Home / Santé Bien-être Beauté / Santé / Découverte : le rôle du stress dans la croissance tumorale

Si le stress est souvent pointé du doigt en cas de cancer, aucune recherche n’a pour autant clairement confirmé le lien de cause à effet. Mais une nouvelle étude, publiée en début d’année dans la revue Journal of Clinical Investigation, affirme que l’épinéphrine (plus couramment appelée adrénaline), hormone du stress, favorise la croissance tumorale chez la souris. Pour vérifier cette hypothèse, les auteurs de l’article ont confiné des souris dans un espace exigu où il leur était impossible de bouger librement. Après 7 jours d’acclimatation dans cet environnement stressant, des cellules de cancer du sein leur ont été implantées. Puis, les souris ont été divisées en 2 groupes : le premier était maintenu dans les conditions stressantes, le second réintégrait des cages standards (conditions témoins).

Au bout d’1 mois, les souris stressées avaient développé des tumeurs plus volumineuses que les souris témoins. Parallèlement, le sang de ces rongeurs présentait une élévation de la concentration des 2 hormones du stress : l’épinéphrine et, dans une moindre mesure, la norépinéphrine. Le taux sanguin de cortisol restait, quant à lui, inchangé.

Corrélation n’étant pas causalité, les scientifiques ont cherché à démontrer que l’épinéphrine était bien responsable de la croissance tumorale. Ils ont injecté directement l’hormone à des souris atteintes de cancer : 2 semaines après l’inoculation, leurs tumeurs étaient plus étendues que celles des souris non traitées.

En fait, lorsque cette hormone se fixe au récepteur ADRB2, une enzyme appelée lactate déshydrogénase est relâchée. Habituellement, elle fournit une énergie rapide aux muscles, notamment en cas de combat ou de fuite. Mais les cellules cancéreuses se nourrissent elles aussi de ce lactate. Les personnes souffrant de stress chronique en produisant des quantités excessives, les gènes cancérigènes sont activés et les cellules cancéreuses prolifèrent.

Une découverte qui s’est confirmée dans une 3e expérience auprès de 83 patientes atteintes d’un cancer du sein. Les femmes ayant des taux élevés d’épinéphrine présentaient également des taux élevés de lactate déshydrogénase dans les tissus atteints, contrairement aux tissus non cancéreux.

Autres articles de l'auteur

Santé Bien-être Beauté
Le féminin sans tabou
En 2019, les tabous autour de la femme sont encore trop nombreux...
Santé Bien-être Beauté
Le framboisier – Un allié au féminin
Le framboisier, un allié au féminin
Beauté
Libérons la parole sur le cycle féminin
avec Audrey Guillemaud
Beauté
Quand une journaliste brise le tabou de l’hyper-flatulence
avec Dora Moutot
Bien-être
Le féminin sans tabou
Qui mieux que la femme elle-même pour se réapproprier son bien-être
Bien-être
Ces femmes qui choisissent de ne pas avoir d’enfant
avec Laurence Santantonios

À la une sur le même thème

Santé
Le stress est-il aussi une histoire de perception ?
avec Sylvie Espellet Sophrologue
Santé
La cohérence cardiaque pour vaincre le stress
avec le Dr David O’Hare, spécialiste de la cohérence cardiaque dans les pays francophones
Santé
Stress, évacuez-le naturellement en cette rentrée !
Le stress est devenu un élément faisant partie intégrante de notre quotidien
Santé
L’homéopathie, une solution personnalisée face au stress
S’il est primordial de soigner les symptômes du stress, il est aussi essentiel d’aller résoudre les problèmes à leur racine
Santé
La minute ostéopathie d’Olivier Bouillon
Nous vous proposons le regard de l'ostéopathie sur un sujet qui concerne toutes les femmes ayant eu un enfant, sportives ou non
Santé
Une nouvelle vision du microbiote
En quoi les bactéries du ventre racontent-elles l’histoire de la vie ?

Abonnez-vous à notre newsletter !

Les dernières infos directement dans votre boite mail.

Vos données ne seront jamais revendues.