Home / Actualités / Et si l’on aidait l’industrie de la mode à devenir plus respectueuse de l’environnement ?

Ce n’est pas un secret que l’industrie de la mode n’est généralement pas très écolo… Si on la comparait aux PIB des pays, elle serait la 7e plus grande économie planétaire ; elle est aujourd’hui considérée comme l’une des industries les plus polluantes qui soient.

Ces dernières décennies, le secteur de la mode a été marqué par un phénomène d’ampleur mondiale : la fast fashion – ou mode rapide. Il s’agit du renouvellement, le plus rapide possible, des collections de vêtements, fabriqués à bas coûts et vendus à petits prix. 

Mais si la mode rapide rend l’achat vestimentaire plus abordable, elle a des conséquences. 

La production en masse de vêtements bon marché – généralement de qualité médiocre – incite davantage de personnes à les jeter au lieu de les recycler, raison pour laquelle la mode rapide est souvent appelée « mode jetable ». Or, dans les décharges mal équipées, des colorants nocifs peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques et causer des dommages environnementaux démesurés. 

Également, les tissus synthétiques, comme le nylon, l’acrylique et le polyester, sont constitués de plastique. Et lorsque ces vêtements sont lavés, ils perdent de minuscules fibres de plastique ; si minuscules qu’elles s’échappent des stations d’épuration des eaux usées pour se retrouver dans l’environnement. Parce qu’elles sont en plastique, ces microfibres ne se biodégradent jamais. Elles polluent sans cesse les océans, où elles absorbent des polluants chimiques et sont ingérées par la vie marine, qui aboutit ensuite dans nos assiettes. 

En 2018, 97 % des vêtements vendus aux États-Unis étaient confectionnés hors de leurs frontières. Malheureusement, presque tous sont livrés sur leur propre cintre en plastique, ce qui signifie que des milliards de cintres en plastique sont envoyés aux États-Unis chaque année : si l’on mettait ces cintres bout à bout, ils s’étendraient sur 8 millions de kilomètres, soit plus de 20 fois la distance de la Terre à la Lune. Pire encore… Environ 85 % de ces cintres ne sont pas réutilisés ni recyclés. 

En parallèle, pour inspirer le changement et favoriser l’avenir de la mode durable, 5 760 installations dans 64 pays sont certifiées selon la norme mondiale sur les textiles biologiques – ou GOTS, Global Organic Textile Standard – (chiffres 2018), et leur nombre ne cesse d’augmenter. 

L’un des principaux critères pour qu’un produit textile puisse porter le label bio GOTS est qu’il doit contenir au moins 95 % de fibres biologiques certifiées. 

En tant que consommateurs, vous avez plus de pouvoir que vous ne le pensez !

Pour éviter de participer à cette surconsommation, vous avez le choix, par exemple : 

1. D’acheter des vêtements de marques durables : plus la demande de vêtements durables sera forte, plus les grandes marques seront susceptibles d’investir dans des solutions durables. 

2. De faire don de vos vêtements à des œuvres de bienfaisance, de les réparer ou de les mettre dans des poubelles de recyclage des textiles, et d’ainsi éviter que vos vêtements ne s’accumulent dans les décharges. 

3. D’acheter local en privilégiant les fabricants proches, en France ou dans l’Union européenne (ou bien dans les pays favorisant l’énergie renouvelable).

4. De louer certains vêtements : la location est un choix intelligent pour les tenues que vous ne porterez pas souvent, comme les robes de bal, les smokings, les déguisements, les vêtements de maternité. 

5. D’investir dans des vêtements moins nombreux et de meilleure qualité : en investissant dans des articles en fibres naturelles de haute qualité – comme le coton biologique certifié, par exemple –, vous produisez moins de déchets et participez à réduire la pollution par les microplastiques du milieu marin. De même pour vos accessoires, choisir par exemple de la maroquinerie en liège, certifiée PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), végan, c’est participer au commerce de matières premières naturelles, qui ne sacrifie pas les animaux ni les forêts. 

Nous avons tous le pouvoir de faire évoluer les choses, de consommer plus intelligemment et de prendre soin de notre environnement.

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