Dossier bien-être : Le chanvre, une plante caméléon

Dossier beauté : Le chanvre, une plante vraiment stupéfifiante

Si le chanvre m’était conté…

Si le chanvre m’était conté…

Le chanvre fut probablement l’une des premières plantes cultivées par l’homme pour sa fibre textile. Dès le néolithique, il fut choisi pour ses solides fibres, qui permettent notamment la confection de petits ornements pour des pots en terre cuite. Des archéologues ont également trouvé un vestige de tissu de chanvre dans l’ancienne Mésopotamie (correspondant à une grande partie de l’Irak actuel, l’est de la Syrie et le sud-est de la Turquie) remontant à 8 000 avant J.-C. Le chanvre semble aussi avoir été utilisé pour ses graines nourrissantes, qui ont permis un apport en matière grasse aux peuples qui le cultivaient.

Il est également considéré comme l’un des exemples les plus anciens de l’industrie humaine : dans le Lu Shi, une oeuvre chinoise de la dynastie Sung, on trouve une référence à l’empereur Shen Nung (28e siècle av. J.-C.) qui enseignait à son peuple la culture du chanvre pour son tissu. On retrouve encore le chanvre aux environs de 3 150 av. J.-C. durant l’Égypte antique, où il est mentionné dans le papyrus Ebers sous forme d’une huile chènevis (graines du chanvre) servant à calmer les inflammations.

Le premier usage « thérapeutique » documenté de produits dérivés du chanvre remonte à 2 737 av. J.-C., lorsque l’empereur chinois Sheng Nung recommande un thé infusé au cannabis pour soulager diverses affections, comme la mémoire, les rhumatismes et la goutte. La reine britannique Victoria aurait recouru au CBD pour soulager ses crampes menstruelles. Pour d’autres raisons, le régime international de prohibition du cannabis, depuis le début du XXe siècle, a toutefois freiné son essor dans la médecine moderne.

Pour la petite histoire…

Saint-Blaise était un médecin et évêque arménien, mort en martyr chrétien en 316 de notre ère. Dans les campagnes françaises, il était, entre autres, le saint patron des chanvriers et des cardeurs de laine.

Dans les monastères du Moyen Âge, outre le lin et la vigne, les moines cultivaient le chanvre pour se nourrir, se soigner, s’éclairer, fabriquer des cordes, du papier, des vêtements : aubes, surplis, chemises de nuit, draps, soutanes…

D’après l’historien Joseph Michaud, Jeanne d’Arc, dans sa jeunesse, « filait la laine et le chanvre » à l’aide de sa quenouille, matière première d’autrefois cultivée par son frère Jacques d’Arc, qui possédait la ferme de Domrémy et ses chènevières.

En 1455, la première bible éditée par Gutenberg est imprimée sur papier de chanvre !

À partir de 1470, les moines copistes rédigèrent leurs écrits sur du papier de chanvre ou de lin. Pendant 200 ans (de 1637 à 1840), les agriculteurs américains ont pu directement payer leurs impôts avec toutes sortes de chanvre (Cannabis sativa, indica, ruderalis).

En 1752, Franklin invente le paratonnerre, à l’aide d’une clé et d’une corde de chanvre humidifiée en guise de fil conducteur d’électricité car cela ne fonctionnait pas avec d’autres matières.

En 1776, la déclaration d’indépendance des États-Unis a été rédigée sur du papier de chanvre.

Le 26 juin 1794, lors de la bataille de Fleurus, en Belgique, un cordage de chanvre, tiré par 64 soldats français, permit au premier ballon captif d’observation militaire de déjouer l’invasion de la coalition européenne. Cette opération audacieuse contribua grandement à sauver la toute jeune république française. En 1897, Rudolf Diesel créait le premier moteur à combustion interne (qui porte toujours son nom). Celui-ci était alimenté, dès sa conception, avec de l’huile pure de chanvre, mais fonctionnait aussi à l’huile d’arachide, de maïs ou toute autre huile lourde.

Henry Ford, le célèbre fabricant de voitures et fondateur de la marque Ford, s’est servi de chanvre en 1941 pour la construction d’une voiture « végétale », dont la carrosserie et les pare-chocs étaient faits de chanvre, de sisal et de paille de blé.

Le chanvre, la plus utile et polyvalente des plantes : la preuve par 10 !

• Le chanvre est la plante qui possède le plus haut rendement en cellulose (77 % de son poids), soit 4 fois plus que le maïs. Cette matière glucidique biodégradable produit des amidons aisément transformables en plastiques bio garantis sans phénol ! De quoi remplacer le pétroplastique, qui pollue notre planète pendant environ 800 ans avant de se dégrader complètement !

• Le chanvre, par photosynthèse, émet comparativement 5 fois plus d’oxygène qu’un arbre des forêts tropicales, offrant un taux de captage de CO2 record, pour lutter contre le réchauffement climatique et l’effet de serre.

• Plante phare des énergies renouvelables, le chanvre occupe une des premières places en production de biomasse, matière organique utile à la création de méthanol, d’éthanol ou de biodiesel, à partir de l’huile fournie par les graines.

• C’est un incroyable papier (75 % de la production mondiale en 1883), naturellement blanc (sans chlore), écologique, avec un rendement 4 fois supérieur au papier bois. Le choix d’exploiter à nouveau ce matériau pour la papeterie éviterait non seulement la déforestation mais aussi les émissions de chlore et de sulfure, générant les pluies acides.

• Isolant biosourcé pour nos combles, le chanvre remplace avantageusement depuis peu la laine de verre et l’amiante. C’est aussi un matériau de construction idéal pour nos maisons.

• Le chanvre est l’une des fibres naturelles les plus résistantes sur terre ! Saviez-vous que les mots corde, ficelle, fil sont, d’après les définitions des dictionnaires de l’Académie française (jusqu’en 1939), « tirés de l’écorce du chanvre ou d’autres matières : lin, sisal, ramie, etc. ». Cette matière première imputrescible est encore présente, de nos jours, sur tous les chantiers, nos ports et même autour de nos robinetteries : c’est la fameuse filasse de plomberie.

• Excellent textile bio, nécessitant 11 fois moins d’eau pour sa culture que le coton, lequel utilise 25 % des pesticides produits dans le monde. Les fibres de chanvre sont plus solides et naturellement blanches. Le chanvre filtre 95 % des rayons ultraviolets (UV) et s’avère être le textile le mieux adapté à la peau humaine, avec le lin.

• Le chanvre est la plante maîtresse pour purifier les sols pollués. Ce végétal a même la capacité d’absorber le césium contenu dans les sols irradiés : il sert d’ailleurs à Tchernobyl et sa culture est envisagée à Fukushima.

• Les extraits de chanvre furent, pendant 60 ans, à la deuxième place des médicaments les plus employés aux États- Unis, juste avant l’arrivée de l’aspirine en 1899.

• Saviez-vous que les premiers moteurs diesels fonctionnaient avec de l’huile de chanvre ? Ancestrale huile d’éclairage, parmi les plus exploitées dans le monde, supplantée en 1800 par l’huile de baleine, puis par le kérosène (lampes à pétrole), vers 1850.

La botanique du chanvre

Le chanvre, nom français dérivé du latin Cannabis sativa L. (« chanvre cultivé », le L. signifiant « selon Linné », le nom du botaniste ayant en premier caractérisé la plante), est une dicotylédone à pétale de l’ordre des Urticales, famille des Cannabacées.

Commune aux latitudes françaises métropolitaines et d’outre-mer, cette herbacée annuelle, qui peut atteindre 5 m de haut, est principalement dioïque*, avec des pieds mâles grêles et élancés, et parfois de nature monoïque ou hermaphrodite. Les pieds femelles sont en général plus ramifiés. Ce n’est toutefois qu’à la formation des sommités (communément appelées fleurs) que l’on est en mesure de déterminer le sexe de la plante si elle est dioïque, ou bien son caractère hermaphrodite ou monoïque. Le chanvre se cultive en cycle court sur tous types de sol, mais préfère une terre légère, profonde et non hydromorphe**, avec un pH supérieur à 6,5. En France, il est semé entre avril et fin mai (pour éviter le gel) et sera récolté fin août (pour la fibre uniquement) ou mi-septembre (pour les graines et la paille).

Botaniquement parlant, le chanvre et le cannabis désignent par conséquent la même plante, puisqu’il s’agit simplement du nom latin. Mais il faut toutefois noter que le haschich provient majoritairement des plants femelles, tandis que le chanvre est issu principalement de plants mâles.

Il faut savoir que la culture de chanvre industriel est très réglementée, et l’Europe ne permet la culture que d’une trentaine de variétés, toutes homologuées au catalogue officiel des variétés européennes, avec un taux de THC*** inférieur à 0,2 %. Précisons que la plupart des variétés disponibles sont des hybrides entre les espèces sativa, indica et ruderalis.

La culture de semences de chanvre de ferme est pour l’instant totalement prohibée, car il existe des risques, d’une part celui d’augmenter le taux de fleurs mâles au rendement faible, et d’autre part celui de produire des cultivars, avec un taux de THC dépassant les normes en vigueur, en se plaçant ainsi dans l’illégalité.

3 dates à retenir…

2 août 1937 : aux États-Unis, le lobby des industries papetière, pétrolière, textile et pharmaceutique, aux intérêts convergents, réussissent à faire voter la loi RH 6385. Étonnamment, dès 1938, la firme Du Pont de Nemours, gros industriel de la chimie, dépose le brevet du nylon, sous licence de la société allemande IG Farben.

1953 : la France, premier producteur européen de chanvre, interdit son usage récréatif et médical.

2018 : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) reconsidère cette position en concluant, après expertise, qu’il est pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques, notamment en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques accessibles, médicamenteuses ou non. Fin 2019, l’Assemblée nationale donne son feu vert pour le lancement d’une expérimentation sur 3 000 patients pour une durée de 2 ans.

* Une plante dioïque est unisexuée, nécessitant 2 pieds, un mâle et une femelle, pour se reproduire. ** Désigne un sol qui est régulièrement saturé en eau. *** Le delta-9-tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde ayant le plus défrayé la chronique pour ses effets euphorisants et psychotropes.

Quelles parties de la plante utilise-t-on ?

La chènevotte est extraite de la partie centrale de la tige du chanvre. Remarquable éponge végétale, elle absorbe 10 fois plus d’humidité que la paille, soit 4 fois son propre poids. Réduite en copeaux, elle est idéale pour le paillage des sols et des massifs de fleurs, régulant naturellement, pendant environ 2 ans, l’humidité, la chaleur, et est un bon isolant phonique. On l’utilise d’ailleurs à Buckingham Palace comme litière pour les 30 chevaux des écuries royales britanniques.

La graine ou chènevis, très intéressante dans l’alimentation et dont on extrait aussi une huile à la fois combustible, cosmétique et alimentaire.

Les fibres, situées en périphérie de la tige et qui forment l’écorce de la plante. Elles sont réputées pour leur solidité et leur résistance. Suivant leur longueur et leur qualité, elles entrent dans la composition du papier, de la laine isolante, des cordes, du textile, des matériaux composites…

Les fleurs pour les cannabinoïdes (CBD ou le THC) qu’elles contiennent. À noter que ces dernières ne sont pas autorisées en France.

Dossier santé : Le chanvre, une plante vraiment surprenante !

Dossier santé : Le chanvre, une plante vraiment surprenante !

Le chanvre est une herbe vulnéraire composée de 400 éléments chimiques, aux nombreuses propriétés thérapeutiques, égrenant un long chapelet de recommandations médicales connues. Véritable panacée de la médecine douce, elle était directement appliquée sur les plaies et blessures par nos aïeux !

Côté alimentation, le chanvre n’a pas à rougir… Sa réputation de super-aliment est amplement méritée du fait de sa composition riche, équilibrée, et par les études confirmant ses qualités nutritives. Et pour varier les plaisirs, le chanvre se décline sous forme d’huile, de graine ou encore de farine.

 

Articles à voir :

le chanvre, un superfood ?

Zoom sur la réglementation du chanvre

le chanvre, un superfood ?

le chanvre, un superfood ?

avec Christophe Latouche
Artisan chanvrier depuis 1998

Artisan chanvrier depuis 1998, fondateur et président de la société L’Chanvre, Christophe Latouche s’est passionné pour le chanvre il y a bien des années. Il s’est intéressé à tous ses aspects : écoconstruction, textile, thérapeutique, pour finalement se spécialiser dans l’alimentaire. Bricoleur, confronté à l’abandon généralisé des technologies du chanvre, il ira jusqu’à inventer de nouvelles machines pour décortiquer les graines sans les écraser, lui permettant de proposer un produit d’une qualité incomparable. Depuis, il ne cesse de faire découvrir à un large public les bienfaits gustatifs et nutritifs de la graine de chanvre. Il nous était par conséquent impossible de nous passer de son expertise sur ce dossier.

On parle beaucoup de CBD ou d’huile de chanvre en beauté, mais peu de l’utilisation du chanvre dans l’alimentation. Pourquoi est-il avantageux de l’introduire dans l’alimentation ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le chanvre n’est pas une céréale mais un protéoléagineux, qui joue dans la cour des amandes, des noix et des noisettes.

Il est profitable d’intégrer le chanvre dans son alimentation, et à plus d’un titre, puisque l’on peut consommer les graines, l’huile végétale et la farine. Ces 3 aliments méritent le détour car ils allient à la fois des qualités nutritionnelles exceptionnelles à des qualités organoleptiques très intéressantes.

Commençons par les graines de chanvre. D’un point de vue nutritif, sont-elles plus utiles que les graines de chia ou de lin ? Si oui, pourquoi ?

Rien ne saurait égaler la graine de chanvre. Elle contient, en effet, environ 30 % de protéines complètes équilibrées, ce qui est exceptionnel. Quelques fruits à ses côtés composent un parfait équilibre alimentaire.

La graine de lin présente l’inconvénient de s’oxyder très rapidement une fois broyée, ce qui n’est pas le cas des graines de chanvre décortiquées. Leur consommation est donc plus simple. Les graines de chia contiennent, certes, des éléments nutritionnels intéressants, comme les oméga 3, mais pas d’oméga 6, et sont utilisées principalement pour leur capacité mucilagineuse.

Que contiennent-elles ? Sont-elles bioassimilables en leur forme décortiquée et/ou entière ?

Véritable super-aliment, les graines de chanvre contiennent environ 45 % d’acides gras essentiels polyinsaturés – dans les graines de chanvre, le rapport oméga 6/oméga 3 est de 2/1 à 3/1, et correspond aux proportions idéales pour la santé, établies de 1/1 à 4/1 maximum. Cet équilibre est tout simplement unique et contribue à faire baisser le taux de cholestérol, à prévenir les maladies cardiovasculaires et à renforcer le système immunitaire. La graine décortiquée renferme 30 % de protéines, dont notamment l’albumine (permettant de réaliser facilement du tofu de chanvre) et de l’arginine.

Ces protéines sont bien digérées et assimilées car elles ne possèdent pas d’inhibiteur de la trypsine, une enzyme nécessaire à la bonne digestion des protéines (contrairement au soja, à la viande, aux noix et au blanc d’oeuf). La graine décortiquée est par conséquent encore plus digeste.

Les graines comptent également 3 mg de vitamine E pour 100 g. Elles offrent, par ailleurs, une bonne teneur en sels minéraux – magnésium, phosphore, potassium, calcium –, oligoéléments – cuivre, fer, zinc, manganèse – et en vitamines B1, B6 et E.

À noter que la graine de chanvre non décortiquée a surtout un intérêt ornemental, mais pas de réel atout diététique. Elle est notamment appréciée pour son côté croquant dans un pain ou une barre de céréales.

Côté goût, sont-elles agréables en bouche ? Parlez-nous un peu de leur saveur.

Elles sont particulièrement goûteuses. Leur saveur s’apparente à celles de la noix, de l’amande ou encore de la noisette. À noter que plus la graine est sèche, plus elle est marquée en goût. Bien évidemment, ses qualités gustatives seront optimales si l’extraction est de qualité. Si le goût est rance, il est fort probable que le mode de transformation soit peu qualitatif. Si la graine est transformée de manière respectueuse, elle se conservera longtemps.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour consommer ces graines et varier les plaisirs ?

Très polyvalentes, elles peuvent être saupoudrées sans modération sur tous les plats chauds ou froids, sucrés ou salés : tartes aux fruits, crèmes, barres énergétiques, salades composées, grillades, salades de fruits, glaces, flans… En réalité, mieux vaut chercher où on ne peut pas en profiter ! Il n’y a pas de grand intérêt à les cuire, sauf de temps en temps pour l’apéro : poêlées avec des épices. Un régal !

Il y a aussi l’huile de chanvre à utiliser dans l’alimentation. Comment bien la choisir ?

Comme nous l’avons vu précédemment, l’huile de chanvre contient 80 % d’acides gras polyinsaturés, bien plus que l’huile de colza, qui plafonne à 30 %. L’huile de chanvre est un produit diététiquement exceptionnel. Quand elle est de qualité, c’est également une huile très intéressante d’un point de vue organoleptique. C’est une huile d’assaisonnement, qui se marie avec tout.

Au moment de choisir votre huile de chanvre, veillez à ce que :

L’huile soit pressée en dessous de 40 °C maximum. La graine soit d’origine française et issue de l’agriculture biologique, puis transformée en France. Pourquoi aller chercher une huile étrangère alors que nous sommes le premier producteur en Europe et le troisième mondial ? Les arnaques sont nombreuses, alors faites attention. Le prix doit être un indicateur : on ne peut pas acheter une huile de qualité, pressée à froid, à 2 € la bouteille. La couleur aussi est importante : une huile de chanvre de qualité est de couleur vert émeraude ; c’est la garantie de la présence de la vitamine E et d’une non-hyperfiltration de l’huile.

Quelles sont ses qualités organoleptiques ?

Elle est appréciée pour ses notes fruitées de noix, noisette et d’amande.

Supporte-t-elle bien la cuisson ?

Non, l’huile de chanvre est avant tout une huile d’assaisonnement, qui peut accompagner de nombreux plats, légumes, viandes, pommes de terre, pâtes, poissons…

Farine et protéine de chanvre, quelle différence ?

La farine de chanvre est issue du tourteau, résidu de la graine pressée, puis moulu finement afin de donner une farine alimentaire. La protéine est, quant à elle, passée dans un tamis plus fin afin d’obtenir une poudre encore plus fine, dépourvue au maximum de fibres, augmentant par conséquent le taux de protéines.

Quelques mots sur la farine de chanvre ?

Elle ne s’utilise pas seule mais en complément d’autres farines, à hauteur de 15 à 30 % du poids total de farines. Son goût de noisette teinté de notes vertes et terreuses, ainsi que sa couleur vert kaki, apportent une vraie touche d’originalité dans les recettes.

Elle possède un intérêt nutritionnel élevé avec pas moins de 35 à 55 % de protéines crues directement assimilables par l’organisme, les 8 acides aminés essentiels, un peu d’oméga 3 et 6, grâce à la pression à froid, de fibres, de vitamine E et de sels minéraux – magnésium, potassium, phosphore, fer… Une bonne cuillère à soupe de farine de chanvre a la teneur en protéines équivalant à celle d’un oeuf. C’est d’ailleurs une farine particulièrement intéressante pour les sportifs.

Comment utiliser ces protéines dans les recettes et en quelles proportions ?

Dans les smoothies, pour un apport important en protéines. Partout où l’on met de la farine de blé, il est possible d’intégrer un peu de farine de chanvre. Par exemple, pour faire twister un quatre-quarts, mettez 200 g de farine, 50 g de farine de chanvre, 4 oeufs, 250 g de beurre et 250 g de sucre. Le gâteau sera d’un vert lumineux, avec un léger goût de noisette.

Pour en savoir davantage sur L’Chanvre : https://www.lchanvre.com

 

Zoom sur la réglementation du chanvre

Zoom sur la réglementation du chanvre

Le Syndicat professionnel du chanvre : pour répondre aux enjeux d’une filière sécurisée et responsable

avec Aurélien Delecroix
président du Syndicat Professionnel du Chanvre (SPC)
fondateur de Green Leaf Company

Impossible de parler du chanvre sans évoquer l’omerta qui règne autour de cette filière et l’inertie réglementaire. Nous avons posé quelques questions à Aurélien Delecroix, président du Syndicat professionnel du chanvre (SPC), créé en 2018, pour nous éclairer sur ce dossier bien épineux. Aurélien n’est pas que le président du Syndicat professionnel du chanvre. Il est aussi à la tête de la société Green Leaf Company, au travers des marques Hello Joya (grandes surfaces spécialisées bio) et What The Hemp (grandes et moyennes surfaces), qui proposent une large gamme de produits alimentaires bio autour du chanvre, tels que des pâtes à tartiner, farines, barres protéinées, graines, granolas, produits au CBD (tisanes, huiles…). Car Aurélien a compris depuis longtemps que pour démocratiser le chanvre et rentabiliser la filière, il fallait fabriquer des produits finis prêts à consommer, pour faciliter aux consommateurs le premier pas vers cette plante d’exception.

Quelles ont été les motivations à l’origine de la création de ce syndicat ?

En 2018, nous avons assisté à la multiplication des créations d’entreprises en lien avec le CBD et, notamment, les désormais célèbres CBD Shop. Le grand public et les autorités publiques ont alors découvert l’existence d’une filière CBD en France. Or, aucun cadre réglementaire, aucune base légale n’avaient cours pour encadrer cette filière naissante et une grande suspicion régnait chez les décideurs politiques vis-à-vis de cette molécule nouvelle. Il apparaissait alors indispensable de créer une organisation capable de représenter la filière auprès des décideurs et de mettre en place des synergies entre les différents maillons de la chaîne.

Quels sont les acteurs de ce syndicat ?

Les adhérents du SPC reflètent la filière dans sa complexité. Nous retrouvons, à parts quasi égales, des producteurs, des fabricants/transformateurs et des distributeurs.

Aujourd’hui, le SPC compte plus de 120 adhérents, qui représentent des milliers d’emplois à travers la France. La typologie des entreprises concernées varie de la start-up ou TPE familiale jusqu’à des groupes comptant plusieurs centaines de salariés. Nous recevons également des demandes d’adhésion venant d’entreprises étrangères, qui souhaitent parfaire leur connaissance du champ réglementaire français et créer des connexions business avec leurs homologues dans notre pays.

Le chanvre coche aujourd’hui toutes les cases des enjeux contemporains : santé, agriculture, industrie, transition écologique. Et pourtant… le cadre réglementaire français empêche le développement durable d’une filière bienêtre. Comment expliquer cette inertie ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la frilosité – voire l’hostilité – des pouvoirs publics à l’égard de la filière chanvre. Tout d’abord, le chanvre et ses produits dérivés continuent de pâtir de l’amalgame qui est souvent fait avec le cannabis dit récréatif – le stupéfiant. D’autre part, la culture et la transformation du chanvre pour la valorisation des principes actifs sont une filière nouvelle en France, et, comme toutes les nouveautés, cela peut créer des inquiétudes. Pourtant, le chanvre a tout pour répondre aux enjeux de demain, tant en matière de bénéfices pour le consommateur que s’agissant de ses vertus agricoles et écologiques.

Quelles actions menez-vous au quotidien pour tenter de faire bouger les choses ?

Nous sommes en première ligne des discussions qui ont lieu avec les différents partenaires institutionnels. Durant les travaux de la mission parlementaire à l’Assemblée nationale, nous avons eu l’occasion de rencontrer des députés à de nombreuses reprises et d’être auditionnés. Nous rencontrons également régulièrement les services du Premier ministre, la MILDECA – Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives – ou les autres cabinets ministériels concernés pour faire valoir nos positions.

Quelles sont vos principales revendications pour faire évoluer la filière ?

Nous plaidons pour une filière française ouverte, encadrée et concurrentielle. Et cela passe par un cadre réglementaire stable, lisible et en accord avec les besoins des entrepreneurs du secteur. Il est impensable que les acteurs français ne puissent pas travailler dans les mêmes conditions que leurs homologues européens, qui peuvent néanmoins accéder au marché français.

Vous souhaitez notamment la modification de l’arrêté du 22 août 1990, qui précise les limites légales du THC dans le chanvre – de 0,3 jusqu’à 1 %. Pour quelles raisons ?

L’arrêté de 1990 est, en effet, une épine dans le pied de l’ensemble des opérateurs français. Et pour une raison simple : cet arrêté avait vocation à encadrer la culture du chanvre pour la valorisation des graines et des fibres. À la suite des récentes décisions, notamment le jugement de la Cour de justice de l’Union européenne dans l’affaire Kanavape, le Gouvernement a décidé de réécrire cet arrêté. La nouvelle version du texte vient d’ailleurs d’être notifiée à la Commission européenne. Hélas, les autorités françaises souhaitent, pour l’heure, persister dans une vision restrictive de la filière en interdisant notamment la commercialisation des fleurs brutes de chanvre. Nous regrettons cette position et allons d’ailleurs contester sa légalité en justice.

Pour quelles raisons serait-il intéressant de permettre aux agriculteurs de donner l’accès à de nouvelles variétés de chanvre ?

L’ouverture du catalogue des variétés autorisées est une nécessité pour les agriculteurs français. Le taux actuel de THC autorisé dans la plante doit être inférieur à 0,2 %. En rehaussant ce taux, les producteurs pourraient cultiver des variétés beaucoup plus productives en principes actifs et, notamment, en CBD. Cette mesure serait également un alignement sur ce qui est pratiqué dans de nombreux pays, où ce taux oscille entre 0,3 % et 1 %. Une nouvelle fois, les producteurs français sont désavantagés vis-à-vis des acteurs étrangers. Lors des récentes discussions européennes sur le prochain cadre de la PAC – politique agricole commune –, la France restait d’ailleurs le seul État à souhaiter conserver le taux de 0,2 % de THC, alors que l’ensemble des autres États membres s’accordent sur un passage à 0,3 %.

Les produits au CBD commencent à inonder le marché. Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour s’y retrouver et choisir des produits de qualité ?

L’important est, avant tout, de choisir un produit adapté à son usage et à ses attentes. Les personnes qui expérimentent le CBD pour la première fois se tournent généralement vers des produits à ingérer, comme des huiles, des gélules ou des boissons. Mais on peut également retrouver le CBD sous forme de cosmétiques, de produits liquides, de fleurs brutes à vaporiser ou à infuser, etc. Le plus important est de se tourner vers un fournisseur qui garantisse la traçabilité et le contrôle de ses produits. Cela peut passer par des informations relatives aux mode et lieu de culture du chanvre, au type de CBD que l’on retrouve dans le produit – isolat, broad spectrum, full spectrum –, au mode d’extraction utilisé, à la présence ou non d’un certificat d’analyse faisant mention du taux de cannabinoïdes présents dans le produit, etc.

Êtes-vous confiant sur l’évolution de la réglementation ?

Une chose est sûre : en France, la filière du chanvre émerge et représente un potentiel économique, social et écologique formidable. Il faut maintenant que ce dynamisme et cette volonté de bien faire soient accompagnés par des décisions justes et proportionnées en matière de réglementation. Il serait utopique de la part du Gouvernement de penser pouvoir s’opposer encore au développement de notre filière tant les différentes décisions de justice rendues ces derniers mois, comme l’engouement des Français pour le CBD, plaident en notre faveur. Le Syndicat professionnel du chanvre sera, quoi qu’il en soit, à l’avantgarde des discussions à venir pour obtenir cette reconnaissance réglementaire.

Le mot de la fin ?

Le développement de la filière chanvre en France n’est pas un mouvement déconnecté des attentes des citoyens. Au contraire, la fourmillante activité de notre secteur accompagne une demande des consommateurs français, qui ont à coeur de pouvoir accéder librement et en confiance à des produits CBD, qu’ils connaissent désormais pour une bonne part d’entre eux.

Nos décideurs politiques ont pourtant un coup de retard, tant dans la compréhension technique de notre filière que dans son potentiel pour le pays. Les acteurs économiques ont à coeur de créer une filière responsable, vertueuse et bénéfique pour tous et nous sommes convaincus que ce sont aujourd’hui ces derniers qui sont les mieux placés pour aiguiller les autorités publiques dans leur mission d’encadrement et de contrôle. Tout est désormais une question de volonté politique et de pragmatisme.

Pour en savoir plus sur le Syndicat professionnel du chanvre : http://syndicatduchanvre.org

Dossier bien-être : Le chanvre, une plante caméléon

Dossier bien-être : Le chanvre, une plante caméléon

S’il y a bien un domaine où le chanvre est roi, c’est le bien-être. Impossible d’ouvrir un magazine sans entendre parler de CBD, cet incroyable cannabinoïde qui nous redonne le sourire, la forme et soulage bien des maux. Mais que sait-on vraiment de lui ? Nombreuses sont les confusions avec son grand frère le THC, et nous ignorons bien souvent que notre corps produit aussi ses propres cannabinoïdes. Zoom sur trois lettres qui n’ont pas fini de révéler tous leurs secrets, et les conseils de nos experts pour une rentrée sans stress.

 

Articles à voir :

Mieux comprendre la chimie du chanvre

Le CBD, véritable panacée ?

Découvrez le potentiel du CBD avec SaveursCBD.fr

Le CBD, un formidable anxiolytique ?

Pourquoi du chanvre bio ?

Mieux comprendre la chimie du chanvre

Mieux comprendre la chimie du chanvre

Plante aromatique, le chanvre dispose d’une chimie complexe. Les études réalisées sur le chanvre ont à ce jour identifié plus de 120 phytocannabinoïdes, une substance spécifique d’origine terpénique, dont nous parlerons un peu plus loin.

L’étude des gènes de la plante montre que ces molécules seraient le résultat de la colonisation de la plante par un virus il y a plusieurs millions d’années.

Les dernières recherches se basent également sur l’usage d’un autre groupe de principes actifs : les terpènes, que le chanvre contient en grande quantité et avec une diversité inconnue ailleurs dans le génie botanique.

Les terpènes sont les molécules qui confèrent au chanvre son goût et son odeur et peuvent être isolés via des processus d’extraction. Ces processus se rapprochent de ceux employés dans la production d’huiles essentielles, également utilisées pour leur capacité d’amélioration du bien-être.

Le chanvre peut contenir plus de 120 terpènes, tous en très faible quantité comparativement aux cannabinoïdes. Les terpènes ne sont d’ailleurs pas tous propres au chanvre et peuvent se rencontrer dans de nombreuses plantes. Participant potentiellement et pleinement à l’effet dit « d’entourage », les plus étudiés sont :

  • Le myrcène, que l’on retrouve dans le laurier, le thym, le houblon (il donne à la bière issue de ce dernier son goût très reconnaissable). Il est pertinent dans le traitement contre les diarrhées ou l’hypertension ;
  • Le pinène tire son nom du pin, auquel il donne son odeur. Bronchodilatateur, il présente également de nombreuses propriétés, notamment anti-inflammatoires, antibiotiques et antibactériennes ;
  • Le linalol est présent dans la menthe, la lavande ou le basilic. Il est notamment utilisé comme anxiolytique et comme calmant ;
  • Le limonène, contenu, entre autres, dans les agrumes et qui dégage un fort parfum de citron. Il sert en médecine douce pour réduire les brûlures d’estomac et les reflux gastriques.

À noter que le chanvre a une manière bien spécifique d’utiliser ce limonène : il le combine à un acide organique, l’acide olivétolique, pour former un corps original, l’acide cannabidiolique. À partir de celui-ci s’enclenche une série de réactions chimiques qui conduisent à des phénols cycliques comprenant 21 atomes de carbone, successivement le cannabidiol, puis le fameux tétrahydrocannabinol, ou THC.

Le CBD, véritable panacée ?

Le CBD, véritable panacée ?

« Le corps utilise ses propres formes de cannabinoïdes pour réguler tous les processus biologiques et ces derniers sont activés par le système endocannabinoïde (SEC), le mécanisme de retour d’information de l’organisme. Le CBD et les autres cannabinoïdes agissent comme des compléments et modulateurs de ce système physiologique de communication cellulaire régulateur. L’avenir de la recherche sera donc basé avant tout sur ce dernier. » Christopher Tasker, directeur général de Global Cannabinoid Solutions, société anglaise experte dans l’étude scientififique des cannabinoïdes

Impossible d’évoquer les bienfaits du chanvre sans parler des cannabinoïdes.

Kézako ?

Les cannabinoïdes sont classés selon 3 catégories :

  • Les phytocannabinoïdes, issus du règne végétal, dont essentiellement le chanvre ;
  • Les cannabinoïdes de synthèse, obtenus en laboratoire par chimie ou transformation de cannabinoïdes d’origine végétale, destinés à un usage médical ;
  • Les endocannabinoïdes, naturellement sécrétés par notre organisme.

À propos des phytocannabinoïdes

La découverte de ce groupe de molécules typiques du chanvre et leur action sur notre organisme est très récente. Elles ont été mises en lumière pour la première fois dans les années 1940 par le chimiste Roger Adams, puis confirmées en 1964 par une équipe israélienne dirigée par le Pr Mechoulam. Les phytocannabinoïdes représentent ainsi une grande famille de composés chimiques, on en dénombre à ce jour plus d’une centaine.

Parmi eux, le fameux THC (delta-9- tétrahydrocannabinol) psychotrope, le CBD (cannabidiol) qui nous intéresse ici plus particulièrement, mais aussi le CBG (cannabigérol), le CBC (cannabichromène), le CBN (cannabinol), le CBL (cannabicyclol)…

À ce jour, le CBD est la deuxième molécule dans la plante s’agissant de sa concentration, après le delta-9-tetrahydrocannabinol ou THC. Généralement prédominant à l’intérieur des glandes de résine (trichomes) de la plante femelle de cannabis, le CBD peut s’obtenir par extraction des sommités, mais aussi par synthèse, connue depuis 1969.

Mais ce n’est pas tout… Aussi surprenant que cela puisse paraître, notre corps produit ses propres cannabinoïdes, que l’on appelle les endocannabinoïdes, et qui sont notamment indispensables au bon fonctionnement de notre système nerveux. Ils sont présents – ainsi que leurs récepteurs appelés CB1 et CB2 – dans tout notre corps (cerveau, organes, tissus conjonctifs, glandes, cellules immunitaires). Le profil d’expression des récepteurs CB1 est extrêmement large et agit principalement sur le système nerveux central ; celui des récepteurs CB2 est surtout concentré en périphérie (peau et rate, par exemple) et dans le système immunitaire.

La fonction des endocannabinoïdes ? Participer à l’homéostasie, autrement dit au maintien d’un environnement interne stable malgré les variations survenant dans l’environnement externe, telles que le stress ou la pollution.

L’anandamide et le 2-AG sont les endocannabinoïdes les plus connus. Ils jouent un rôle essentiel dans le bien-être, la mémoire, la motivation, la douleur, l’appétit…

Les phytocannabinoïdes, comme le THC du cannabis ou le CBD concentré dans des variétés de chanvre spécifiques, agissent également sur notre système endocannabinoïde, comme les endocannabinoïdes que nous produisons. Mais ils ne vont pas le faire de la même manière.

Alors que le THC va se fixer en majeure partie sur les récepteurs CB1, au niveau du système nerveux central (expliquant son action sur le psychisme), le CBD va juste stimuler nos récepteurs sans se fixer à eux.

Les actions bénéfiques du CBD sur notre organisme

En activant les récepteurs CB2 qui se trouvent, pour la plupart, dans les cellules de notre système immunitaire et qui vont induire une production de cytokines pro- et anti-inflammatoires, le CBD va permettre la régulation de notre système immunitaire.

Il semblerait, par ailleurs, que le CBD soit capable de réduire les effets euphorisants du THC et, même, d’avoir une action sur les addictions en général.

Le CBD, en augmentant les niveaux d’endocannabinoïdes, exerce une action sur l’appétit, la mémoire, l’humeur ou encore la douleur. Bien évidemment, nous ne possédons pas encore une pleine compréhension de l’étendue du potentiel du CBD, en raison d’un accès légal restreint, mais le champ des possibles de cette molécule semble des plus prometteur.

Découvrez le potentiel du CBD avec SaveursCBD.fr

Découvrez le potentiel du CBD avec SaveursCBD.fr

par Anthony Rebillot et Fabien Poncet
Fondateurs de Saveurs CBD x hemêka

Déjà populaire aux États-Unis et au Canada pour ses multiples vertus, ainsi qu’en Europe grâce à plusieurs décisions de justice et des essais cliniques en cours, le CBD intrigue. Avec cet article, on vous éclaire sur son potentiel.

Le CBD – ou cannabidiol – est le second composé le plus présent dans le chanvre. Il ne doit pas être confondu avec le THC : contrairement à ce dernier, il n’est pas psychotrope et ne provoque pas de dépendance. Il a même été retiré de la liste des produits anti-dopants, et est donc utilisé par les sportifs pour mieux récupérer. Pourquoi le marché est en plein boom ? Fin 2020, la Cour de justice de l’Union européenne a condamné la France dans l’affaire Kanavape. La Cour a jugé qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, le CBD est considéré comme non dangereux pour la santé et son interdiction est sans fondement. Quelque temps après cette décision de justice, les CBD Shop ont fleuri dans l’Hexagone.

Le chanvre, une plante que l’on (re)découvre ?

D’un point de vue historique, il ne faut pas oublier que le chanvre est cultivé depuis des millénaires. Par exemple, le nom du fameux quartier de La Canebière, à Marseille, dérive de canebe, le cannabis ! C’est une plante peu gourmande en eau, cultivable sans pesticides et qui fixe extrêmement bien le carbone. Consommer des produits à base de chanvre, c’est aussi consommer plus durablement, encore plus lorsque la plante est française. Cela tombe bien, puisqu’en France, nous sommes le premier pays producteur européen ! Preuve qu’il ne faut pas diaboliser cette plante, mais plutôt démocratiser son usage tout en exposant ses potentiels bienfaits.

De potentielles vertus bienfaitrices ?

Des remèdes miracles ou panacées (remèdes universels), il en arrive de nouveaux tous les ans ; on peut donc légitimement se demander si le CBD fait mieux que les autres. La réponse ne se fait pas attendre. Depuis déjà quelques années, des études américaines ont réussi à démontrer les bienfaits du cannabis thérapeutique. Aujourd’hui, c’est en France que l’on souhaite prouver l’efficacité du CBD grâce à une étude regroupant 3 000 patients.

En parallèle à ces études, le CBD est déjà utilisé pour des formes d’épilepsie résistantes chez l’enfant (syndrome de Dravet, notamment). La question n’est donc plus de savoir si le CBD a un réel effet, mais plutôt d’établir ses limites.

Les usages actuels du CBD sous sa forme « bien-être » sont l’aide à la gestion de la douleur (syndrome prémenstruel, endométriose, fibromyalgie, effets des chimiothérapies, cancers, arthrose…), l’anxiété et les troubles du sommeil.

Le CBD étant lipophile (il se dissout dans les graisses), la forme la plus efficace pour une action corps entier est l’huile de CBD. hem?ka® propose une huile de CBD constituée de 2 ingrédients seulement : du CBD broad spectrum – ou spectre large –, sans THC, mais avec tout le reste des composés naturels présents dans la plante, et d’huile de graine de chanvre bio française.

Le CBD est un candidat sérieux pour briser le cercle vicieux des pathologies douloureuses et/ou stressantes, car il agit à plusieurs niveaux, qui s’autoentretiennent. Par exemple, le manque de sommeil peut provoquer une hyperalgésie (sensibilité exacerbée à la douleur), la fatigue peut amoindrir notre résistance au stress quotidien. Par ailleurs, comment dormir quand on a mal ? Avec le CBD, chaque personne pourra donc s’y retrouver en fonction de ses sensibilités personnelles.

N’oublions pas la relaxation. Il ne faut pas forcément être malade pour prendre du CBD. Une simple infusion avant le coucher renforcera le rituel pré-sommeil, primordial pour déconnecter après sa journée et tomber plus rapidement dans les bras de Morphée.

Un petit conseil d’utilisation : toujours se servir d’un corps gras, tel qu’un lait végétal ou du lait entier pour les plus gourmands afin de permettre une meilleure absorption du CBD. hem?ka® propose 3 recettes, qui associent une base de 60 % de chanvre d’Auvergne, naturellement riche en CBD à des plantes aromatiques et médicinales. Tous ces ingrédients sont certifiés Agriculture Biologique française. Retrouvez les infusions au CBD hem?ka® La Nocturne, La Relaxante et La Digestive sur saveurs-cbd.fr.

Pour aller un peu plus loin, le système endocannabinoïde (récepteur aux cannabinoïdes produits par le corps, sur lequel agit le CBD) est également présent en de nombreux endroits de l’organisme, notamment au niveau de l’épiderme. Le CBD aurait des propriétés régulatrices de production de sébum, en plus de ses capacités anti-inflammatoires.

Il serait donc un allié de choix contre l’acné chez l’adulte, mais aussi les maladies de peau liées au stress (eczéma, psoriasis, etc.) lorsqu’il est utilisé en cosmétique.

Une crème réparatrice pourra ainsi combattre l’assèchement caractéristique des peaux atopiques tout en aidant à soulager les poussées inflammatoires des maladies de peau ou des douleurs proches de l’épiderme (notamment l’arthrose des doigts). Un baume contenant de l’arnica et du CBD pourra également contribuer à soulager les petits maux du quotidien (bleus, muscles noués, courbatures, etc.) ou les névralgies en vous massant les tempes.

L’huile de graines de chanvre est également riche en oméga 3, 6 et polyphénols (antioxydants végétaux). Elle a donc un profil cosmétique et nutritionnel intéressant. Elle redonne de l’élasticité et de la brillance à la peau, aide à lutter contre les agressions oxydatives et nourrit le microbiote intestinal. Comme vous l’aurez compris, les possibilités sont nombreuses.

Enfin, n’oublions pas de parler de l’effet d’entourage du CBD. Ce dernier est plus efficace lorsqu’il est combiné à d’autres composés naturels présents dans la plante. Privilégiez donc le broad spectrum à l’isolat (CBD pur) dans vos huiles de CBD. Le full spectrum, même s’il ne pose légalement pas problème avec moins de 0,2 % de THC, peut positiver certains tests sensibles s’il est consommé en grande quantité.

Le CBD pour combler les lacunes des traitements conventionnels ?

La France est l’une des championnes en matière de consommation d’anxiolytiques et de somnifères. S’ils sont parfois nécessaires pour surmonter une maladie ou un traumatisme, ils sont trop souvent mal prescrits. En réalité, la durée de traitement d’hypnotiques ne devrait pas dépasser 4 semaines ! Or, leur consommation s’étale parfois sur des années. Par ailleurs, la qualité du sommeil est altérée pendant leur utilisation et les causes de ces troubles ne sont pas traitées.

Si le CBD n’entend pas remplacer ces molécules, il pourrait être une autre option pour limiter les doses, ou pour les personnes souhaitant se tourner vers des méthodes alternatives.

Même constat concernant les anti-douleurs et dérivés morphiniques, hautement addictifs : le CBD apparaît comme une solution prometteuse pour diminuer leur consommation et ainsi réduire les addictions médicamenteuses.

Alors, le CBD, solution parfaite pour les maux ? Beaucoup d’études sont encore en cours pour qualifier ses mécanismes d’action. Pour un grand nombre de personnes souffrantes ne trouvant pas chaussure à leur pied, le CBD est un composé prometteur, du fait de ses faibles risques sur la santé et de ses multiples actions sur l’organisme. Tant physiquement que psychiquement, il agit sur la sensation douloureuse, l’anxiété et les troubles du sommeil, il vaut donc la peine d’être testé pour des pathologies liées au stress et aux douleurs, mais aussi en cure détente. Autant pour un usage « bien-être » qu’en cosmétique, le CBD ne demande qu’à devenir un allié de choix dans votre quotidien.

Mais alors, quelles limites pour cette molécule miracle ?

Le CBD aide à retrouver une meilleure qualité de vie, mais, attention, des réserves existent. À haute dose, le CBD peut devenir un inhibiteur enzymatique (comme le pamplemousse) au niveau du foie ; c’est-à-dire qu’il contient une substance qui interagit avec certains médicaments, qui perturbe leur assimilation. Il faudra donc, dans certains cas, rester vigilant et, quoiqu’il arrive, en parler à son médecin pour surveiller l’impact sur ses traitements existants.

Si vous avez le moindre doute concernant votre fonction hépatique, un monitoring lors des premières semaines de prise du CBD est conseillé. Il ne s’agit pas d’une interdiction pure et simple, mais une adaptation de la dose pourrait être nécessaire.

Retrouvez toutes nos autres créations sur notre site : saveurs-cbd.fr

Trouvez l'Écolomag

[table id=67 responsive=mode /]

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.