Depuis plus d’1 an, nous expérimentons ce que signifie vivre en période de pandémie mondiale. Pour beaucoup d’entre nous, c’est terra incognita. Chaque jour, nous apprenons de nouveaux gestes, de nouvelles compétences pour arriver à faire face.
S’ajoute maintenant un constat qui nous pousse encore plus dans nos retranchements : cette situation va probablement durer. Alors, la vraie question est : comment faire pour continuer à tenir ?
On commence d’abord par prendre soin de soi… Et, pour en savoir plus sur pourquoi CE N’EST PAS EGOÏSTE, je vous propose de lire l’article du numéro de mars-avril 2021 de l’écolomag.
Et puis on retire la pression en élargissant le cadre et en s’affirmant
Nous sommes nombreux à être particulièrement fatigués. Tout ce que nous avons eu à gérer ces derniers mois, les transformations, les adaptations, les manques nous prennent beaucoup d’énergie. Et que dire quand, en plus, nous sommes parents ou avons à accompagner des personnes vulnérables !
Il y a quelque temps, alors qu’une fermeture d’école primaire avait été décrétée et que les cours allaient se poursuivre à distance, un jeune papa m’a soufflé, épuisé : « Pourvu que la maîtresse ne nous assomme pas de travail. » Je le sentais au bord de la rupture. Comment faire pour poursuivre son travail en télétravail, s’occuper de ses enfants, de l’école ?
Alors, je me pose plein de questions et je me demande : comment faire collectivement pour retirer de la pression au système ?
À ce jeune papa et à tous les parents que nous sommes, j’ai envie de dire :
– Mais en quoi est-ce si important que les devoirs soient faits au cordeau ? Cela doit-il être au prix de votre santé physique et mentale ? et de celle de vos enfants ? C’est l’élargissement du cadre.
– Si vous n’êtes pas en capacité de faire face à l’afflux de travail pour vos enfants, pourquoi ne pas en faire part à son professeur. Par exemple, en faisant un beau message-Je d’affirmation Gordon : « Monsieur, je suis embêté car nous n’allons pas pouvoir accompagner Julien de près cette semaine pour le travail qu’il a à faire à la maison. Du coup, je suis inquiet qu’il accumule du retard. Comment pourrions-nous faire ? »
Pour récapituler : ON RETIRE LA PRESSION POUR SOI et, de ce fait, on en retire à nos proches en :
1- Élargissant le cadre : En quoi est-ce si important ? à quel prix ? Qu’est-ce qui est le plus important ?
2- En s’affirmant auprès de la source potentielle de pression – de façon respectueuse – en utilisant un message-Je. Vous verrez, c’est souvent magique. Cela ne résout pas toujours totalement le problème, mais, a minima, la pression s’en trouve allégée : on a partagé le poids !
Voici de merveilleux moyens pour développer notre capacité à être des amortisseurs de pression pour nos enfants. À tester et à « muscler ».
Je serais vraiment très heureuse que vous nous en donniez des nouvelles sur notre page Facebook Les Ateliers Gordon ! À très vite,
Nathalie Reinhardt
Fondatrice de l’Association Les Ateliers Gordon
www.lesateliersgordon.org




























