Home / / Quelle alimentation pour améliorer le fonctionnement de la thyroïde ?

La thyroïde, cette petite glande en forme de papillon située à la base du cou, joue un rôle essentiel. Elle produit 3 hormones : la triiodothyronine (T3), la thyroxine (T4) et la calcitonine. La T3 et la T4, produites à partir de l’iode et de la tyrosine (un acide aminé), régulent principalement le métabolisme de base de l’organisme : utilisation de l’énergie et de l’oxygène, contrôle de la température corporelle, utilisation des vitamines, des protéines, des glucides, des graisses (donc du poids), agit sur le fonctionnement des muscles, du coeur, des vaisseaux, mais également la beauté de la peau, des cheveux et des ongles, régulation immunitaire de l’intestin, du système nerveux central (humeur…), etc.

 

 

I/ Les minéraux indispensables au fonctionnement de la thyroïde : le trio gagnant

• l’iode : la glande thyroïde en a besoin pour son fonctionnement et pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. L’apport journalier recommandé pour un adulte en bonne santé est de 150 microgrammes. Les conseils justifiés de diminution du sel de table (auquel est rajouté de l’iode) amènent à trouver ce minéral ailleurs et donc à consommer des aliments qui en sont naturellement riches. Ce sont principalement les produits de la mer : algues, crustacés, mollusques, foie et huile de morue, certains poissons (églefin, hareng, maquereau merlan, mulet, cabillaud, lieu…) ; mais il ne faut pas négliger les sources secondaires comme les asperges, les champignons, les blettes, le haricot sec de Lima, les graines de sésame…

• le sélénium : antioxydant majeur de la thyroïde, il lui est également nécessaire dans la conversion de l’hormone T4 en T3. L’apport journalier recommandé est d’1 microgramme par kilo de poids. Si la noix du Brésil reste la source de référence, les huîtres, le thon, les abats, le hareng, la morue, le son de blé, les shiitake séchés, le jaune d’oeuf, le seigle, les haricots secs… en contiennent aussi.

• le zinc : minéral au fort pouvoir antioxydant, nécessaire à de nombreux processus biologiques (notamment l’immunité et la fonction neurologique), il est essentiel à la synthèse des hormones thyroïdiennes… Mais les hormones thyroïdiennes sont également nécessaires à l’absorption du zinc. Les études montrent que les niveaux de zinc – mais aussi de sélénium – sont significativement plus faibles chez les personnes souffrant d’hypothyroïdie. Les aliments riches en protéines, comme les crustacés (surtout les huîtres), le foie de veau, les graines de courge, mais aussi le germe de blé, les shiitake séchés en sont bien pourvus. Sachez qu’une douzaine d’huîtres couvre la totalité des besoins quotidiens en zinc.

II/ Les principales vitamines et un acide aminé qui favorisent la bonne santé de la thyroïde

• la vitamine B12 : les études soulignent qu’un déficit en vitamine B12 est associé à une réduction de la production d’hormones thyroïdiennes. On la trouve essentiellement dans les aliments d’origine animale : abats, boeuf, agneau, coquillages, poissons gras, oeufs, fromage… L’apport quotidien conseillé est de 2,4 microgrammes au-delà de l’âge de 13 ans.

• la vitamine D : des niveaux faibles en vitamine D sont également relevés chez les personnes souffrant d’hypothyroïdie ou de maladies auto-immunes (notamment la thyroïde d’Hashimoto). Bien que la principale source ne soit pas l’alimentation mais l’exposition au soleil, certains aliments en contiennent : en tête, le foie de morue, mais aussi le foie de veau, les poissons gras, le jaune d’œuf, le beurre et le fromage.

• la vitamine A : des déficits en vitamine A sont aussi constatés chez les patients souffrant d’hypothyroïdie. On l’obtient directement sous la forme de rétinol en consommant des aliments d’origine animale (beurre, oeuf, fromages…) ou sous forme de provitamine A, puisée dans les végétaux et qui présente l’avantage d’être transformée en vitamine A selon ses besoins. Tous les légumes et fruits colorés – rouge, orange, jaune et vert foncé –, ainsi que les algues, en sont riches : tomates, poivrons, carottes, choux, petits pois, épinards, blettes, salades, avocats, abricots, pêches, mangues, papaye, agrumes, baies de goji et toutes les baies rouges.

• la tyrosine : cet acide aminé, nécessaire à la synthèse de l’hormone thyroïdienne thyroxine, est essentiellement présent dans les aliments riches en protéines animales (viandes, poissons, œufs, fromages) et végétales (algues, légumineuses et fruits secs oléagineux), mais également, dans une moindre mesure, les poireaux, les poivrons, les épinards, les shiitake, les bananes…

III/ Les aliments qui aident à réduire les symptômes de l’hypothyroïdie

• les poissons gras riches en oméga 3 : outre que les poissons sont riches en l’indispensable sélénium, les poissons gras riches en oméga 3 participent au bon équilibre du cholestérol. Or, les personnes souffrant d’hypothyroïdie ont souvent un taux de cholestérol LDL plus élevé. Par ailleurs, les oméga 3 permettent de diminuer l’inflammation. Enfin, alors qu’un état dépressif est un symptôme de l’hypothyroïdie, ils régulent l’humeur. Trois portions de petits poissons (sardines, harengs, maquereaux, anchois… peu concentrés en mercure) par semaine suffisent à combler les besoins. Les végétariens consommeront des noix, des graines de lin, de chanvre, de chia ou leur huile.

• les fibres jouent un rôle important dans la digestion et permettent notamment de lutter contre la constipation, qui accompagne souvent l’hypothyroïdie. Les légumineuses, les céréales complètes, les fruits secs et frais, les légumes sont les plus importantes sources en fibres (haricots blancs, son d’avoine, amandes, pruneaux, figues sèches…).

La meilleure source en fibres reste les légumineuses (légumes secs), qui en contiennent jusqu’à 25 %. 25 à 30 g/jour sont conseillés.

IV/ Et ceux qu’ils serait préférable d’éviter…

• les glucides à index glycémique élevé : très souvent, l’hypothyroïdie provoque des troubles du métabolisme des glucides, à l’origine de la prise de poids. Or, les aliments à index glycémique élevé perturbent le métabolisme des glucides. Éviter les aliments raffinés à index glycémique élevé, comme par exemple la baguette de pain blanc, le riz et les pâtes blancs et/ou collants, les galettes de riz, la pomme de terre en purée, les frites, les chips, les confiseries… est une bonne chose.

• les produits laitiers : des chercheurs ont montré que l’élimination du lait, et plus généralement de lactose, peut provoquer une baisse très nette de la TSH (hormone dont l’augmentation au-delà d’un certain taux signe une hypothyroïdie).

Autre plante à privilégier dans son assiette ou sa tasse

le romarin. Son acide carnosique stimule la production des hormones thyroïdiennes et augmente l’activité des hormones T3. À utiliser sans modération en cuisine et faire régulièrement des cures de 3 semaines en infusion !

 

Recettes proposées par Christine Calvet :

Salade tiède de flageolets et fruits de mer

Mi-cuit printanier de betteraves rouges, noix et pomme

Verrines d’aspic d’orange et fraises à la menthe

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