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La perte de poids, pourquoi et comment ?
Article paru le 02/05/2017 – actualisé le 02/05/2021
Le printemps est bel et bien installé, l’été arrive à grands pas. Nombreux sont celles et ceux qui, à cette époque de l’année, souhaiteraient se délester de quelques kilos pris durant l’hiver, ou parfois installés depuis plus longtemps. C’est le moment idéal pour se lancer dans cette entreprise puisque ce changement de saison est synonyme de détox et de régénération.
Au-delà de l’aspect esthétique que présente la perte de poids, l’impact sur le niveau de santé constitue également un intérêt certain. La perte de poids peut engendrer un rétablissement de certaines fonctions, pour le retour à un équilibre et voir certaines douleurs s’atténuer. Les résultats peuvent être divers :
- Régulation de l’hypertension artérielle et baisse des risques cardiovasculaires, avec, très souvent, des analyses sanguines sur la glycémie, les triglycérides et le « mauvais » cholestérol LDL améliorées.
- Réduction des douleurs inflammatoires au niveau articulaire. En effet, toute surcharge corporelle favorise l’arthrose et des douleurs au niveau des hanches, des genoux et de la colonne vertébrale, pouvant provoquer de réelles difficultés à effectuer certaines actions (marche, montée d’escalier…). Une perte de poids progressive épargne les articulations, avec davantage de confort au quotidien.
- Optimisation du retour veineux, moins de rétention d’eau et de risques de varices, ainsi qu’une sensation de jambes lourdes et de gonflement en fin de journée estompée.
- Amélioration du sommeil, avec notamment la diminution des ronflements et des apnées du sommeil.
- Meilleure qualité de la peau, moins d’acné et de réactions cutanées.
- Amélioration des performances sportives et augmentation de l’endurance, davantage de confiance en soi.
Attention : une perte de poids non préparée ou sans accompagnement peut rapidement tourner à l’échec, voire même entraîner des dysfonctionnements. Il peut être tentant de vouloir se débarrasser rapidement des kilos pris, mais il est toujours préférable de perdre moins vite que prévu et de le faire progressivement pour conserver ou retrouver la santé. L’alimentation et l’exercice physique sont bien évidemment des piliers majeurs dans la perte de poids, mais certains compléments alimentaires peuvent également vous y aider, notamment en matière de régulation de l’appétit, de consolidation du système immunitaire ou bien encore de drainage de l’organisme.
Les protéines pour la satiété et le renforcement
Aujourd’hui, les personnes qui limitent leur consommation de protéines animales sont de plus en plus nombreuses. Par conséquent, certaines d’entre elles peuvent se retrouver avec une proportion insuffisante de protéines dans leur assiette au moment des repas. Or, ces dernières sont indispensables à de nombreuses fonctions organiques : énergie, défenses immunitaires, santé de la peau et des cheveux, mais aussi maintien et développement de la masse musculaire et des os. En outre, les protéines jouent un rôle important dans le déstockage des graisses et sont donc essentielles dans le cadre d’une démarche minceur. En tant que naturopathe, je conseille de se tourner au maximum vers les protéines végétales. Ces dernières ont en effet l’avantage de ne pas acidifier l’organisme tout en fournissant principalement l’ensemble des acides aminés nécessaires. Elles apportent également des fibres, qui favorisent la digestion et le transit. Par ailleurs, dans le cadre d’une perte de poids, les protéines végétales sont tout indiquées pour combattre les fringales et les envies de grignotage grâce à leur fort pouvoir rassasiant et à leur teneur en minéraux.
Elles peuvent se prendre sous différentes formes : poudre de protéines dans un smoothie ou un bol de céréales pour le petit-déjeuner, légumineuses, tofu ou oléagineux lors des autres repas. Pour les plus gourmands, les poudres de protéines s’utilisent aussi en cuisson pour préparer des collations saines et équilibrées : crêpes, pancakes, muffins, gâteaux… Il suffit simplement de diminuer la quantité de farine et d’incorporer une portion de protéines pour obtenir des recettes délicieuses et légères en glucides.
Vitalité et défenses immunitaires
Durant le processus de perte de poids, il est important de veiller à couvrir correctement ses apports nutritionnels de base. Attention à ne pas trop réduire la quantité de nourriture au risque de ne pas ingérer suffisamment de vitamines et de minéraux et d’affaiblir l’organisme. Faites la part belle aux fruits, légumes, oléagineux et graines germées, qui sont très riches en enzymes, vitamines et minéraux. De même, tournez- vous vers les superaliments, tels que le moringa, qui soutiennent les défenses immunitaires et procurent l’énergie dont on peut manquer durant un rééquilibrage alimentaire.
La poudre de feuilles de moringa est particulièrement bien pourvue en vitamine C, mais aussi en vitamines A, B et E, ainsi qu’en calcium, fer, magnésium, potassium, sélénium et en acides aminés. Elle contribue à modérer la fatigue, améliore la digestion et le transit, régule la pression artérielle et a une influence positive sur la qualité de la peau et des cheveux. Véritable allié de la perte de poids, le moringa permet de contrôler la sensation de faim et l’appétit tout en stimulant le métabolisme, évitant ainsi l’effet yoyo des régimes. Par ailleurs, ses propriétés diurétiques participent à l’amélioration des problèmes circulatoires et de rétention d’eau.
Le moringa est une plante protectrice adaptée à tous, que l’on conseille sans risque aux sportifs, végétariens, enfants et seniors. Facile à utiliser, une cuillère à café au petit-déjeuner aide à l’amincissement, sans carence et tout en gardant santé et vitalité.

Circulation et drainage
Il est souvent conseillé de réaliser un drainage de l’organisme au moment de commencer un programme alimentaire en vue de perdre du poids. Cela est en effet bénéfique et optimise le fonctionnement des émonctoires, pour un nettoyage et une élimination en douceur des toxines et des déchets métaboliques. De réels bénéfices sont visibles par la suite sur la digestion, le métabolisme, la fatigue et le sommeil. Le drainage agit aussi efficacement sur la rétention d’eau, les jambes lourdes et/ou gonflées, la cellulite et la peau d’orange.
Certaines plantes sont particulièrement propices au drainage et à la combustion des graisses. Citons tout d’abord le thé vert, connu depuis près de 5 000 ans pour ses propriétés antioxydantes et son action contre les graisses, le café vert et le guarana, qui, non seulement, sont énergisants, mais aussi coupefaim et diurétiques. La vigne rouge est, quant à elle, incontournable. Associée à la reine des prés, elle est redoutablement efficace pour éliminer l’eau en excès dans l’organisme et atténuer la cellulite.
Lors d’un drainage, il est nécessaire de boire suffisamment chaque jour car cela favorise une élimination efficace et entraîne un nettoyage en profondeur. C’est pourquoi les draineurs sous forme liquide à diluer dans l’eau sont d’excellentes alternatives et offrent le moyen de rester hydraté(e) tout au long de la journée.
L’exercice physique et l’endurance
La perte de poids entraîne très souvent une meilleure vitalité et encourage, de ce fait, la pratique d’un sport régulier grâce à une énergie retrouvée. Dans ce cas, une attention particulière doit être portée à l’alimentation, afin que celle-ci fournisse les nutriments essentiels au développement de la masse musculaire et une combustion efficace des graisses. Des protéines végétales, des huiles de bonne qualité – comme les acides gras oméga 3 –, ainsi que les fruits et légumes frais sont des alliés précieux pour atteindre cet objectif. L’huile de carthame, concentrée en ALC (acide linoléique conjugué), stimule la croissance des muscles et augmente le métabolisme afin que les sucres et les graisses soient déstockés naturellement. Ainsi, la force et l’endurance sont améliorées progressivement et les performances sportives sont renforcées au fil des entraînements.
Le shatavari, la plante alliée de toutes les femmes
Des premières règles jusqu’à la ménopause :
le shatavari, la plante alliée de toutes les femmes
L’ayurvéda n’a pas fini de révéler ses secrets millénaires ! Plus que jamais d’actualité, ce système de soin holistique peut répondre avec efficacité à certains problèmes de santé auxquels les femmes sont sujettes, concernant notamment l’équilibre hormonal, l’appareil génital et la sexualité. Aujourd’hui, il est reconnu que le shatavari fait partie de ces plantes indispensables que l’ayurvéda utilise, entre autres, pour accompagner la santé féminine intime, des premières règles jusqu’à la ménopause.
La légende de « celle qui a 100 maris »
Le shatavari (Asparagus racemosus) est une espèce d’asperge sauvage qui pousse naturellement dans l’Himalaya et dans les régions tropicales et subtropicales de l’Inde où elle est de plus en plus cultivée : en effet ses propriétés, de mieux en mieux connues, attirent l’attention du monde entier ! Pour peu qu’elle soit dûment certifiée bio, la culture du shatavari est très positive à plusieurs niveaux, autant pour les agriculteurs que pour préserver l’espèce, qui, dans son habitat naturel, est considérée comme en danger.
Le mot shatavari a deux significations : l’une, littérale, provient de shat, qui signifie « cent », et avar, traduit par « en dessous » – la plante aux cent racines. Une autre interprétation de son nom sanskrit est tirée de vari, « maris » en français : shatavari se traduit également par « celle qui a cent maris » ! Le shatavari a donc, depuis des temps immémoriaux, la réputation légendaire d’être tellement puissant pour la sexualité féminine qu’il donnerait aux femmes la passion et l’endurance de connaître cent hommes.
Dans l’ayurvéda, le shatavari fait partie des rasayanas, c’est-à-dire les plantes et remèdes ayant pour but l’équilibre physiologique du corps et des organes pour maintenir jeunesse, santé et clarté mentale. Comme l’ashwagandha, le shatavari tient une place prépondérante dans l’ayurvéda.


Le shatavari : une plante aux feuilles ressemblant à l’asperge, aux racines impressionnantes.
Le shatavari et la santé féminine : des milliers d’années d’expérience
Au-delà de la légende, les milliers d’années d’observation et d’expérience de la tradition ayurvédique se conjuguent aux rapports scientifiques modernes, qui confirment l’intérêt pour la santé de ces savoirs anciens. Dans le cas du shatavari, son efficacité est réelle lorsqu’il est pris régulièrement et sur le long terme. Cela s’explique par la présence des composés spécifiques à la plante, qui lui confèrent les propriétés suivantes pour la santé féminine : galactogène (augmente la production de lait), antispasmodique utérin permettant de lutter contre les manifestations de douleurs utérines, notamment lors des règles, complétées par un effet sédatif/ relaxant sur l’appareil génital féminin. De plus, il faut souligner les effets adaptogène (renforce l’organisme dans son ensemble face à différents facteurs de stress, dont les bouleversements hormonaux), anti-inflammatoire, antioxydant et anti-dépresseur de cette plante extraordinaire.
De plus, l’ayurvéda considère le shatavari comme un tonique féminin polyvalent. Pour mémoire, une plante ou un aliment est dit tonique lorsqu’il a la capacité de fortifier l’organisme, stimuler sa résistance et optimiser le fonctionnement du corps en général, ou de certains organes en particulier. Voici une liste non exhaustive de la manière dont l’ayurvéda définit les propriétés tonifiantes et curatives ciblées de cette plante exceptionnelle sur la fonctionnalité de l’appareil génital féminin : le shatavari normalise les règles, diminue le syndrome prémenstruel (irritabilité, douleurs mammaires, céphalées, oedèmes), lutte contre les douleurs et les ménorragies (règles anormalement longues et d’abondance excessive, pouvant mener à l’anémie). Le shatavari diminue les leucorrhées (sécrétions génitales excessives), favorise la lubrification vaginale et augmente la libido. De plus, il induit un équilibre hormonal qui agit contre les symptômes de la ménopause et confirme à quel point cette plante est la meilleure amie des femmes à toutes les phases de leur vie.


Récolte et tri des racines avant séchage et broyage
Une association puissante avec l’ashwagandha
S’il est évident que les propriétés dont nous venons de parler font du shatavari un atout ciblé pour la santé féminine, il serait dommage de ne pas citer d’autres effets de cette incroyable plante pour la santé de tous. Chez les hommes, en particulier, son association avec l’ashwagandha n’est pas antagoniste comme on pourrait le penser de prime abord, mais bien complémentaire ! Que cela soit en sexualité ou pour les activités sportives, l’ashwagandha apporte endurance et résistance, alors que shatavari fournit force et stimulation. Associer ces deux plantes est à recommander fortement pour faire face à toutes les sollicitations du quotidien afin de mobiliser le meilleur de soi-même.
D’autres propriétés du shatavari méritent d’être soulignées et, entre autres, son action anti-ulcérogène et gastroprotectrice (continuité de l’épaisseur du revêtement muqueux) sur tout le système digestif, y compris les affections intestinales. Le shatavari lutte en effet directement contre les ulcères en potentialisant les facteurs de protection naturels : prolongation du temps de vie des cellules du revêtement muqueux, augmentation de sa résistance et de la continuité de son épaisseur.
Les propriétés du shatavari sont encore nombreuses à énumérer et à découvrir ! Nul doute qu’à l’instar de l’ashwagandha, le shatavari est en voie de devenir une plante essentielle et incontournable de la phytothérapie contemporaine. Il est important de préciser que le shatavari ne présente aucune toxicité ! Son usage est totalement sécurisé et le respect des doses prescrites permet une efficacité maximale sans craindre d’effets secondaires.

Comment prendre le shatavari ?
Dans la tradition ayurvédique, c’est l’usage de la poudre de racine du shatavari qui est utilisée, de préférence dans du lait tiède, qu’il est aisé de remplacer par un lait végétal auquel on aura éventuellement ajouté un corps gras. Dans l’ayurvéda, les corps gras potentialisent la biodisponibilité des principes actifs car ceux-ci sont en partie liposolubles. Une tisane tiède avec un peu d’huile de coco fera également l’affaire. On consommera de préférence une cuillère doseuse (5 g environ) 1 à 2 fois par jour. En cas de troubles avérés Shatavari doit être prise avec une grande régularité sur des périodes longues (plusieurs mois) et aussi longtemps que nécessaire. Cependant, comme dans tous les traitements phyto-thérapeutiques, une pause occasionnelle de quelques jours est recommandée tous les 3 mois.
Qu’est-ce qu’une orgonite ? par Marie Vignaud
Une orgonite est un outil thérapeutique constitué de cristaux, de minéraux et de métaux choisis pour leur capacité à garder et émettre une intention (mantras et intentions qui seront intégrés pendant la fabrication) en lien avec leur pouvoir thérapeutique naturel. L’ensemble est coulé dans une résine transparente qui reste neutre au niveau énergétique.
Quels sont les bénéfiques des orgonites ?
Elles permettent de rééquilibrer les sept chakras principaux. Elles améliorent la qualité de notre sommeil, nos pensées négatives, diminuent notre fatigue, inspirent un comportement plus joyeux, neutralisent l’impact négatif de toutes sortes de rayonnement électromagnétiques, relèvent le taux vibratoires des personnes, de tous les lieux, de toutes les plantes et tous les animaux, harmonisent les énergies d’une maison, du jardin, d’un lieu de travail, d’une salle de classe pour une meilleur concentration, pour les thérapeutes, les particuliers, les géobiologues….
Comment agit-elle ?
L’énergie émise en permanence par l’orgonite correspond à la fois aux vibrations que possèdent les pierres naturelles qu’elle contient mais aussi et surtout à la capacité du thérapeute de transmettre une information positive pendant la fabrication qui sera décuplée grâce notamment aux métaux.
L’énergie dénommée “orgone” est une énergie libre, elle est omniprésent. L’orgonite doit être considérée comme un être vivant qui demande attention, soin, amour, contact, douceur bain de soleil au lever du jour et au contact à la terre de préférence.
Je personnalise votre orgonite :
La fabrication de mes orgonites est une démarche spirituelle et artisanales : c’est avec vos intentions et en connexion avec les êtres de lumière, et mon moi supérieur que j’obtiens ces pièces chargées d’énergie divine. En fonction de vos désirs de changement que vous souhaitez voir naître, j’intègre des mantras et des couleurs qui se connecteront à vos chakras et tous vos corps subtils.
Je propose également un accompagnement avec votre orgonite pour un un soin en auto-guérison suivi d’un entretien, d’un protocole et d’une méditation guidée et personnalisée.
Je vous invite à visiter mon site pour repérer les modèles et les tarifs, mais les commandes ne se feront qu’en direct (choix délibéré) car chaque orgonite est unique et personnalisable, quelle que soit sa taille, forme, couleur, minéraux…
Marie Vignaud
Je suis thérapeute intuitive, énergéticienne, canal de lumière et créatrice d’orgonite. Ma vie est consacrée à la spiritualité et je suis très heureuse de pouvoir me consacrer aux autres en leur transmettant mon aide à travers mes créations d’orgonites et les soins. Je ne cesse de m’initier pour évoluer toujours et encore dans l’amour, dans la joie de pouvoir aider, échanger, partager. Recevez toute ma gratitude.
Marie Vignaud – marievignaud63@yahoo.fr – 07 82 23 00 23 https://entre-coeurs-orgonites.fr/
« La ville a une figure, la campagne a une âme. » Jacques de Lacretelle
On me dit que votre monde change ! On me dit également que vous travaillez de plus en plus de la maison. Vous appelez ça le « télétravail ».
À partir de là, vous êtes nombreux à être tentés par une vie plus rurale, plus écolo, plus près de la nature, des vraies valeurs et, en plus, « il paraît que c’est moins cher. »
Le rêve… Plus de cravates. Fini le repas en barquette au self. Bientôt, ce sera du poulet bio de chez le voisin… ou, mieux, du poulet « élevé maison » dans la cour de votre chaumière à « LA CAMPAGNE ». Fini les réunions à rallonge. Bonjour, les visioconférences avec juste une petite chemise que l’on voit à l’écran. Pour le reste, un short et des pantoufles.
Et pourquoi pas quelques légumes bio du potager dans le jardin. Eh bien, je vais te dire, ami…
Ce n’est pas si simple. La campagne, c’est comme le reste. Ça s’apprend. Ça se mérite et, surtout, ça se respecte !
Surtout si tu as dans l’idée de vouloir vivre plus « écolo ». Il va te falloir sonner le rassemblement dans le compartiment patience et humilité qui se trouve entre tes deux oreilles. J’en ai connu plein qui ont tenté l’aventure et qui, en bon écolo-urbains, ne voulaient rien changer à leurs habitudes de vie.
Il paraît qu’il en est qui ont porté plainte contre leur voisin qui élevait des poules avec un coq. Un combattant, un râleur qui passait son temps à courir les filles et à grimper sur des murs pour pousser des cris de guerre. Ils n’arrivaient plus à se concentrer sur Netflix, les « pauvrinous ». Et puis, il y a les autres, les « puristes » qui ne veulent plus du « système » et qui sont persuadés que c’est en le fuyant que l’on combat le mieux.
Enfin, pour faire court, cette histoire de vivre à la campagne ressemble furieusement à une auberge espagnole où chacun mange ce qu’il y apporte. J’ai plein de poteaux qui ont choisi de vivre à la campagne et qui y sont très heureux. J’en ai même quelques-uns qui, au fil du temps, sont devenus de plus en plus écolos.
Mais ces gens-là ont appris pendant un bon moment à changer leur mode de vie. Et tous, sans exception, sont bons voisins, modestes, bienveillants et tolérants.
Alors, si tu te sens prêt, prends le temps d’y réfléchir, de bien te préparer et, ensuite, fonce. Je t’attends ! Naturellement vôtre,
La Chouette

Comme les hirondelles
Il fut un temps, de plus en plus lointain dans les grandes villes, un temps qui avait duré quelques millions d’années, où les hirondelles vivaient, chaque année, six mois de leur vie auprès des hommes. Elles ne les craignaient point, tout le monde se réjouissait, elles annonçaient le printemps.
Au creux des toits des maisons, sous la charpente des granges ou des étables, dans la soupente du préau de l’école ou de celui de l’église, voletant au-dessus des humains ou des animaux de l’étable, nous les voyions passer et repasser, pour bâtir leurs nids.
Dans leurs becs, c’était ici une brindille, là-bas une fine paille ou un fil échappé de quelque haillon d’épouvantail de jardin. Elles entrelaçaient ce petit matériel qu’elles collaient soigneusement de leur salive, ajoutant quelques duvets ou morceaux de laine déposés sur une barrière où s’était frotté un mouton.
Ainsi leur nid douillet était prêt pour deux ou trois oeufs, sur lesquels père et mère se relayaient sans cesse afin de les garder bien au chaud.
Enfin naissaient les oisillons, mais avec quel tapage ! Père et mère allaient sans cesse quérir moustiques, mouches et toute sorte d’insecte friand de ce qu’il trouve sur les animaux et les gens, mais aussi ceux qui nuisent aux récoltes. Nul besoin de pesticides, les hirondelles faisaient le travail. Dans les villes, elles se régalaient de moustiques et de mouches, au soulagement des humains.
Les longs cous et les longs becs ouverts ou piaillants étaient un enchantement pour les enfants comme pour les grands.
Ce spectacle émouvant nous renvoyait ce que nous-mêmes, humains, vivions.
Dans les écoles des villes, c’était comme un morceau de nature, d’amour tendre, d’émerveillement.
Alors est venu le temps de l’hygiène. De l’hygiène absolue. Aucune minuscule crotte d’oiseau ne devait pouvoir souiller la cour de récréation. Seul un bon dieu sait peut-être quelles maladies terribles risquaient d’attraper les enfants. Et les enseignants.
Parents et enseignants applaudirent. Il fut décrété que les hirondelles n’auraient plus leur nid où elles le souhaitaient, parmi les hommes. Et l’on colmata tous les recoins qui leur servaient de refuge. Nous étions (car j’y étais) si peu nombreux à soutenir les hirondelles, que c’est l’avis de la masse, ou de la mairie, ou de quelque chef suprême qui l’emporta !
Dans la cour bétonnée, sans un arbre, puisque les feuilles par terre, c’est sale aussi, sans un jeu autre que le toboggan d’un mètre de haut seulement, car la cage d’écureuil, la balançoire, le grand toboggan avaient disparu depuis longtemps car c’est dangereux, les enfants de l’école maternelle avaient perdu le bonheur des oiseaux du printemps.
Au nom de l’hygiène, de la santé, de leur sécurité sanitaire vue d’en haut. Pas vue de leur hauteur. Vue de ceux qui ne sont jamais venus dans la cour. De ceux qui n’ont jamais observé la vie des hirondelles et de leurs petits, de ceux qui n’ont pas compris le bonheur fou qu’elles apportaient aux tout petits enfants.
À tant d’enfants qui n’ont que les bonheurs de la ville. Et jamais ceux de la campagne. Ne laissant à ces enfants que le risque de recevoir, sur leur tête, une gigacrotte de biset1, la mairie n’ayant pas eu le temps de les exterminer.
Les enfants d’autrefois ont-ils souffert de tant de graves maladies apportées par les hirondelles ? Certes non. Mais au nom de la santé, on les prive de ce qui est le plus important pour la leur, le bonheur. Le bonheur d’observer les papa et maman des oiseaux remplir les becs de leurs petits. Le bonheur de voir les petits apprendre à voler, accompagnés de leurs parents.
On voit là combien, à trop vouloir faire le bien, on peut faire le malheur des autres.
Sachez tout de même que ce qui va suivre le grand souci de notre santé, ce sera le grand souci de l’écologie. Et cela est déjà en route, à l’instant même où vous lisez ces lignes. Au nom de l’écologie, il est en effet prévu de supprimer beaucoup de nids. Les nids trop chauds ou trop froids, les nids mal placés, que les oiseaux n’auront pas toujours les moyens ni le temps de rendre plus chauds ou plus frais. Des nids isolés, pas assez écologiques.
À l’instar de L’hirondelle et les petits oiseaux de Jean de La Fontaine dont je vous parlais naguère, je vous supplie de ne point tomber dans les rets2 de l’obsession écologique, tout aussi dangereuse si ce n’est plus pour le bonheur des petits enfants comme pour celui des grands. Une hirondelle ayant beaucoup voyagé, elle a aussi beaucoup appris ! Tâchons de ne point donner vérité à la moralité de cette fable qui nous dit que « nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres, et ne croyons le mal que quand il est venu. »
Prenons garde de ne pas tarder à le comprendre ! Sinon, comme les hirondelles, nous perdrons nos logis !
Sachons de l’écolomag tirer beaucoup de science, tout en sachant raison garder !
France Guillain
www.bainsderivatifs.fr
Facebook : Méthode France Guillain
franceguillain@yahoo.fr
1- Biset : gros pigeons des villes
2- Rets : filets
Écoute
Qui n’a jamais dit d’une personne qu’elle entend mais n’écoute pas ? C’est qu’il ne faut pas confondre l’ouïe, qui est un sens, avec l’écoute, qui est un art.
Savoir écouter demande humilité et sagesse. Être à l’écoute, c’est faire preuve d’humanité, être capable de se détacher de soi pour être disponible à l’autre ou pour se concentrer sur un sujet. Cela demande de l’effort !
Nous devons prendre du temps pour écouter ce qu’un interlocuteur veut dire. Il faut tendre l’oreille pour écouter le coeur battre… Oui, écouter, c’est être attentif. C’est respecter son interlocuteur, mais c’est aussi se respecter soi-même : c’est se connaître et détecter des signaux précurseurs de maladie lorsque l’on écoute son corps ou bien se laisser aller à la générosité lorsque l’on écoute son coeur. Écouter fait progresser. Dès le plus jeune âge, lorsqu’il faut écouter ses parents, puis, après, en étant attentif au professeur lors du parcours scolaire, et même adulte, avec les podcasts, nouvelle forme d’écoute qui permet de s’affranchir des contraintes de lieu et de temps.
L’engouement formidable de ces derniers est révélateur : nous n’avons jamais eu autant besoin d’écouter, d’apprendre, de progresser. Tant mieux. Mais cette envie d’être attentif à soi-même doit se conjuguer avec l’envie d’être attentif à autrui, bien sûr, mais plus encore avec l’attention portée à des sujets plus « grands » !
Nous entendons bien les débats parfois lointains sur le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité.
Mais savons-nous agir à notre échelle, modestement, pour une consommation plus responsable ? Savons-nous écouter le bon sens qui milite pour des légumes de saison ? Savons-nous écouter la nature, qui ne connaît pas le principe des déchets, pour réutiliser ou recycler plutôt que de jeter ? Je pense que oui. Nous progressons chaque jour toujours plus vite, même si nous restons encore impatients.
L’écoute est la plus belle marque de respect que nous pouvons faire à son prochain. À la vie. Laissons parler notre interlocuteur. Prenons le temps d’écouter le silence de la forêt. Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir, comme l’exprimait Richelieu.
Alors, agissons ! Sachons écouter.
Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Groupe Laboratoire
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Les huiles essentielles en prise orale : un concentré de puissance à utiliser à bon escient
Les huiles essentielles sont un véritable concentré de puissance. Leur composition chimique, particulièrement complexe (une huile essentielle naturelle peut contenir plus de 200 molécules) leur confère une efficacité remarquable lorsqu’elles sont utilisées à bon escient. À l’inverse, une utilisation anarchique se révélera inefficace ou, pire, dangereuse…
Pour les personnes qui ne sont pas habituées à pratiquer l’aromathérapie, l’usage de la voie orale est toujours un peu délicat… Quelle huile choisir ? Pourquoi faut-il la diluer ? Pourquoi ne pas prendre 2 ou 3 gouttes de plus ? Tentons de comprendre pourquoi la prise d’huiles essentielles par voie orale doit se faire avec prudence pour bénéficier de leurs bienfaits en toute sécurité.
Qu’est-ce qu’une huile essentielle et comment l’obtient-on ?
L’huile essentielle est la fraction odorante volatile des plantes, extraite par distillation à la vapeur d’eau. Il ne faut pas confondre l’essence d’une plante et son huile essentielle.
L’huile essentielle, c’est l’essence distillée : huile essentielle et essence sont différentes par les modifications biochimiques que subit l’essence lors de la distillation. L’extrait obtenu est composé de molécules complexes, qui appartiennent à différentes familles chimiques. C’est la synergie de tous ces constituants qui donne toutes ses propriétés à une huile essentielle. Le processus de distillation consiste à faire traverser par de la vapeur d’eau une cuve remplie de plantes aromatiques. La vapeur ainsi enrichie d’huile essentielle passe ensuite dans un serpentin où elle va se condenser. À la sortie de la cuve, un essencier recueille l’eau et l’huile essentielle, qui se séparent facilement compte tenu de leur différence de densité.
La distillation est un procédé particulièrement délicat, qui nécessite de l’expérience, une surveillance constante et le respect de règles strictes si l’on souhaite recueillir la quintessence de la plante sans l’altérer.
Toutes les huiles essentielles ne sont pas de qualité équivalente
Quand on choisit une huile essentielle, il faut en premier lieu identifier le nom botanique de la plante. Il faut ensuite choisir de préférence des huiles essentielles chémotypées, 100 % pures et naturelles. C’est-à-dire des huiles dans lesquelles on n’a pas ajouté de molécules chimiques et qui ne sont pas mélangées à des huiles de qualité inférieure.
Une huile essentielle chémotypée, qu’est-ce que c’est ?
En fonction du biotope (ensoleillement, climat, composition du sol, altitude…) ou de la partie de la plante que l’on utilise, une plante peut sécréter des essences biochimiquement très différentes. Ces variations de composition biochimique des huiles essentielles engendrent la notion de chémotype.
Deux chémotypes de la même huile essentielle présenteront non seulement des activités différentes, mais aussi des toxicités très variables, qui doivent impérativement être prises en compte dans l’utilisation des huiles essentielles. Le chémotype, une fois associé à la dénomination scientifique latine, permet la parfaite compréhension du mode d’action des huiles essentielles et l’obtention d’un traitement naturel, puissant et efficace pour supprimer toute variabilité chimique et donc pharmacologique.
Choisir des huiles certifiées bio
Lorsqu’une huile porte le label bio, cela signifie qu’elle est obtenue à partir de plantes dont la culture a été certifiée bio par un organisme agréé.
Le label bio est un gage d’efficacité. En effet, l’usage des pesticides diminue l’intérêt des plantes à se défendre et donc à produire des molécules leur permettant de combattre les agressions extérieures. Les plantes cultivées en agriculture biologique sont donc plus riches en principes actifs. Il est par conséquent important de privilégier des plantes et des huiles essentielles certifiées 100 % biologiques.
Comment prendre une huile essentielle ?
On compte principalement 4 modes d’administration : en application cutanée, en diffusion atmosphérique, en inhalation et en prise orale.
La voie orale est un mode d’administration très efficace, mais les doses et les précautions d’emploi doivent être scrupuleusement respectées. En effet, les principes actifs des huiles essentielles sont particulièrement puissants et peuvent parfois se révéler toxiques.
La voie orale est en outre à réserver aux adultes et aux enfants de plus de 7 ans.
Certaines huiles essentielles peuvent être prises pures, à condition qu’elles soient versées sur un comprimé neutre ou un demi-sucre, que l’on laissera fondre sous ou sur la langue. Avec ce mode d’administration, il faut cependant éviter les huiles essentielles dermocaustiques, qui peuvent être irritantes pour les muqueuses buccales et digestives (par exemple, origan ou sarriette des montagnes).
On peut également les diluer dans une cuillère à café de miel, de sirop d’agave ou encore d’huile végétale alimentaire bio neutre, comme l’huile d’olive, de colza, de sésame ou de tournesol. On pourra aussi choisir une huile végétale qui agira en synergie avec l’huile essentielle. Prises de cette façon, les huiles essentielles dermocaustiques seront diluées et beaucoup mieux tolérées. On préférera donc ce mode d’administration.
Les huiles essentielles n’étant pas miscibles dans l’eau, elles ne doivent jamais être diluées dans un milieu aqueux : eau, jus de fruit…
À quel moment de la journée ?
Les huiles essentielles ne sont pas altérées par le pH de l’estomac, ni par les enzymes digestives. L’absorption a lieu surtout au niveau de l’intestin grêle. Prendre une huile essentielle avant le repas est à privilégier de manière à assurer une absorption rapide.
L’aromathérapie par voie orale, une véritable science
La prise orale d’huiles essentielles nécessite une connaissance approfondie de celles-ci et doit appeler à la plus grande vigilance.
Toutes les huiles essentielles ne peuvent pas être absorbées par voie orale. D’autres huiles essentielles peuvent être prises oralement, à condition de respecter strictement la dose journalière, au-delà de laquelle elle présenterait des risques potentiels. 2 ou 3 gouttes de plus par jour n’est pas anodin quand on parle d’huiles essentielles…
Pour garantir l’innocuité et l’efficacité, il faut donc non seulement choisir une huile essentielle compatible avec la voie orale, mais également déterminer la dose journalière et la durée d’utilisation avec la plus grande précision en fonction de l’effet thérapeutique recherché.
Parfois, des associations sont nécessaires pour garantir la tolérance ou l’innocuité d’une huile essentielle. Par exemple, l’huile essentielle de citron étant hépatoprotectrice, elle sera associée aux huiles essentielles de sarriette des montagnes ou d’origan compact.
Attention également à ne pas cumuler la prise de plusieurs huiles essentielles sans connaître les possibles interactions entre elles…
On l’aura compris, la voie orale est très efficace, mais elle nécessite une connaissance pointue des huiles essentielles et de leurs propriétés si l’on veut bénéficier de tout leur potentiel, en toute sécurité. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à se rapprocher d’un aromatologue, qui saura vous conseiller la meilleure huile essentielle à la juste dose. Ou bien choisir des huiles essentielles déjà prêtes à l’emploi. Il en existe sous différentes galéniques : capsules, pastilles, spray, ou encore en flacon compte-gouttes.
Pour une mode éthique
par Aurélie Chevalier
Dans une première vie, Aurélie Chevalier a notamment été confrontée à la mondialisation dans l’industrie automobile. Aujourd’hui, elle distribue les chaussures pieds nus leguano, des vêtements en chanvre et en coton bio, et lance sa marque irisens’ de vêtements en lin fabriqués en France. L’objectif de ce projet est de réaliser son idéal de vêtements légers pour la planète et le corps, qu’ils laissent libre de ses mouvements.
www.pieds-nus-sur-la-terre.fr – www.irisens.fr
Chacun de nos actes sur cette Terre a un impact. Beaucoup de pédagogie a été faite en ce qui concerne les conséquences écologiques de notre alimentation, notamment au travers des réseaux de magasins biologiques. Si nous mangeons pour la plupart 3 fois par jour, nous nous habillons tous les matins. La nécessité de se vêtir s’est, au cours des siècles, transformée en signe extérieur de richesse avant que l’habillement ne devienne une mode.
Relocaliser
Pour vendre toujours plus, cette mode se renouvelle rapidement. Pour diminuer les prix de revient, nombre d’industriels sont partis produire très loin de chez nous, en Inde, au Bengladesh, en Chine… là où les contraintes environnementales et sociales sont moindres. L’effondrement en 2013 du Rana Plaza ayant causé plus de 1 000 morts a fait la une sans pour autant que les industriels de la mode modifient fondamentalement leurs pratiques. Alors que l’exploitation sévit loin de chez nous, l’industrie textile est en perte de vitesse depuis des années en France. La première action est de relocaliser la fabrication de nos vêtements. Avant de le passer sur vos épaules, le T-shirt lambda a fait plus d’une fois le tour de la planète ! Il est fréquent que la matière première soit produite dans un pays, filée, tissée et cousue dans d’autres. Certains tissus sont même composés d’une trame venant d’un endroit et d’une chaîne venant d’un autre. 50 à 60 % de la production mondiale de lin textile sont cultivés en France, mais 95 % sont exportés, majoritairement vers la Chine, car c’est dans ce pays que se trouvent actuellement les usines de transformation ! En 1920, Gandhi appelait au boycott des tissus britanniques et invitait les indiens à filer eux-mêmes leurs vêtements. Simplicité volontaire et écologie, déjà. Les circuits courts doivent aussi s’appliquer au textile. En achetant des vêtements fabriqués en France, vous êtes assurés qu’ils ont été cousus dans des conditions sociales et environnementales selon nos standards et que les transports sont limités. Mais, faites attention : certaines mentions sont trompeuses. Un drapeau français ne signifie absolument pas que le produit a été cousu dans notre pays.
Sélectionner les matières premières
Beaucoup de vêtements sont fabriqués dans des matières synthétiques, plus économiques et présentant des avantages techniques indéniables. Savez-vous cependant qu’aux États-Unis, il a été observé des pluies contenant des microparticules de plastique ; elles proviennent des eaux de lavage de nos vêtements en fibres synthétiques. Ces particules rémanentes s’accumulent dans la nature, nos maisons, nos corps.
Parmi les matières naturelles, le coton est le plus utilisé, mais, ne se cultivant pas sous nos latitudes, il vient forcément de loin. Sa culture engloutit 24 % des insecticides pulvérisés dans le monde et est donc loin d’être écologique. La teinture des vêtements est responsable de presque 20 % des eaux polluées dans le monde. Le coton bio est un moindre mal. L’idéal serait d’utiliser des fibres locales, telles que le lin et le chanvre. Malheureusement, depuis 30 ans, ce domaine n’a pas été suffisamment encouragé. Comme on l’a vu, la majorité du lin produit en France est exporté, ce qui crée une forte tension sur le marché. La filière chanvre est en plein renouveau. Beaucoup de filatures et de savoir-faire sont partis à l’étranger. Tellement de choses sont à reconstruire.
Éviter le gaspillage
Acheter moins mais en conscience, limiter sa garde-robe façon Marie Kondo, donner une seconde vie à ses vêtements par le don, le recyclage ou l’upcycling se positionne à l’inverse de la pratique de certaines marques, qui jettent ou détruisent leurs invendus : des vêtements neufs qui n’ont jamais été portés.
Ces éléments font de l’industrie du textile, devenue délirante, la 2e la plus polluante après celle du pétrole. Il nous faut simplement retrouver du bon sens.
Proposer le vêtement idéal reste compliqué actuellement. Pour le consommateur, le trouver l’est aussi. Unissons-nous pour que nos achats et nos productions aient du sens. Comme le colibri, faisons chacun notre part.
Voyage au bout d’un rêve – La ferme bio de They
Le livre La ferme bio de They – Voyage au bout d’un rêve, récemment sorti, sera présenté sous forme d’un feuilleton en plusieurs épisodes dans les prochains articles de l’écolomag. La démarche essentielle de l’auteur s’appuie sur la défense de notre environnement, des richesses des espaces naturels, et la promotion des produits issus de l’agriculture biologique proposés aux consommateurs. Nous y découvrirons successivement l’évolution de l’agriculture à travers les âges, pour en situer les découvertes, les inventions, mais aussi les contradictions, pour déboucher sur des pratiques respectueuses de l’écosystème, des animaux et des produits.
Nous ferons ensuite connaissance avec une ferme qui est passée d’un fonctionnement conventionnel à une pratique totalement bio et à une quasi-autonomie énergétique.
Lorsque nous avons entendu parler pour la première fois de la Ferme bio de They, nous ne savions pas de quoi il en retournait vraiment, sauf qu’il s’agissait de l’un des premiers complexes agricoles totalement indépendants et fonctionnant en autonomie presque totale. Qui étaient donc ces visionnaires qui avaient réussi à devancer les idées les plus avant-gardistes de l’écologie agronomique ?
L’accueil dans la cour intérieure de cette ferme est à l’image des symboles de la vie paysanne à travers les âges, les saisons et ses particularités.
Tel l’arbre généalogique d’une famille dont chaque branche croît, imperturbable, dans la composition d’un tout. Une entité à l’aspect indestructible.
Il suffit de s’asseoir sur ce vieux banc, enchâssé au coeur d’un buisson de fleurs grimpantes pour que ses pétales odorants nous appellent à une profonde méditation. Juste en face, un traîneau des temps anciens nous transporte dans notre fantaisie imaginative. Une invitation au voyage, en ces époques où l’on percevait les bruits caractéristiques d’un attelage qui se mouvait au pas cadencé d’un cheval de trait, s’en allant livrer le lait journalier à la fruitière locale.
Si notre regard se porte alors sur la façade accueillante de la boutique de vente des produits de la ferme, c’est pour mieux s’imprégner du son diffus des activités environnantes, où chacun s’emploie, telles des abeilles besogneuses, à donner sa contribution ouvrière à l’entreprise collective.
C’est à ce moment que Michel Devillairs vient nous rejoindre pour nous proposer une visite des installations du domaine et nous expliquer la démarche d’exploitation de cette ferme bio et totalement autonome, tant dans sa philosophie que dans son fonctionnement en matière de paysannerie. Il nous invite tout d’abord à l’accompagner dans une salle commune qui sert autant de lieu de travail informatique, de réunions que pour les repas en commun.
Dès le sommet d’un escalier en bois massif et la porte sur le palier franchie, nous répondons à l’accueil amical et chaleureux d’Évelyne, l’épouse de Michel. Nous ressentons aussitôt comme un effet transitoire, une réalité plus pragmatique, propre à la gestion d’une entreprise.
En effet, sur notre gauche, s’étale un long bureau blanc au style fonctionnel où trônent plusieurs ordinateurs, surmontés d’annotations éparses, placardées face à chaque poste de travail. De multiples dossiers apparaissent de-ci, de là, et témoignent qu’en ces lieux, la recherche et la réflexion sont de mise.
Ce n’est que le contenu des étagères à l’opposé qui nous ramène à l’objet de notre visite. La découverte et la compréhension des activités de ce site fermier prônant l’agriculture biologique et organisé en quasi-autonomie. Là sont exposés fièrement moult photos, coupes décernées lors de concours agricoles et d’élevage, articles de presse et diplômes régionaux et nationaux récompensant les mérites de leurs actions paysannes.
Auto-édition – 126 pages, texte et photos format luxe – Frais de port offerts en France métropolitaine – Contact : gerard.garcia770@orange.fr
Montagne Zéro Déchet, un programme national de réduction des déchets en montagne
Rejoignez le mouvement !
La crise sanitaire et ses conséquences ont profondément impacté l’écosystème montagnard, faisant naître de nouveaux enjeux et de nouvelles pratiques. Les problématiques de sensibilisation à l’environnement, quant à elles, demeurent plus que jamais d’actualité.
Pour accompagner les organisateurs de ramassages et inciter les publics à réduire les déchets à la source, l’association Mountain Riders a lancé, depuis le printemps 2021, le programme Montagne Zéro Déchet.
En 20 ans, Mountain Riders est devenue l’association référente en matière d’éducation à la transition écologique en montagne. Le groupe d’amis qui organisait des ramassages de déchets au printemps mobilise désormais plus de 5 000 participants chaque année !
Avec Montagne Zéro Déchet, l’association souhaite franchir un nouveau cap et accentuer la sensibilisation à la réduction des déchets à la source. De nouveaux outils – malle pédagogique, jeux – ont été créés afin d’accompagner et de former les acteurs du territoire qui s’engagent dans la démarche. Une campagne de sensibilisation grand public va également être lancée à l’été 2021.
Pourquoi ? Les domaines skiables français sont redevenus, suite à leur fermeture, des domaines de montagne, laissant un espace vierge aux pratiquants de la montagne.
Pour autant, la problématique des déchets est toujours là ! En effet, plusieurs zones ont été davantage impactées qu’habituellement : les itinéraires de raquettes et de randonnées (plus spécialement les itinéraires « débutants »), les zones de départ des pistes de ski, les abords de parkings, les zones de pratique de la luge et les zones de pique-nique.
Comme chaque année, Mountain Riders en appelle à la mobilisation et à l’implication de l’ensemble des acteurs du territoire (mairies, offices de tourisme, exploitants, acteurs privés, associations et citoyens) pour organiser ces journées de ramassage et intégrer le programme Montagne Zéro Déchet. Avec les données récoltées, Mountain Riders compte mesurer l’impact environnemental de la fermeture des domaines skiables et des changements de pratiques.
Pour se renseigner et participer à des opérations de ramassage :
Prévus d’avril à octobre (en fonction de la fonte des neiges), les ramassages (dates, modalités pratiques) seront consultables sur le site web www.mountain-riders.org/montagne- zero-dechet/presentation ou via la plateforme J’agis pour la nature, proposée par la Fondation Nicolas Hulot, partenaire historique de l’association.
Contact Mountain Riders : 07 66 46 21 17 – yann@mountain-riders.org
Un arbre algal pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique à Toulouse
Les start-up toulousaines Kyanos Biotechnologies – spécialisée dans la production de micro-algues via un procédé innovant – et Rubix S&I – dédiée au développement de solutions d’intelligence environnementale à l’aide d’objets connectés pour le suivi et l’identification en continu des nuisances (gaz, odeurs, bruits, particules, lumière…) en environnements extérieur et intérieur – associent leurs expertises respectives au profit de la ville de demain. L’enjeu : purifier l’air et le surveiller en continu pour éviter que sa pollution ne le rende irrespirable.
Avec son système de dépollution urbain capable d’améliorer la qualité de l’air en abattant les particules fines et les NOx (oxydes d’azote), Kyanos Biotechnologies met les micro- algues au service de l’environnement ! La start-up a ainsi imaginé un arbre algal haut de 5 mètres, qui, tel un « épurateur d’air de nouvelle génération », permet de lutter contre la pollution et le réchauffement climatique. Installé depuis septembre 2020 en plein coeur de Toulouse, au centre des ramblas-jardin, allées Jean-Jaurès, dans le cadre d’une expérimentation Smart City menée par Toulouse Métropole, celui-ci purifie l’air pollué de la ville rose et capte le CO2.
Grâce à un système de pompage, l’air ambiant est aspiré par le bas, remonte à travers une cuve cylindrique où poussent des microalgues, qui absorbent ainsi les polluants présents dans l’atmosphère (les oxydes d’azote et les particules fines) et rejettent un air épuré. Lorsque les micro-algues deviennent trop abondantes, elles sont recyclées en engrais. À la clé, 200 000 m3 d’air traité par an et l’équivalent de séquestration de carbone d’une centaine d’arbres.
Plus d’infos sur www.kyanos-nutrition.com
www.rubixsi.com
Climat : la majorité des grandes entreprises dans le monde est en retard
Une étude de la société d’investissement britannique Arabesque a révélé courant avril que moins d’1 grande entreprise sur 4 dans le monde est en mesure de limiter le réchauffement de la planète de 1,5 °C d’ici 2050.
Cette enquête, qui a passé en revue de 2015 à 2019 près de 700 grands groupes cotés dans 14 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et la France, a été dévoilée le jour du lancement du sommet virtuel sur le climat organisé par le président américain Joe Biden.
Selon Arabesque, 24,84 % des grandes entreprises cotées dans le monde ont pris des mesures permettant de limiter le réchauffement climatique à 1,5° C. Les entreprises européennes sont les meilleures élèves, en particulier en Suède (50 %), en Allemagne (39,29 %) et en Finlande (33,33 %). La France est juste derrière (32,5 % pour le CAC 40).
Le Royaume-Uni (23,08 %) et les États-Unis (23,08 %) sont, quant à eux, à la traîne, sans parler de la Chine (8,51 %) et de l’Australie (4,55 %). L’étude observe toutefois que 15 % des entreprises cotées de ces 14 pays ne publient pas les chiffres de leurs émissions de gaz à effet de serre. La proportion augmente même à 29 % pour le Hang Seng chinois.
L’objectif de l’accord de Paris signé en 2015 est de limiter le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 °C, si possible de 1,5°C. Mais si ce dernier objectif semble difficilement accessible, celui de 2 °C devrait être respecté par 70 % des grandes entreprises d’ici 2030. À suivre…
2020 : année record du réchauffement climatique en Europe
Le service européen de surveillance du changement climatique Copernicus nous informe que le climat en Europe a continué de se réchauffer en 2020, les régions arctiques de la Sibérie ayant même connu une année exceptionnelle, avec une température de plus de 4 °C supérieure à la moyenne.
Au niveau mondial, 2020 a été une des 2 années les plus chaudes jamais enregistrées, à égalité avec 2016. Mais elle a été la plus chaude en Europe, où la température moyenne a dépassé de 0,4 °C la température moyenne des 5 années les plus chaudes suivantes (toutes dans la dernière décennie), indique le rapport sur l’état du climat en Europe de Copernicus.
Un réchauffement particulièrement marqué sur la saison hivernale, avec 1,4 °C de plus que le précédent record et 3,4 °C de plus que la moyenne des hivers entre 1981 et 2010.
Et un réchauffement particulièrement perceptible sur le nord-est du continent, notamment dans les zones arctiques de Sibérie, qui ont connu leur année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température de 4,3 °C supérieure à la moyenne. L’Arctique, dans son ensemble, a connu sa 2e année la plus chaude jamais mesurée, à 2,2 °C au-dessus de la moyenne 1981-2020.
La calotte glaciaire arctique a en conséquence été réduite à ses plus faibles surfaces jamais mesurées. Un record absolu de chaleur au-delà du cercle arctique a également été enregistré en juin, avec 38 °C dans la ville russe de Verkhoïansk.
Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, notamment les très puissants CO2 (dioxyde de carbone) et méthane, ont de leur côté augmenté de 0,6 % et 0,8 % respectivement sur l’année, pour atteindre leurs plus hauts niveaux enregistrés depuis le début de leur mesure par satellite, en 2003.
Les résultats de ce rapport annuel, le 4e de Copernicus, sont très loin des objectifs de l’accord de Paris de 2015, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement mondial à + 2 °C, voire + 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Pour atteindre l’objectif idéal, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6 % par an chaque année entre 2020 et 2030.
Les dents, c’est important ! des méthodes naturelles…
Pourquoi consacrer ce dossier aux dents et au sourire ? Tout simplement parce que le sujet est encore entouré de nombreux tabous et non-dits.
La bouche et les dents sont probablement des univers que nous connaissons encore trop peu et que nous négligeons souvent, peut-être en raison de notre peur du dentiste. Quant à notre sourire, il est la pierre angulaire de notre beauté et de l’aura que nous dégageons. Encore faut-il en prendre soin…
Voir les articles
Dossier bien-être : Sourire nous rend beaux et contribue à notre bien-être ! Ou tout sourire !
Le siwak (Salvadora Persica L) la brosse à dent naturelle !
La description botanique du siwak
Le siwak est une espèce végétale appartenant à la famille des salvadoracées (Salvadoraceae), que l’on trouve en Afrique et au Moyen-Orient.
C’est un petit arbre touffu, ressemblant à un buisson, et reconnaissable à son feuillage particulièrement dense. Ce végétal mesure en moyenne 5 mètres de large et peut atteindre une hauteur de 6 mètres. Son espérance de vie est d’environ 25 ans. L’arbre est initialement doux et de couleur blanchâtre et devient ensuite, en vieillissant, rugueux et gris. Il est feuillu pendant toute l’année. L’ensemble des éléments le constituant sont mis à profit en toutes saisons :
- Les feuilles peuvent être mangées cuites ou crues, en salade ou en sauce, comme légume vert. Elles soignent la toux, l’asthme, les rhumatismes et le scorbut. Elles ont un rôle diurétique, tonique pour le foie, astringent pour les intestins, analgésique et vermifuge. Elles sont aussi très utilisées comme antipoison et, notamment, pour traiter les piqûres de scorpions.
- Les fleurs peuvent être employées comme stimulants et comme purgatifs en étant infusées.
- Les fruits sont consommés crus, cuits ou séchés, et servent à la fabrication de boissons fermentées. – La résine peut faire office de vernis en cosmétique.
- En décoction, les racines font baisser la fièvre, traitent les douleurs articulaires, les ulcères, les troubles de la rate, les ulcères gastriques et l’épilepsie…
- Les branches (et aussi les racines) tiennent lieu de brosses à dents végétales.
Histoire et traditions du bâton de siwak
Le siwak est connu depuis très longtemps : les Babyloniens l’avaient déjà adopté 1 700 ans avant J.-C., mais ce sont les Musulmans, avec l’avènement de l’islam au VIe siècle, qui ont permis son essor et sa diffusion.
Entre 500 et 1 500, les grands médecins musulmans, tels que Rhazès (865-925), Albucassis (936-1013) et Avicenne (980-1037) ont fait progresser les connaissances dans l’hygiène bucco- dentaire. Le prophète Mohammed élève le nettoyage de la bouche et des dents au rang de rituel sacré.
Dans son traité médical datant du XIe siècle, Ibn Butlan (1001-1066) recommande le miswak (le siwak) pour le nettoyage dentaire, souvent importé de La Mecque.
Dès le IXe siècle, des explorateurs rapportent l’usage du miswak dans des contrées lointaines à leurs retours d’expéditions. Ainsi, l’allemand Gustav Nachtigal (1834-1885) raconte que les femmes soudanaises de la région du Wadai avaient toujours une brosse à dents végétale au coin des lèvres, « dès qu’elles s’assoient, elles utilisent le siwak de façon élégante au coin de leurs lèvres »*. À la même époque, Eilhard Wiedemann (1852-1928) raconte que les habitants de la Nubie (région historique du sud de l’Égypte et du nord du Soudan) se servent le miswak afin de blanchir leurs dents.
* Gerrit Bos, The miswãk, an aspect of dental care in islam.
Composition et propriétés du bâton de siwak
Si l’utilisation de ces bâtonnets fibreux fait preuve d’une réelle efficacité dans l’élimination de la plaque dentaire, ceci est intimement lié à leur composition chimique. Parmi les nombreux composants du bâton de siwak, on trouve notamment :
- Du fluor,
- Du soufre bactéricide, qui réduit le taux de bactéries dans la cavité buccale,
- Du carbonate de sodium, abrasif doux éliminant les taches et blanchissant les dents,
- De la silice, qui enlève les taches, la plaque dentaire et blanchit les dents,
- De la salvadorine, un alcaloïde aux propriétés bactéricides et anti-inflammatoires et qui, par ailleurs, stimule la gencive,
- Des huiles essentielles, qui vont désinfecter la cavité buccale, donner une bonne haleine et stimuler la sécrétion salivaire,
- Du potassium, du phosphore, du calcium…
Véritable couteau suisse de l’hygiène bucco-dentaire, grâce notamment à ses propriétés antibactériennes et fongicides, le bâton de siwak nettoie les dents en douceur et favorise l’élimination de la plaque dentaire, grâce à ses fibres végétales douces. Il purifie, assainit la bouche et lutte contre la mauvaise haleine. Il protège et apaise les gencives sensibles, aide à diminuer les petits saignements des gencives et favorise le blanchissement des dents.
Outil d’hygiène bucco-dentaire facilement accessible et à faible coût, le bâton de siwak a été recommandé par une déclaration de l’Organisation mondiale de la Santé en 1986. Cette recommandation a été renouvelée en 2000, en association à du dentifrice fluoré. Il est en effet un moyen d’hygiène à la portée des populations les plus défavorisées et permet également un brossage naturel pour tous.

Comment utiliser le bâton de siwak ?
Il faut tout d’abord tremper le siwak dans l’eau pendant 3 à 5 heures, jusqu’à ce qu’il devienne plus mou. On retire ensuite l’écorce sur 1 cm avec un couteau ou une paire de ciseaux. Il est important de bien manipuler le bâton de siwak pour ne pas abîmer les gencives.
Il faut ensuite séparer les fibres de la moelle à l’aide de ses dents en le mâchouillant.
Pour cela, il suffit de mordiller avec les molaires la partie dévêtue du siwak et de le faire tourner à chaque mordillement pour ramollir les fibres.
Ensuite, on place le bâton contre la dent en effectuant une dizaine de mouvements circulaires par dent en veillant à ne pas exercer une pression trop forte.
Il faudra bien penser à brosser la partie mordante des dents avec un mouvement rectiligne simple.
Astuce écolo : lorsque le bâton de siwak sera devenu trop court pour l’utiliser, il vous suffira de le planter en terre et la nature fera le reste.
Pour un usage diversifié et la réalisation de recettes maison, les branches de siwak sous forme poudreuse sont intéressantes. Vous en trouverez en magasins spécialisés*. Elle vous permettra, comme nous le verrons dans les pages Beauté, de réaliser des dentifrices poudre ou pâte. Elle pourra également servi en infusions ou macérâts aqueux, pour composer des bains de bouche ou des dentifrices.
* En magasins bio et sur aroma-zone.com.
Dossier santé : Nos dents nous parlent, écoutons-les !
Nous l’oublions trop souvent, voire nous l’ignorons, mais notre santé bucco-dentaire est intimement liée à notre santé générale. De l’équilibre buccal dépend notre équilibre global.
Les dents participent ainsi activement à la protection de l’organisme. Elles constituent, avec la bouche, la première porte d’entrée des infections. Pourquoi ?
Eh bien tout d’abord parce que la flore buccale est composée de millions de bactéries amies (saprophytes) et ennemies (pathogènes). Lorsque l’équilibre entre ces 2 familles est rompu, des germes virulents peuvent attaquer les voies aériennes et digestives en déclenchant des infections. Mais, ce n’est pas tout… Les dents, via leurs nerfs, sont directement reliées à la circulation sanguine et aux organes vitaux. Par conséquent, toute infection dentaire non traitée pourra se propager dans l’organisme et induire des maladies graves, voire mortelles (AVC, tendinites, accident cardio-vasculaire, asthme, désordres squelettiques…). Nos experts nous éclairent sur ce sujet des plus passionnant…
Voir les articles
Les Français et leur hygiène bucco-dentaire
L’hygiène en 5 étapes
1. LE BROSSAGE, C’EST 2 FOIS PAR JOUR, PENDANT 2 MINUTES
Un brossage efficace biquotidien est essentiel pour éliminer la plaque dentaire et les bactéries responsables des maladies parodontales.
Il faut s’assurer d’utiliser une bonne technique de brossage avec la méthode B.R.O.S. Ou la méthode 1-2-3-4 pour les moins de 6 ans.
2. IL FAUT CHANGER LA TÊTE DE SA BROSSE À DENTS (plus écolo que de changer la brosse à dents entière) tous les 3 mois.
3. SAVEZ-VOUS QUE LA BROSSE À DENTS NE NETTOIE QUE 60 % DE LA SURFACE DES DENTS ?
Par conséquent, le brossage doit être complété par un nettoyage minutieux des espaces interdentaires, où prolifère la plaque bactérienne, avec du fil dentaire ou des brossettes, avant le brossage.
La méthode F.I.L. avant le brossage
Voir ci-dessous.
La méthode S.E.T. à chaque brossage
Voir ci-dessous.
4. PRIVILÉGIEZ UNE ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE SANS GRIGNOTAGE pour limiter les attaques acides bactériennes sur les tissus dentaires. Le grignotage favorise les caries car il induit, en permanence, des pics d’acidité de la salive, responsable de l’attaque des dents. La salive ne peut plus jouer son rôle tampon de neutralisateur d’acides et l’environnement buccal devient favorable au développement des bactéries responsables de la carie.

5. LE DÉTARTRAGE OU NETTOYAGE DENTAIRE PROFESSIONNEL fait disparaître les dépôts de tartre et de plaque non éliminés au brossage, qui contribuent aux maladies carieuses et parodontales. Il est conseillé de réaliser des visites dentaires au moins 1 fois par an pour diagnostiquer tout problème bucco-dentaire dès le début et éviter des conséquences sur notre santé générale. Rappelons que, si la plaque dentaire n’est pas correctement retirée lors du brossage, elle se calcifie (durcit) et se transforme en tartre. Une fois formé, le tartre ne peut être enlevé que par un détartrage réalisé par un dentiste.
5 CHIFFRES* QUI EN DISENT LONG
36 % des Français méconnaissent les liens entre santé bucco-dentaire et santé générale.
49 % des Français n’ont pas réalisé de détartrage depuis plus d’1 an.
75 % des Français pensent que la brosse à dents suffit à éliminer la plaque dentaire.
87 % des Français négligent leurs espaces interdentaires.
26 % des Français ne se brossent pas les dents 2 fois par jour.
* Enquête réalisée en France auprès de 29 900 personnes en janvier 2019.

Gingivite et parodontite, kézako ?
Qu’est-ce que la gingivite ?
La gingivite est le stade précoce des maladies parodontales. Elle est réversible. Les signes et symptômes sont des gencives rouges, gonflées et saignantes.
Qu’est-ce que la parodontite ?
La parodontite est une atteinte plus importante du parodonte (l’ensemble des tissus de soutien des dents). Elle est réversible et peut causer la perte des dents. Les signes et symptômes sont des douleurs, des gencives gonflées et saignantes, des mobilités dentaires, des abcès gingivaux…
La maladie parodontale peut se transmettre dans la famille et pas seulement génétiquement.
Les recherches ont montré que les bactéries responsables de la maladie parodontale peuvent être transmise des parents aux enfants et dans le couple par le baiser ou le partage des couverts. 1/3 de la population est génétiquement prédisposé aux maladies parodontales et a un risque de développer une maladie parodontale multiplié par 6.
La parodontite est la 6e cause de complication du diabète et les diabétiques sont 3 fois plus susceptibles de développer une maladie parodontale.
Si le diabète favorise les maladies parodontales, c’est parce qu’il affaiblit le système de défenses ; réciproquement, les maladies parodontales agissent sur le diabète, entraînant un déséquilibre de la glycémie.
Depuis le 1er avril 2019, le bilan parodontal chez le diabétique est pris en charge par l’Assurance maladie.
En raison des changements hormonaux, une femme peut être plus sujette à la maladie parodontale pendant la grossesse. Cette dernière peut également augmenter la gravité de la maladie parodontale préexistante. Une maladie parodontale non soignée peut favoriser des accouchements prématurés, avec un risque accru de bébés de petits poids.
En prévision ou en cas de grossesse, pensez à planifier un examen chez le dentiste. Une invitation à un examen bucco-dentaire de prévention sera envoyé par l’Assurance maladie dès le 4e mois de grossesse.
Lien entre santé globale et hygiène bucco-dentaire
Le Dr Christophe Lequart, porte-parole national d de l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire), a eu la gentillesse de répondre à nos questions sur ce sujet encore trop peu évoqué.
Quelles relations entretiennent les dents avec le reste du corps ?
La bouche n’est pas isolée du corps humain. Au coeur de la dent se trouve la pulpe dentaire. Dans la pulpe dentaire se trouvent les vaisseaux sanguins et les nerfs qui irriguent la dent. En conséquence, la dent est en relation avec l’ensemble des organes de notre corps par l’intermédiaire de la circulation sanguine. De la même manière, tout le tissu gingival est vascularisé et cette vascularisation est aussi en relation avec la circulation générale.
En cas d’inflammation ou d’infection au niveau gingival ou au niveau des dents, les bactéries qui sont présentes au niveau de la bouche, d’une dent ou des gencives vont pouvoir se répandre dans le corps via la circulation sanguine et s’installer n’importe où dans l’organisme.
Quel lien entre dents et tendinite ?
Il s’agit de la première interaction entre santé bucco-dentaire et santé générale. Il faut savoir qu’une tendinite peut avoir pour origine une carie dentaire non soignée. Ce sont, en effet, les bactéries présentes au niveau de la carie qui vont se greffer sur le tendon. De nombreux sportifs de haut niveau connaissent bien ce phénomène et font des contrôles annuels afin de ne pas mettre en péril leur saison sportive.
Autre cas possible : l’inflammation d’un tendon va être entretenue par des bactéries venues s’établir sur un tendon, qui est alors fragilisé.
Quel lien entre dents et diabète ?
Il y a eu beaucoup d’études qui ont été faites sur le diabète. L’une des complications du diabète est la parodontite, ou déchaussement dentaire. Un patient diabétique a plus de risque d’avoir un déchaussement dentaire car il a une moins bonne vascularisation au niveau des extrémités et aussi une moins bonne réponse à l’inflammation. C’est pour cette raison que le risque de déchaussement est augmenté.
Ce processus fonctionne dans les 2 sens : un patient diabétique qui a un déchaussement dentaire est susceptible de déséquilibrer la glycémie par l’intermédiaire du médiateur de l’inflammation ; cela va avoir une influence sur la gestion de l’insuline et donc sur la glycémie du patient. Certains patients ont, malgré un traitement médicamenteux pour leur diabète, une glycémie déséquilibrée. On traite alors la parodontite et ils retrouvent une glycémie équilibrée ; en continuant, bien entendu, la prise de leurs médicaments.
Quel lien entre dents et maladies cardio-vasculaires ?
L’endocardite infectieuse est une inflammation de la paroi du coeur. Des bactéries viennent se fixer sur cette paroi. Ceci peut être soigné par des antibiotiques, mais l’on peut aussi en décéder. La première porte d’entrée bactérienne de l’endocardite est la bouche. En cas d’endocardite, un cardiologue va regarder s’il n’y a pas un problème au niveau buccal. Des études plus récentes ont confirmé cette interaction : lorsqu’un patient a une parodontite par l’intermédiaire des bactéries dites du « complexe rouge », cela va favoriser les dépôts de plaques d’athérome au niveau des coronaires et diminuer aussi l’élasticité des coronaires. En conséquence, les risques d’infarctus du myocarde augmentent.
Des études ont été faites sur les AVC hémorragiques. Dans 20 % de ces cas, on retrouve ces bactéries du complexe rouge, responsables des parodontites.
Quel lien entre dents et maladie d’Alzheimer ?
On a retrouvé, chez certains malades, des bactéries du complexe rouge, responsables des parodontites. Cela ne veut pas dire que, pour les AVC ou la maladie d’Alzheimer, les parodontites en sont responsables, mais c’est sans aucun doute un facteur favorisant.
Qu’en est-il des infections pulmonaires ?
Enfin, les infections pulmonaires peuvent également avoir une origine dentaire. On retrouve souvent ce phénomène chez les personnes âgées, les personnes ayant de nombreuses caries non soignées et/ou des maladies gingivales : ils vont inhaler des bactéries susceptibles d’entraîner des infections pulmonaires.
Le mot de la fin ?
La visite de contrôle chez un dentiste doit avoir lieu 1 fois par an. En cas de pathologies chroniques, comme une pathologie cardiaque ou du diabète, il faudra privilégier une consultation semestrielle. Lors de l’examen, le dentiste regardera si des caries ou une maladie gingivale sont présentes et les traitera le cas échéant.
Pour aller plus loin : www.ufsbd.fr
DENTS ET TABAC
Des études ont montré que le tabac peut être l’un des facteurs de risque les plus élevés dans le développement des maladies parodontales. Fumer augmente de 3 à 4 fois la possibilité de développer une maladie parodontale et peut diminuer la réponse au traitement parodontal. Le vapotage est aussi nocif. La chaleur assèche les muqueuses et aggrave le stress cellulaire, favorisant le risque de cancer buccal.
Les maladies parodontales augmentent le risque d’aggravation ou de survenue d’une maladie cardio-vasculaire si une transmission des bactéries buccales se produit.
L’ostéoporose associée à une maladie parodontale peut générer un risque accru de perte de dents en raison de la diminution de la densité osseuse qui soutient les dents. Il est important de demander conseil à son dentiste et de consulter régulièrement.
La santé de nos dents passe aussi par notre assiette !
On n’en a pas toujours conscience, mais notre alimentation contribue fortement à la santé dentaire. Et quand on comprend à quel point cette dernière influence notre santé, on comprend aussi que mieux vaut prévenir que guérir. Malmenée, votre santé buccale vous le rendra au centuple… Œil pour œil, dent pour dent.
Nous sommes d’accord, avoir de belles dents, c’est important pour se sentir bien. Qu’elles soient jaunes ou manquantes, cela peut considérablement modifier un visage et obliger à… serrer les dents. Pas facile de bien mastiquer avec une mauvaise dentition. Or, un manque de mastication diminue les capacités d’absorption des nutriments, alourdit la tâche du système digestif et peut provoquer troubles intestinaux et mauvaise haleine. Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là.
Une bonne santé buccale, ce n’est pas juste un problème esthétique
Aussi incroyable que cela puisse paraître, une santé buccale déficiente augmente le risque de nombreuses maladies ! Et pas des moindres !
Et si tout partait de la bouche ?
Le lien entre maladie d’Alzheimer et infection buccale a été établi et ce qui n’était qu’une hypothèse il n’y a pas si longtemps encore semble se confirmer. En effet, certaines bactéries sont capables de libérer des enzymes qui ne vont pas se contenter de favoriser l’inflammation au niveau des gencives, mais qui peuvent aussi passer dans le cerveau via le sang et y favoriser des lésions du même type que celles de la maladie d’Alzheimer1. Un lien entre la perte de dents à l’âge adulte et le risque de démence a également été suggéré.
Mais ce n’est pas tout : le risque de cancer de l’oesophage (pas bien loin de la bouche) est triplé en cas de parodontite (infection des gencives) et le risque est aussi augmenté pour le cancer du sein, du poumon, du côlon et de la vésicule biliaire2.
Enfin, la bouche accueille aussi un microbiote. S’il est bien équilibré, il protège de l’apparition de bactéries pathogènes. Très récemment, le lien entre le microbiote buccal et l’obésité a été établi3. Sur 16 espèces différentes de bifidobactéries et de lactobacilles, 8 ont été corrélées au risque d’obésité. Et le plus surprenant c’est que les enfants de 2 ans qui prennent du poids rapidement ont déjà un microbiote buccal qui présente des similitudes avec celui des personnes en état d’obésité.
Le microbiote salivaire des personnes obèses a non seulement une composition différente mais est aussi, comme l’intestinal, moins diversifié. Certaines bactéries normalement présentes dans la bouche sont retrouvées dans les selles, ce qui montre que la salive peut les y transporter.
Et la liste ne s’arrête pas là. Des liens semblent aussi établis avec l’hypertension et même avec la gravité des complications de la Covid-194. Une dent avertie en vaut deux…
1- Periodontal Disease and Periodontal Disease-Related Bacteria Involved in the Pathogenesis of Alzheimer’s Disease. J Inflamm Res. K. Matsushita. June 2020.
2- Periodontal disease and cancer: Epidemiologic studies and possible mechanisms. Peridontol 2000. Ngozi Nwizu. June 2020.
3- Obesity and periodontal disease: A review. J. Family Med Prim. Care. M Kan. 2020
4- Could there be a link between oral hygiene and the severity of SARS-CoV-2 infections? Br Dent J. 2020.
Calcium, magnésium, phosphore, vitamines D : le trio de choc pour croquer la vie à pleines dents !
Le calcium, le magnésium et le phosphore sont les 3 constituants structuraux de base des dents. En manquer augmente les facteurs de risques sur la santé, ainsi que celui de voir se développer saignements de gencives, déchaussements et pertes de dents. Les déficits en phosphore sont très rares, mais il n’en est pas de même pour le calcium et le magnésium. Et pas question de les dissocier car avoir assez de calcium mais trop peu de magnésium affaiblit l’émail.
Au menu, prévoyez donc des yaourts nature, amandes et autres oléagineux, sardines, choux, légumes verts, poisson, graines, quinoa… Certaines eaux minérales contiennent aussi du calcium et du magnésium.
La vitamine D, pas que pour faire de bons os !
Sans elle, pas de fixation du calcium possible. La vitamine D fait pourtant souvent défaut au sein de la population. Au-delà de son rôle connu sur la santé osseuse, elle contribue aussi à une bonne immunité et est anti-inflammatoire. Certaines personnes ont malheureusement des récepteurs à la vitamine D génétiquement moins fonctionnels. Elles présentent alors un risque augmenté de maladies parodontales.
Au menu : œufs et poisson gras. Mais, malheureusement, même une alimentation équilibrée n’est pas capable d’apporter la quantité de vitamine D dont nous avons besoin. Le soleil (qui arrive) va alors avoir toute sa place pour compléter nos apports. Mais lui non plus ne suffit pas toujours. Une petite supplémentation est souvent nécessaire.
Il est préférable de ne pas avoir de dent contre les fruits et légumes !
Pour chouchouter ses dents, les études montrent également qu’il est important d’apporter des antioxydants (vitamine C, vitamine E, bêta-carotène…), mais aussi des anti-inflammatoires naturels. N’hésitez donc pas à vous mettre sous la dent : légumes et fruits de toutes les couleurs, et surtout ceux de couleur orange (carottes, patates douces, oranges, abricots, melons), les légumes à feuilles vertes, le thé vert, des huiles extra-vierges, des noix…
Des bactéries dans la bouche ? Eh oui, notre bouche a son microbiote
Les maladies parodontales n’ont pas qu’une seule cause. Elles ont des origines à la fois génétiques et environnementales. Nous disposons d’une flore buccale (ou microbiote buccal) qui joue un rôle important. L’implication de certaines souches dans l’apparition et la progression de ces pathologies a été établie, alors que d’autres seraient protectrices. C’est pourquoi les dentistes commencent à encourager l’utilisation de certains probiotiques spécifiques à la santé buccale, qui auraient également une action préventive bénéfique.
Il est intéressant de noter que certaines bactéries délétères à la santé buccale semblent ne pas du tout apprécier le thé Oolong. Sa consommation régulière pourrait, dès lors, moduler le microbiote buccal, avoir un effet antipathogène et, ainsi, une action préventive intéressante. Bien sûr, est-il vraiment utile de rappeler que la santé dentaire – et buccale en général – passe aussi par un brossage méticuleux 2 fois par jour, l’utilisation de brossettes interdentaires, une consommation la plus limitée possible d’aliments sucrés et le fait de ne pas fumer ?
Véronique Liesse www.veronique-liesse-nutrition.com Chaîne YouTube : L’Healthentiel
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Le savez-vous ? Des dents qui s’écartent sont souvent le signe d’une atteinte anormale du tissu de soutien des dents (os et ligaments) et d’une inflammation de la gencive. |
CHOUCHOUS – St Hilaire de Riez
St Hilaire de Riez
CHOUCHOUS
70 Rue du Pissot – 85270 ST HILAIRE DE RIEZ
09 75 54 63 60
LA VIE CLAIRE – Les Sables d’Olonne
Les Sables d’Olonne
LA VIE CLAIRE
7, Boulevard de Castelnau
85100 LES SABLES D’OLONNE
Tél : 02.51.22.17.49
E-Mail : lavieclaire.desolonnes@wanadoo.fr
Site : http://www.lavieclaire.com
Horaires : du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h
C’EST NATUREL – Lucon
Lucon
C’EST NATUREL
3 RUE VICTOR HUGO
85400 LUCON
Tél : 02 51 28 25 66
E-Mail : cestnaturel@orange.fr
Horaires : du mardi au vendredi, de 9 h à 13 h et de 15 h à 19 h, le samedi de 8 h 30 à 13 h et de 15 h à 18 h
AU PAYS BIO – Fontenay le Comte
Fontenay le Comte
AU PAYS BIO
24 rue Louis Auber ZA St Médard des Prés
85200 FONTENAY LE COMTE
Tél : 02 51 51 37 68
E-Mail : biocoop.aupaysbio@orange.fr
Site : http://www.au-pays-bio.com
Horaires : Du mardi au jeudi de 10h à 13h et de 15h à 19h , le Vendredi de 10h à 19h et le Samedi : de 10h à 18h 30.
CROQ’BIO – La Roche sur Yon
La Roche sur Yon
CROQ’BIO
74 rue de Montréal
ZI Acti-Sud
85000 La Roche Sur Yon
Tél. 02-51-46-19-82
Fax : 02 51 05 36 80
Site : www.biocoop-croqbio.com
Horaires : Lundi de 15h à 19h
Mardi à jeudi: 10h-13h et 15h-19h
Vendredi: 10h-19h
Samedi: 9h30-18h
Bois de chauffage écologique – Vaucluse
Vaucluse
Bois de chauffage écologique
La société BDCE (Bois de chauffage écologique) propose des bûches de bois compressées, une (très) bonne alternative au bois de chauffage traditionnel. Les bûches de bois compressé s’inscrivent dans une démarche écologique, sont fabriquées sans adjonction de colle ou autre produit avec de la sciure de bois provenant des scierie et offrent donc une solution au recyclage de ces déchets. Le bois compressé dispose d’un pouvoir calorifique 3 à 4 fois supérieur au bois de chauffage traditionnel, encrasse beaucoup moins les conduits et facilite grandement le stockage, les bûches étant de dimensions égales. Si vous souhaitez acheter du bois de chauffage dans le vaucluse (Avignon, Carpentras, Orange etc), le gard (Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze etc), l’hérault ou les bouches du rhône, sachez que BDCE livre à domicile les clients qui le souhaitent. Si vous souhaitez connaître le prix de notre bois de chauffage, la page “tarifs” répondra à vos questions et indique le prix de nos bûches compressées en fonction du volume ainsi que le prix de la livraison. www.bois-de-chauffage-ecologique.fr
Le Temps de Vivre – Pertuis
Pertuis
Le Temps de Vivre
Prenez le temps de vivre dans mon salon, où les cheveux sont traités naturellement avec des shampoings aux plantes, des huiles essentielles et des teintures 100% végétales. Les produits bio sont moins nocifs pour les cheveux et les clientes apprécient beaucoup. Il n’y a rien de mieux que le naturel pour conserver un cheveu resplendissant de santé. Après l’été, retrouvez une chevelure en pleine forme.
1052 Bd des Jardins – 84120 Pertuis – 04 90 07 75 39
ekoshop – Sorgues
Pernes-les-Fontaines
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Ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h
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email : contact@ekoshop.com
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LUBERON BIO – Apte
Apte
LUBERON BIO
Route de Gargas
ZI DES BOURGUIGNONS
84400 APTE
Tel : 04 90 74 53 75
E-Mail : luberonbio@wanadoo.fr
Site : luberonbio.fr
Horaires : du lundi au samedi de 9h à 19h
ATTITUDE BIO – Carpentras
Carpentras
ATTITUDE BIO
254 Avenue Pierre Sémard
84200 CARPENTRAS
Tél : 04 90 67 28 79
Fax : 04 90 60 10 18
E-Mail : attitude.bio@orange.fr
Site : http://www.biomonde.fr/
Horaires : du lundi au samedi de 8h30 à 19h
ALTERMUNDI – Avignon
Avignon
ALTERMUNDI
64, Rue des Fourbisseurs
84000 Avignon
Tél : 04 90 82 60 98
E-mail: avignon@altermundi.com
Site: www.altermundi.com
Horaires : Du mardi au samedi de 10h à 19h
Plusieurs animations en magasin ponctuent l’année.
LES HALLES BIO – Pertuis
Pertuis
LES HALLES BIO
ZAC St Martin
270 rue François Gernelle
84120 PERTUIS
Tél : 04.90.09.86.45
Email : leshallesbio@wanadoo.fr
Site : www.leshallesbio.com
Horaires : du lundi au samedi de 9h00 à 19h30
EKOSITIVE – Vedène
Vedène
EKOSITIVE
Centre Commercial BULD’AIR
130, chemin du Pont Blanc
84270 VEDENE
Tél :04 90 16 99 75
Fax:04 90 16 98 57
Email : vedene@ekositive.com
Horaires : du lundi au samedi de 10h à 19h
MURMURE D’ÂME – La Crau
La Crau
MURMURE D’ÂME
Soins d’énergies – Massages ayurvédiques
Un moment hors du temps, pour ce retrouver soi.
Une détente du corps et de l’âme.
Bienvenue dans mon havre du bien être.
Différents massages et soins vous sont proposés en fonction de vos besoins du moment.
Un sourire retrouvé, une communion partagée, une confiance à nouveau présente, des clés pour avancer.
60 Allée des lilas
83260 La Crau
priere@murmure-d-ame.fr
06 61 48 12 56 (Eliane)
MASSAGE AYURVEDIQUE – Toulon
Toulon
MASSAGE AYURVEDIQUE
AYUR signifie la vie et VEDA la connaissance.
Massage de tout le corps à l’huile de sésame. Il rétablit la libre circulation énergétique et active la circulation du sang d’où une meilleure oxygénation ; retarde les effets du vieillissement et raffermit les tissus sous cutanés.
Sur rendez-vous.
Isabelle au 06 30 08 44 83
PBio’Style – Golfe de St-Tropez
Golfe de St-Tropez
Bio’Style
Coiffure bio à domicile
Bio’Style, Sylvia coiffeuse à domicile spécialisée en naturel & bio labellisée Ecocert, dispose d’un éventail de produits capillaires bio haut de gamme, 60 nuances de colorations aux extraits bio, brillance et douceur assurées, couverture totale des cheveux blancs.
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PHYTO SENS – Aire Toulonnaise
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Pour attaquer la rentrée en forme et vous ressourcer, laissez-vous aller entre les mains de Carine… Elle saura vous détendre, apaiser vos douleurs et redonner un coup d’éclat à votre peau grâce à son savoir faire : préparation sur mesure des produits (huiles végétales et essentielles), conseils en hygiène de vie…
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Naturshop – St Raphaël
St Raphaël
Bien-être naturel : Naturshop
Salon d’esthétique naturel, soins Dr.Hauschka, Phyt’s et Ericson, épilation durable ou maquillage naturel, Nathalie et Corine vous accueillent à St Raphaël pour vous prodiguer soins et conseils. Les produits et cosmétiques sont bio et sans paraben. Vous apprendrez, avec les ateliers d’aromathérapie animés par Jacqueline, à utiliser les huiles essentielles.
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Nature & Ecotourisme – Les Arcs-sur-Argens
Les Arcs-sur-Argens
Nature & Ecotourisme
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7, place Paul Simon
83 460 Les Arcs-sur-Argens
09 81 27 49 66
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Nouveau magasin “nature & Ecotourisme” aux arcs-sur-argens.
Au pied du village médiéval des Arcs-sur-Argens, la Nature vous ouvre ses portes dans le nouveau magasin Nature & Ecotourisme :
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Cartographie (IGN, Michelin, etc.), Topoguide, Guides des sentiers de randonnées, Guides de sentiers de découvertes, Guides activités pleine nature (VTT, Escalade, Equitation, etc.)
Venez découvrir par vos propres yeux ce nouveau magasin…
Retrouvez votre magasin et son actualité sur Facebook en tapant “Nature et Ecotourisme”
http://www.facebook.com/pages/NATURE-ECOTOURISME/206020299428189
BIOCOOP ECOVIE – La Garde
La Garde
BIOCOOP ECOVIE
505 Avenue Robespierre
83130 LA GARDE
Tél : 04 94 33 81 66
Fax : 04 94 33 89 08
E-Mail : ecovie83@orange.fr
Site : www.biocoop.fr
Horaires : du mardi au vendredi de 9h00 à 13h00 et de 15h00 à 19h00 et le samedi de 9h00 à 19h00
Côté Nature – Le Pradet
Le Pradet
Côté Nature
165, Avenue de la 1ère DFL
83220 LE PRADET
Tél : 04 94 08 47 34
E-Mail : biocotenature@free.fr
Horaires : Le lundi de 15h30 à 19h, du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 15h30 à 19h
ALLIANC’ETHYK – Hyères
Hyères
ALLIANC’ETHYK
Centre Europe
6 Rue Georges Simenon
83400 HYERES
Tél : 04 94 42 59 83
Site : http://www.alliancethyk.fr
Horaires : Du mardi au samedi de 9h00 à 19h30
YELLOW BIO – Rians
Rians
YELLOW BIO
13 Place du Posteuil
83560 RIANS
Tél : 04 94 77 18 68
Email : yellow.bio@orange.fr
Horaires : Du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 15h30 à 19h
et le dimanche de 9h à 12h30
Domaine de Saint-Géry – Quercy – Périgord
Quercy – Périgord
Domaine de Saint-Géry
Le restaurant de Patrick Duler, cuisinier-paysan
Cuisine gastronomique dictée par la cueillette du potager en biodynamie, la truffe, le porc noir gascon, les aromates et herbes sauvages et les salaisons naturelles de notre atelier.
Cinq chambres et suites, jacuzzi, parcours de santé, piscine d’eau de source, fitness, lac, réserve de fleurs sauvages, 12 ha chênes truffiers certifiés AB. Pionnier de l’écotourisme et de la gastronomie au naturel depuis 25 ans.
Domaine de Saint-Géry – Pascale et Patrick Duler 46800 Lascabanes
www.saint-gery.com – info@saint-gery.com – Tél. 05 65 31 82 51
PAIN et NATURE Douasso – Tarn
Tarn
PAIN et NATURE Douasso
Aux pays des délices sucrés/salés BIO

De leur village du Tarn, Guylaine et Michel Gontié fondateurs de Pain & Nature depuis 1993 concoctent de délicieux biscuits généralement issus de « recettes de famille » peaufnés par Guylaine. Cookies, macarons tendres aux amandes, salés craquants aux olives, rocher coco… de véritables ravissement pour le palais.
PAIN et NATURE Douasso
81440 Puycalvel – Tél. 05 63 75 97 44 – Email : painetnature@orange.fr
Adhérent à la mention « nature et progrès »
ecolisse – Albi
Albi
ecolisse
Peintures écologiques
C’est en discutant avec de futurs parents, dont la préoccupation première est de ne pas polluer la chambre de leur bébé, que nous avons eu à cœur de concevoir et fabriquer cette gamme de Peinture écologique. Particulier, Magasins spécialisés et Artisans. Fabricant Sud Ouest. Le bon choix est au naturel !
Tout renseignement sur www.peinture-ecolisse.com
Sarl Bastida – Av Pierre Mendès France – 81000 Albi
Tel : 05 63 80 57 11
LOGIC BIO – Albi
Albi
LOGIC BIO
8 BOULEVARD MARECHAL LANNES
81000 ALBI
Tél : 05.63.47.27.54
E-mail: ameniro@orange.fr
Horaires : Du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h30
Jolie Bobine – Amiens
Amiens
Jolie Bobine
La beauté bio à Amiens
Jolie Bobine est une nouvelle boutique dédiée à la beauté naturelle et bio. Vous y trouverez un large choix de cosmétiques pour toute la famille, sélectionnés selon les critères de qualité et d’engagement éthique. Vous disposerez aussi d’un espace de maquillage pour une mise en beauté naturelle, avec l’aide de votre conseillère. Rendez-vous au centre-ville d’Amiens.
2, rue des Lombards – T. 09 81 06 06 07 – contact@joliebobine.fr
Mardi à samedi de 10h-13h et de 14h-19h.
LES MAZURES – Beaumetz
Beaumetz
LES MAZURES
2 Bis Rue de la Prairie – 80370 BEAUMETZ
03 22 32 80 52
Mail : info@lesmazures.com
Site : http://www.lesmazures.com
IFYT – Amiens
Amiens
Institut de Formation des Yoga Traditionnels – IFYT –
Christine TOURET
394, rue de Rouen – 80 000 AMIENS –
Tel/fax: 03 22 95 71 74




