Un des plus vieux et plus grands éléphants d’Afrique a été tué par des braconniers dans un parc du sud du Kenya, a-t-on appris début mars auprès d’une organisation de protection de la faune sauvage, soulignant qu’il ne reste désormais plus que 25 pachydermes « aux défenses géantes » dans le monde.
Satao II, nommé ainsi en raison d’un autre éléphant géant tué en 2014, a été retrouvé mort dans le parc national de Tsavo, a indiqué à l’AFP, Richard Moller, de l’organisation Tsavo Trust. Ce dernier suspecte que l’animal a succombé à une flèche empoisonnée, technique appréciée des braconniers car silencieuse. Âgé d’environ 50 ans, Satao II était doté de 2 défenses pesant plus de 50 kilos chacune. Elles étaient tellement longues qu’elles touchaient pratiquement le sol. La mort de Satao II signifie qu’il ne reste plus que 25 éléphants possédant de telles défenses à travers le monde, dont 15 au Kenya.
Tués pour leurs défenses en ivoire, qui alimentent principalement le marché asiatique, les éléphants sont décimés par le braconnage. Et leur protection, notamment par des rangers de mieux en mieux armés, est compliquée par l’immensité des zones à surveiller.
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population des éléphants d’Afrique vient d’enregistrer sa plus importante chute depuis 25 ans : le continent compte environ 415 000 éléphants, soit 111 000 de moins que lors de la dernière décennie. Et le massacre continue au rythme vertigineux d’environ 30 000 éléphants par an.




























