Mise en autonomie d’une maison : Suite de la transformation de la maison des années 70 | L'écolomag
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Mise en autonomie d’une maison
Suite de la transformation
de la maison des années 70

 

Proposé par Franck Gougerot

Conseils habitat, santé énergétique, permaculture
et éducation environnementale

www.larbreimmobilier.com

Retour aux économies d’énergie chez la famille M.

Après un été bien sec, la famille M. vous relate ses péripéties avec le poulailler, l’autonomie en eau et la ruche. En effet, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Ce n’est pas parce que vous voulez changer le monde que le monde, lui, l’accepte.

La ruche

L’Arbre prévient la famille M. de la règlementation pour implanter une ruche. Ce n’est pas très compliqué, mais il est important de savoir avant si la mairie n’a pas pris un arrêté spécial. La ruche sera posée dans un coin du jardin, à l’abri des regards dans le respect des articles L. 211-6 et L. 211-7 du Code rural. Dans le cas de la famille M., voici l’extrait qui leur permet d’installer la ruche :

Ne sont assujetties à aucune prescription de distance les ruches isolées des propriétés voisines ou des chemins publics par un mur, une palissade, une haie vive. Ces clôtures doivent avoir une hauteur de 2 mètres et s’étendre de 2 mètres de chaque côté de la ruche.

Aujourd’hui, il existe des ruches « cheminée » ou bee pass, où l’abeille rentre chez elle par un conduit de 2,50 m de hauteur. Il est donc possible de s’adapter à la réglementation.

Le coût de l’opération est de 300 €. Les voisins n’ont rien vu et rien dit, jusqu’au jour où la vieille reine a décidé d’essaimer (de partir ailleurs). Il y eut un énorme nuage d’abeilles qui passa dans le jardin du voisin et, pendant quelques minutes, des milliers d’abeilles ont survolé la maison et les alentours à la recherche d’un endroit où se poser. La maman a eu très peur, enferma sa fille. Son mari, furieux, voulut exprimer son mécontentement. Tout se termina bien lorsque la famille M. offrit un pot de miel au voisin.

La peur des abeilles est une réalité pour beaucoup d’entre nous. Apprendre à les connaître peut aider à gérer sa peur. Comprendre leur fonctionnement contribue à une plus grande acceptation de cet insecte, indispensable à la survie des mammifères – dont nous sommes.

Le poulailler

Lorsque la famille M. décide de construire son poulailler, l’Arbre leur propose d’effectuer une déclaration de travaux, même si celle-ci n’est pas obligatoire. En effet, le poulailler est démontable, fait moins de 1,80 m de hauteur et moins de 5 m² en surface. Mais il arrive que le service urbanisme exige une déclaration même dans ce cas.

Les travaux commencent avant d’avoir eu l’acceptation de la mairie. Il faut quelques bastaings, un peu de polycarbonate, des panneaux en OSB et des bottes de paille. La facture s’élève à 80 €.

Un voisin vient se renseigner. C’est avec plaisir que la famille M. explique le projet. Quelques jours après, cette personne envoie un courrier : il est en total désaccord avec le projet, qui ne va apporter que des désagréments :
– la vermine,
– des odeurs désagréables,
– des renards, – du bruit,
– et une dépréciation de son bien immobilier.

Il termine sa lettre en enjoignant la famille M. à aller vivre à la campagne.

Mais cela ne s’arrête pas là. Presque 1 mois après que la déclaration de travaux ait été déposée, la responsable du service urbanisme souhaite rencontrer la famille M. Quelle stupeur lorsque la famille M. découvre que le voisin a fait jouer ses relations pour faire stopper la construction (en effet, le voisin est un ancien membre de la mairie à la retraite).

L’Arbre ayant bien préparé l’entretien avec la famille M. (législation nationale, association, jurisprudence), la responsable ne pouvait que faire perdre du temps en réclamant plus de précisions et de nouveaux plans à joindre au dossier.

Un an après, le poulailler n’est pas terminé. Le design permacole a évolué. La création d’un enclos et de grillage est nécessaire pour éviter une visite fortuite des poules chez les voisins ! Les enfants, eux, sont impatients.

La récupération d’eau de pluie

Le système mis en place a été inventé par Joseph Orszagh (professeur d’université, pionnier dans le traitement des eaux usées). Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site eautarcie.org. Son nom : Pluvalor. Il suffit de 2 cuves en béton connectées à la toiture, 1 aérateur, 1 pompe à eau de bassin, 1 pompe hydrophore, 2 filtres – 25 microns et 10 microns –, le tout connecté à votre système de plomberie. Il faut ajouter un clapet anti-retour pour être en conformité avec le système des eaux de la ville, puis un robinet pour l’eau potable raccordé à un osmoseur ou un système de filtre à charbon + céramique, voire lampe UV. La famille M. a sacrifié une partie de son sous-sol pour construire les 2 cuves, utilisant environ 15 m² au sol. Le coût des travaux est de 2 900 €.

À présent, les factures d’eau n’existent plus. Tous les jours, 2 bouteilles d’eau (environ 20 minutes pour remplir 1,5 litre) sont remplies. L’eau n’est plus calcaire, donc meilleure pour la peau et les machines. Cette eau est exempte de chlore, de résidus médicamenteux, d’hormones et de traces de pesticides.

L’entretien est facile : tous les 6 mois, changement des filtres 25 et 10 microns. La famille M. a investi dans un appareil qui mesure le pH, la conductivité et les résidus à sec. Elle sait ainsi quand changer son osmoseur. Dans le milieu des buveurs d’eau de pluie, certains la boivent depuis 30 ans en ne filtrant qu’avec un 10 microns… Eh oui, l’eau de pluie, par définition, est potable.

L’Arbre a préconisé d’installer 2 robinets extérieurs connectés au réseau de la ville au cas où le jardin aurait besoin d’eau. En effet, l’eau du réseau étant de mauvaise qualité, elle servira uniquement pour l’extérieur.

La famille M. est heureuse de ces changements. Tout est vécu comme une fête, un challenge et toutes les occasions sont bonnes pour l’autodérision : « la petite maison dans la prairie » ou « la cabane au fond du jardin ».

Tout y passe et c’est tant mieux, car, si l’on ne peut plus rire de choses sérieuses, alors nous finirons tous en chiens de faïence.

Merci à elle de nous avoir ouvert ses portes. À très bientôt pour un bilan global et, peutêtre, de nouvelles résolutions.

Pour venir visiter les lieux,
adressez-vous à Franck : 06 61 14 75 73

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